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INSEPARABLES de Haïm Goël / Extrait N°29 : Le premier culte fut vécu et immédiatement la mauvaise humeur de l’ancien pasteur se fit jour. Dans les jours qui suivirent, cet homme envoya tous azimuts un courrier truffé d’insinuations malsaines et mensongères et démarra une guerre complète contre l‘assemblée reconstituée.

Le premier culte fut vécu et immédiatement la mauvaise humeur de l’ancien pasteur se fit jour. Dans les jours qui suivirent, cet homme envoya tous azimuts un courrier truffé d’insinuations malsaines et mensongères et démarra une guerre complète contre l‘assemblée reconstituée. Son intention était, au vu du rayon très large de diffusion de son courrier, de détruire ma réputation au maximum. Je passerai sur les détails sordides de cette lutte issue tout droit de l’amertume de l’échec. Cet homme après m’avoir tant louangé et remercié publiquement quant à notre dévouement à tenter de sauver ce qui pouvait l’être dans un contexte rendu épouvantable du fait des œuvres de la chair de plusieurs, se mit à me vouer une haine apparemment sans borne au point de laisser entendre que j’étais à l’origine de la destruction de son assemblée. Ce qui suivit, je l’ai déjà raconté au chapitre sept de ce livre. Les deux prophètes, du fait du scandale causé par cet homme et d’autres éléments de pression qui n’attendaient que cette occasion pour se manifester, rompirent en bons « politiques » leurs relations avec moi.

 

L’un d’entre eux, afin sans doute de sortir le plus « intact » possible de ce scénario qui n’aurait demandé qu’un peu de courage et de générosité pour être géré à la gloire de D.ieu et dans un esprit de vérité fraternel,  fit même brutalement connaître sa rupture avec moi à bon nombre de mes relations dans le corps par un triste courrier. Ainsi cet homme que j’avais reçu et encouragé tant de fois, auquel j’avais évité de tomber dans certains pièges fatals du fait d’un caractère très imprévisible, difficile, nous « remercia » ma famille et moi en nous annonçant par une carte postale rompre avec moi et ma famille (devenue, par quelque déroutant cheminement intellectuel, tout à fait impure j’imagine. Mes fils « impurs » avaient à l’époque entre dix et trois ans…).

 

Pas un seul membre, tous serviteurs de D.ieu, de nos rencontres EHAD, « Hommes de bonne volonté » ne réclama de réelles explications. L’individualisme, pour ne pas dire franchement l’égoïsme et l’indifférence de tous, apparut au grand jour. Je réalisai tragiquement combien j’avais été seul en fait à vouloir et tenter de vivre ce relationnel plus biblique d’hommes de bonne volonté.

 

Certains se demanderont pourquoi rapporter ici ces choses.

 

Eh bien, je dirai d’abord que je suis loin de rapporter toutes les circonstances propres à cette terrible aventure d’EHAD en France. Je dirai ensuite qu’une certaine omerta règne dans le système babylonien de l’Eglise et que cela relève d’un esprit de corruption et de mensonge dont l’autorité spirituelle vient du règne de la Reine du Ciel conscient ou non dans tant de vies de croyants et qu’il est temps de briser cette omerta. C‘est pourquoi j’ai choisi en toute connaissance d’agir comme je le fais ici. Ceci ne remet nullement en cause ni l’appel ni les dons chez ces croyants ou ces ministères. Mais leur fonctionnement est largement tributaire de tant de réflexes non bibliques et il est salutaire que ceux-là comme tout le corps en prennent conscience avec le courage requis en brisant un jour une loi du silence craintivement entretenue comme un faux garde-fou en bien des lieux.

 

Surtout en ces temps cruciaux.

 

Demain, le fonctionnement individualiste et par conséquent soumis à la Reine du Ciel devra faire place à une humilité de service qui recherche en permanence l’intérêt d’autrui dans une compréhension réelle, profonde de ce qu’est l’EHAD  (unité) de l’Eternel et donc de ceux qui doivent lui appartenir, car demain c’est le Millenium inauguré par le retour de Yeshoua et l’autorité du Maître sera considérable, bénéfique pour ceux qui auront cherché à vivre cet EHAD de l‘amour parfait avec ses qualités bibliques…

 

Suite à cette affreuse série de terribles désillusions en cascade au travers et derrière lesquelles il n’était certes pas difficile de percevoir la haine farouchement destructrice de Satan, je sombrai dans ce que j’identifiai tardivement comme une profonde dépression qui engendra un mal-être physiologique propre à me conduire à la mort.

Je ressentis durant plusieurs années les attaques démoniaques et les prières étranges de plusieurs. Je décidai à l’époque de refuser le secours de médicaments tels que ceux préconisés en cas de dépression car je savais d’instinct que cela ne règlerait rien et je voulais rester disponible au maximum pour femme et enfants, très jeunes encore pour certains. A terme, l’Esprit de D.ieu me demanda de quitter la France devenue spirituellement dangereuse pour moi. J’y avais lutté contre la Reine du Ciel et certaines de mes actions à ce sujet notamment dans les Alpes et à Paris ainsi que mon livre EHAD aujourd’hui largement diffusé en France m’avaient confronté à cette entité démoniaque en de très rudes combats.

 

Mais, nous le savons, toutes vallées sombres aussi longues et profondes qu’elles puissent être débouchent sur une clairière de gloire.

 

Je reçus étrangement dans ces années à trois reprises le courrier de la Maison de prière dirigée par Tom Hess au cours de la même semaine. Ce courrier était une invitation pour la conférence annuelle de l’œuvre. J’y perçus une direction de l’Eternel et décidai de me rendre à cette rencontre où j’étais invité comme simple participant à Jérusalem. D.ieu commençait à m’indiquer une direction pour ma sortie de France. Aujourd’hui cette direction s’est largement vérifiée puisque nous vivons à Jérusalem, que nos enfants sont devenus de complets Israéliens (école, armée, etc.) et que je dirige un centre de séminaires et conférences nommé ETZ BETZION à Jérusalem.

 

Je me rendis à la conférence de Tom Hess. Là, assis parmi le public durant deux ou trois jours, je fus visité par le Saint-Esprit très régulièrement. L’onction prophétique était là. J’eus à communiquer plusieurs messages dont un pour une personnalité politique éminente d’Amérique du Sud. La délégation française présente à cette conférence créa la stupeur car elle fut la seule à ne pas avoir la conviction d’apporter une repentance en quoi que ce soit a contrario de toutes les nations présentes. On m’associa à la délégation française puisque venu de France (où j’ai vécu environ douze années tout en étant belge à l’origine). J’apportai seul l’expression d’une repentance au cœur de la délégation française, complètement muette et agenouillée sur l’estrade. Un prophète d’Afrique du Sud m’annonça de la part du Seigneur que D.ieu voulait spécialement me donner un manteau apostolique. Comme souvent il faut beaucoup de recul pour saisir le discours de D.ieu à travers certaines circonstances et là le langage fut clair pourtant, la suite l’a prouvé : D.ieu m’appelait à quitter la France et à venir en Israël.

 

Je ressentis aussi l ‘affection du Père à mon égard dans ces circonstances où, présent comme simple spectateur à cette conférence, j’avais été utilisé à plusieurs reprises sur l’estrade avec l’onction prophétique et je me souviens encore de Tom Hess s’écriant au terme de l’une de celles-ci : « That’s from God, yes ! » Néanmoins la détresse de mon cœur restait profonde et même, terrible aveu, le désir du départ vers la patrie céleste restait comme ce l’était depuis de très longs mois fortement chevillé en moi. Malgré tout je ressentais un immense dégoût de presque tout ce qui m’entourait.

 

 

C’est dans cet état que je vécus enfin la deuxième et ultime étape de mon chemin de Damas.

 

Je logeais à l’époque dans une auberge peu coûteuse de Jérusalem dont je tairai la dénomination chrétienne mais  où d’évidence certaines pratiques  et doctrines étranges ne garantissaient pas la présence du Saint-Esprit. Par contre je détectai clairement la présence d’esprits peu saints. J’avais donc entrepris de faire de ma chambre un lieu particulièrement purifié et sanctifié en y priant comme il convenait. Le contraste était devenu flagrant et une lumière surnaturelle baignait le lieu d’une paix profonde. Un soir je me mis à genoux et commençai à prier.

Soudain, sans d’abord vraiment comprendre ce qui m’arrivait, je me retrouvai face à Yeshoua en personne. Je venais d’être ravi en esprit mais ne le réalisais pas. Je n’étais plus sur terre mais en un lieu d’une beauté, d’une sainteté et d’une puissance d’amour jamais entrevues. Au ciel !

 

Face à moi, le Seigneur baignait dans une gloire mêlée d’or et d’argent, me sembla-t-il, en mouvement permanent. Le visage était celui d’un homme jeune et j’eus le sentiment que le Seigneur dans Son amour avait cherché à aligner l’apparence de Son visage sur mon âge intérieur, non mon âge réel mais intérieur, âge moral plus réel. Le Seigneur cherchait ainsi à me joindre dans une espèce d’intimité très personnelle. Quelle preuve d’amour, quel souci de rejoindre l’autre.

 

Quant à décrire la beauté de Son sourire et de Ses yeux, c’est tout simplement impossible car la profondeur en est loin au-delà de l’apparence. Seule l’Ecriture si mystérieuse d’Eph. 3 : 18 – 19 (« … que vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de D.ieu ») peut nous faire saisir un peu cela…ou le rendre encore plus difficile à saisir.

 

Les yeux remplis d’amour pénétrant, réconfortant et le sourire doué d’amour divin du Seigneur étaient sur moi.

 

Enfin je Le voyais moi aussi, après avoir tant désiré un instant comme celui-ci durant des années. Ainsi, les yeux dans les yeux de mon admirable Maître dont l’aspect paternel et viril au sens le plus vrai et le plus humble était mêlé à tant d’amour et… de jeunesse, nous échangeâmes, mais d’Esprit à esprit comme à travers des mots invisibles.

 

Yeshoua me dit, parmi d’autres choses, en levant  le bras et la main à l’horizontale: « Je veux que tu deviennes comme moi ! ».

Devant Lui, devant tant de gloire, de sainteté et de perfection, mon être se rebiffa et je pris conscience que j’étais depuis trop longtemps sous le feu de Satan qui avait réduit l’image que j’avais de moi à une misère. Le Seigneur devinant mon cœur me dit alors toujours d’Esprit à esprit : Là où tu crois avoir échoué, (ce que Satan, l’attitude de certains hommes et les circonstances me faisaient croire) sache qu’à mes yeux tu as REUSSI ».

 

Je venais effectivement de vivre une persécution moralement difficile de conséquences et le Seigneur me disait : « Tu as réussi ! » Je compris depuis en quoi j’avais réussi mais cela n’a pas besoin d’être trop exprimé ici, si ce n’est que je n’acceptai aucune idée de vengeance mais tentai tout pour demeurer dans l’amour pour ceux-là même qui me mettaient à mort en mettant à mort réputation et ministère. C’était la croix « vivante » et non plus seulement évoquée. En esprit je compris que cette affirmation pouvait aussi être exprimée à l’inverse. Oh ! Le regard de l’Eternel sur nos vies !

 

Le Seigneur me dit alors : « Pourquoi réagis-tu avec incrédulité lorsque je t’annonce que je veux te voir devenir comme moi ? N’as-tu pas si souvent prêché Ephésiens 4 et spécialement le verset 13 (« jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de D.ieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ») ». J’acquiesçai intérieurement, tellement heureux à l’idée de pouvoir un jour devenir comme Lui, LUI !

C’est alors que le Seigneur éleva entre le pouce et l’index un énorme diamant transparent à multiples facettes d’une taille assez peu commune et le poussa dans mon cœur.

Je me retrouvai dans ma chambre et pris seulement conscience que quelque chose de tout à fait spécial s’était produit. Quelque chose de surnaturel et d’éternellement durable venait de prendre place en moi, j’allais peu à peu m’en rendre compte et bien des personnes me le feront remarquer par la suite : « Haïm,  tu n’es plus le même homme ! »

 

Savez-vous ce que le Seigneur me murmurait régulièrement à l’oreille durant des années de  ministère avant cette expérience? Il me murmurait : « Tu es en préparation, seulement en préparation… » Et cela malgré un ministère portant ses fruits abondants. Intéressant, non ? J’étais en chemin pour ce grand moment-là. J’étais en chemin avec tout mon zèle, mon ardeur humaine mêlée aux dons de D.ieu, mais j’étais en route vers mon chemin de Damas. Vous décrire ce que représente le diamant que Yeshoua poussa dans mon cœur, je ne pourrais jamais que le faire partiellement, alors je me résigne à n’en rien dire. Mais je sais que cela habite comme une puissance d’éternité tout mon être depuis et que toutes les facettes de ce diamant représentent des perles, un nouveau trésor  que le Seigneur me confie mais qu’Il se charge et se chargera de porter à naissance et à maturité en Son temps. Yeshoua m’a ressuscité au ciel alors que ma fougue humaine, Satan et certains hommes m’avaient presque totalement tué sur terre. Gloire à l’Agneau !

 

Nous voici au terme de ce témoignage par lequel j’ai tenté de vous montrer la piste à laquelle s’attendre lorsque l’Eternel vous convie à devenir un N°1.

 

Et c’est le brisement absolu de toute volonté, ardeur, enthousiasme de l’âme, c’est-à-dire de la chair, de la loi des hommes quant à servir le Seigneur. Tout le drame des divisions dans le Corps, celui des relations rompues, des mille animosités jamais résorbées trouve en fait sa source là.

Dans le cas de Paul, ce brisement nécessaire était une évidence flagrante. Ce pharisien avait un zèle honnête mais fondé sur un légalisme tout aussi zélé, bien plus même que sur la Loi elle-même. Attention à ne pas faire cet amalgame Loi et légalisme. On peut très bien ne pas prêcher la Loi et être terriblement légaliste,… même en prêchant la grâce. Le légalisme est un état d’esprit par lequel inconsciemment ou non nous nous voulons « plus catholiques que le pape », on me comprendra. Dans ce cas les violences inquisitoriales ne sont pas loin et le miraculeux baume que représente la grâce révélée au travers de l’amour parfait s’éloigne d’autant. Dans ce cas c’est la merveilleuse personnalité de Yeshoua chez qui l’amour parfait est un accomplissement de la loi qui est occultée par le zèle impur des hommes. Et ce zèle impur doit être détruit. D.ieu s’en charge. Dans mon cas, D.ieu s’en chargea en me menant sur mon propre chemin de Damas.

 

Il est intéressant de lire Esaïe 32 : 1 et 2 : « Alors le roi règnera selon la justice, et les princes gouverneront avec droiture. Chacun sera comme un abri contre le vent, et un refuge contre la tempête, comme des courants d’eau dans un lieu desséché, comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée ».

Il est question ici du règne messianique du roi et des princes durant le Millenium depuis Jérusalem. Il y a là, notons-le d’emblée, une relation d’un N°1 et de plusieurs N°2, mais là n’est pas le point essentiel que j’aimerais atteindre.

Les princes sont eux aussi, face à ceux auxquels ils transmettront les principes du Seigneur comme gouverneurs, des N°1. Leurs qualités les définissent comme des êtres qui ayant été « foudroyés » dans leurs ressources humaines imparfaites agiront alors comme purs reflets de Yeshoua. J’y ai retrouvé pour ma part les quatre qualités fondamentales des cinq ministères : pasteur (soins), docteur et prophète (rafraîchissement spirituel), évangéliste (restauration du chemin), apôtre (fondement).

 

Arrêtons-nous à l’apôtre qui à mon sens est doté des cinq ministères car il est le modèle ministériel par excellence dans la profondeur souvent spectaculaire de son brisement et de la révélation du Messie qui lui est accordée en voie de conséquence.

Join the discussion 3 Comments

  • Shoshana dit :

    Quel magnifique témoignage que la visitation de Yeshoua dans ta chambre Haïm! Merci de nous l’avoir faite partager et merci Seigneur pour sa Puissance et son Amour!

  • Brigitte Pelletier dit :

    Merci pour ce témoignage Haim,
    depuis une semaine, tout est lourd, hier, j’ai visité un des mes fils avec
    ma soeur chrétienne, pour l’encourager et j’étais dans l’autobus pour
    me rendre chez-elle.
    Ce qui venait à mon esprit, je ne voudrais être qu’à tes pieds Seigneur, tout te
    remettre à tes pieds.
    Je ne me sens tellement impuissante de par moi-même.
    Mon coeur ne voudrait que voir le Maître…

    • Haïm Goël dit :

      C’est imparable, même s’il te faut traverser vallées sombres après montagnes lumineuses et puis encore d’autres vallées sombres, TU ARRIVERAS UN JOUR A NE PLUS VOIR QUE LE MAÎTRE !
      Courage, courage ! IL T’AIME et rien ne survient qui ne soit pédagogique, rien !

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