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KEHILA ECCLESIA Tome 1 de Haïm Goël / Extrait N°37

La position du conseiller que cet homme s’accordait ou que le bureau de son organisation lui accordait primait aveuglément sur toute autre considération. Ne parlons pas de l’honneur, de l’élémentaire dignité humaine bafouée de l’accusé… Cela n’entrait nulle part en ligne de compte. Le mot « Position » rime dans certains cas étonnamment bien avec le mot « Pouvoir », ne trouvez-vous pas ?

Dans quel régime sommes-nous ici ? Dans le régime de la chute. Recevoir une accusation contre D.ieu ou contre un homme, c’est se mettre en position d’exercer dangereusement la justice souveraine de D.ieu (l’accès à l’arbre de la connaissance du bien et du mal) et recevoir, jouir de plus de pouvoir, de plus d’autorité. Sommes-nous si loin que cela ici du péché contre l’Esprit selon Matthieu 12, v.31 ?

C’était manifestement le cas de ce Monsieur Jérôme qui, pour exercer son privilège de « conseiller », s’autorisa sans informations complètes, discernement ni élémentaire justice, à jeter le doute et le discrédit sur autrui.

J’aimerais vraiment ici, cher ami lecteur, que tu t’arrêtes un instant, que tu relises bien ces versets 1 à 5 de Genèse 3 et que tu intègres cette équation terrifiante qui en découle : si j’ouvre mon cœur à la rumeur, je me mets en position de juger avec légèreté et je touche et goûte au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et j’en reçois une puissance, une satisfaction vaniteuse, orgueilleuse qui peut même produire une certaine jouissance mais c’est une satisfaction illusoire, extrêmement passagère, qui sert les intérêts de Satan et dont il faudra un jour récolter les fruits amers.

A mon arrivée en France en 1992, je fus averti par un jeune serviteur de D.ieu qu’un certain leader comme déjà rapporté au chapitre six avait publiquement déclaré : « Angot, je vais le casser. » Une des méthodes qu’employa ce leader pour me « casser » fut l’établissement d’un catalogue de rumeurs grotesques ou non-vérifiées et leur rediffusion. Il eut l’occasion cent fois, sans doute, au fil des années qui suivirent de vérifier aisément, s’il l’avait voulu, l’origine absurde et quelquefois perverse de celles-ci puisque mensongères. Il fut même placé un jour dans une situation où il lui était impossible de ne pas effectuer cette vérification.

Croyez-vous que cela changea le point de vue de cet homme ? Absolument pas ! Car la permanence dans la diffusion de ces rumeurs jamais vérifiées ne servait que trop bien l’ambition secrète de cet homme : dominer, régner sur autrui.

L’histoire de Saül avec David se répétait sous mes yeux. Des coups terribles furent portés à mon ministère, ma réputation et, pire que tout, à l’œuvre du Seigneur elle-même.

Je ne trouvai qu’une seule issue à ce problème qui me fit quotidiennement et de façon lancinante souffrir pendant des années : m’éloigner. Cet homme qui voulait me « casser » a finalement souffert de terribles problèmes de santé et est décédé. Durant toute cette période, l’œuvre que D.ieu lui confia connut maints problèmes et périclita lamentablement. Mon épouse réveillée en pleine nuit rédigea sous la conduite du Saint-Esprit une lettre remarquable, pleine de bon sens et d’un avertissement solennel fait à cet homme par D.ieu. J’ai lu cette lettre posée et équilibrée. Elle ne reçut jamais de réponse. J’écrivis moi-même et effectuai maintes tentatives d’éclaircissement. En réponse à un de mes courriers par lequel je demandais une rencontre, j’obtins juste de cet homme qu’il monta en chaire le dimanche pour annoncer publiquement sans fournir de raison valable qu’il rompait toute relation avec moi. Par la suite, je devais découvrir qu’il effectua des pressions afin qu’un frère en qui j’avais toute confiance et avec lequel j’avais entretenu des relations positives et constructives durant des années rompe toute relation avec moi. Ce qu’il fit lâchement sans jamais me fournir la moindre explication. Mon cœur fut brisé. Bien d’autres épisodes lamentables me furent rapportés dans la suite. Cet homme s’était fait spécialiste dans la collecte de rumeurs et en tirait toute une philosophie relationnelle qui l’aidait au fond à exercer un pouvoir déplacé sur la conscience d’autrui.

Lorsque je me retourne vers cet épisode qui a occupé près de dix ans de ma vie et de mon ministère, je considère avec effroi et même effarement que le désir hégémonique de cet homme a finalement bloqué un énorme potentiel dans l’œuvre du Seigneur. Accessoirement cela a détruit en bien des lieux ma simple réputation d’homme, en bloquant encore pour l’avenir bien des potentialités relationnelles et donc l’œuvre du Seigneur dans une certaine mesure. Si l’on multiplie cet exemple par le nombre de cas similaires qui surviennent quasi quotidiennement en Francophonie, on songera avec effroi aux fruits de l’Église en France, probablement en bien des lieux, à peu près inversement proportionnels à la volonté divine.

Des exemples comme ceux-ci, je pourrais vous en aligner par dizaines, qui m’ont touché ou en ont touché d’autres. Quel triste constat, quel déshonneur !

Parlerai-je de cet homme dont le couple et l’église étaient un désastre spirituel et au sein desquels la rébellion, le désordre, le compromis fleurissaient à tout crin, à plusieurs niveaux, y compris financiers ?

Cet homme me demanda de l’aide pour son couple et son église. Ce que nous découvrîmes nous laissa horrifiés. Mais puisqu’il fallait tenter de sauver un couple et une assemblée, nous persévérâmes, louangés par tous d’ailleurs pendant des mois d’un dévouement absolu pour tenter de sauver ce qui pouvait l’être.

Au terme de ces mois, cet individu nous pria de reprendre la responsabilité de son assemblée, ce qui impliquait aussi l’aveu de son échec, et d’un échec grave.

Savez-vous ce qu’il advint ? Cet homme organisa contre nous dès la première réunion de la nouvelle église une véritable cabale propre à semer le trouble dans ce qui restait de son propre troupeau dont il venait de découvrir qu’il n’était plus le « maître ». Il avait perdu son « pouvoir », sa position de pouvoir et la jouissance qu’elle procure. Il manoeuvra ensuite avec une ruse infinie, rédigeant et répandant un courrier fait de lâches sous-entendus sans fondements. Il mit en scène une subtile désinformation, fit tout pour décourager les membres de son ex-assemblée de participer à la nouvelle pour mieux répandre ensuite le bruit que nous avions complètement détruit cette assemblée.

Les moments clés de ce scénario : pouvoir et perte de pouvoir, qui s’accompagnent des accusations les plus perverses. On retrouve toujours ces éléments d’une équation de base : le pouvoir, la promesse du pouvoir, l’affermissement du pouvoir, la perte du pouvoir… ah, le terrible écho dans notre chair de la promesse du diable en Éden : « Vous serez comme D.ieu ! ». L’autre partie de l’équation étant la calomnie, le mensonge, la rumeur créés et propagés.

Il faut bien, n’est-ce pas, que le mal ait une face s’il n’est pas question qu’il ait la nôtre.

Ni Monsieur Jérôme, ni le leader dont question un peu plus haut, ni cet homme dégénéré dont je viens de vous parler n’ont rectifié quoi que ce soit. Ils ne rectifieront probablement jamais. Car la capacité de permanence des ténèbres est grande chez certains, dans certains contextes et certaines nations. La lumière a été manifestée, mais les ténèbres ne l’ont pas reçue.

Nous serons en pleine dynamique d’échec profond et cuisant tant que nous n’abandonnerons pas ce régime, savoir, goûter de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est-à-dire prendre la position de D.ieu qui seul peut juger souverainement.

Savons-nous qu’en agissant ainsi nous sommes parfaitement concomitants avec le diable qui fut chassé loin de la présence de D.ieu parce que justement il avait voulu prendre cette place ? (Esaïe 14, v.12 etc.)

Comprenons-nous maintenant ce que signifie l’Écriture lorsqu’elle affirme que nous serons jugés de la même manière que nous avons jugé ? Et il y a de quoi frémir si nous ne nous hâtons pas de réparer tout ce que nous avons détruit dans ce domaine. Rappelons-nous aussi de la terrible promesse que fit D.ieu à l’homme s’il venait à toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal : « TU MOURRAS ». Terrible promesse suivie d’exaucements, j’ai pu le vérifier plusieurs fois déjà, hélas, en vingt ans de ministère comme de vie laïque.

Rimbaud, ce génie écrivait : « Ah que le temps vienne où les cœurs s’éprennent ! »

Chanson de la plus haute tour. Mai 1872.

Les gens du monde ont quelquefois des fulgurances qui nous placent en situation d’échec, d’accusés, nous les privilégiés de la nouvelle naissance.

Seigneur, que tes fils soient à jamais déliés de l’arbre de leur malédiction et qu’ils s’éprennent enfin les uns des autres durablement, foncièrement. Que vienne alors « l’âge d’or » chanté par les fulgurances intuitives d’autres poètes. L’âge d’or c’est notre Millénium kadosh, non ? ! Amen.

Hourra Yah !

 

 

Annexes

À propos du livre

L’Église vit aujourd’hui un véritable séisme qui ébranle toutes les structures pyramidales héritées d’une tradition bien plus ancienne que ce qui est admis généralement.

Dans le même temps nous assistons à une progressive restauration par une redécouverte des racines juives et des fondements apostoliques libérés de toute malédiction. Une deuxi

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