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Israël se prépare à des semaines de tensions militaires et internationales

Israeli forces aim their weapons towards Palestinian demonstrators on March 31, 2018 during clashes in occupied West Bank city of Hebron
HAZEM BADER (AFP)
L’Etat hébreu compte continuer à se défendre, malgré les nombreuses critiques

Palestiniens de Gaza et militaires israéliens s’apprêtaient à une nouvelle journée sous haute tension dimanche à la frontière, tandis qu’à l’ONU, les Etats-Unis ont bloqué un projet de déclaration appelant à la retenue après les affrontements de vendredi, qui ont fait 16 morts gazaouïs et plusieurs autres centaines de blessés, lors d’affrontements pendant la « Marche du retour ».

Le rassemblement de commémoration est censé durer jusqu’au 15 mai, date de la « Nakba », « Journée de la catastrophe » pour les Palestiniens, qui font référence à la création de l’Etat d’Israël.

Samedi soir, Benyamin Netanyahou a félicité les membres de l’armée israélienne qui ont défendu les frontières de l’Etat hébreu et permis aux citoyens du pays de célébrer la fête de Pessah (Pâque juive) paisiblement.

Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs publié un communiqué dans lequel il rappelle que la barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza « sépare un Etat qui protège ses citoyens de meurtriers qui envoient leur peuple se mettre en danger. Le mur sépare une armée qui utilise la force de manière proportionnée pour se défendre contre le Hamas, qui, depuis des années – y compris [ce vendredi] – tente de porter atteinte à Israël, et sanctifie les crimes et la mort ».

« Toute personne qui voit dans ce macabre spectacle ne serait-ce qu’un iota de ‘liberté d’expression’ est aveugle devant les menaces auxquelles Israël fait face », a-t-on pu lire dans le document.

La journée la plus meurtrière depuis 2014

Une manifestation de la « liberté d’expression », c’est toutefois de cette manière que Federica Mogherini a décrit les événements de vendredi.

La chef de la politique étrangère de l’Union Européenne et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ont réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par Israël de munitions réelles.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui condamné une attaque israélienne « inhumaine ».

Des organisations de défense des droits de l’Homme se sont pour leur part interrogées sur la réaction des forces de sécurité israéliennes.

« Les allégations israéliennes de violences par certains manifestants ne changent rien au fait que l’utilisation de la force meurtrière est interdite par le droit international, sauf pour faire face à une menace imminente », a affirmé l’ONG Human Rights Watch, jugeant le nombre de morts et de blessés « choquant ».

La journée de vendredi a été la plus meurtrière depuis 2014, date de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, qui observent depuis un cessez-le-feu tendu.

La grande « Marche du retour » a été lancée à l’occasion de la « Journée de la Terre ». Cette dernière marque – le 30 mars de chaque année – la mort de six Arabes israéliens, qui avaient perdu la vie en 1976 lors de manifestations contre la confiscation juridique de terrains par Israël.

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/171152-180330-journee-de-la-terre-toute-personne-s-approchant-de-la-barriere-de-securite-se-met-en-danger

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