KEHILA – ECCLESIA – TOME 1 / Haïm Goel / Publication journalière d’extraits / Extrait N°2

By 23 février 2021Études bibliques

Prologue

Trois extraits du Carnet Prophétique n°1 de Haïm Angot (édité par l’auteur)

Carnet Prophétique, extrait n°1. Le Refuge (France) fin septembre 1999

« Il faut que tu quittes la France en ce moment. Je ne puis t’utiliser, avec le ministère que Je t’ai confié, en ce moment en France. Durant les trois années qui viennent, Je ferai un labour formidable dans cette nation ; dans l’Église et dans la nation. Des choses toutes nouvelles vont apparaître, beaucoup d’autres disparaître. »

« J’eus alors une vision : un immense et puissant soc de charrue d’un bel acier bleu, fort et tranchant, creusant de profonds sillons sur la terre de France. Au sommet des mottes, des corps d’hommes qui, à l’état cadavérique, gisaient. Ils allaient être enfouis et servir de fumier à un sol totalement retourné, renouvelé. »*

Carnet Prophétique, extrait n°2

« D.ieu veut libérer un peuple qui lui appartienne, en France, et le conduire en un Canaan spirituel.

Il le fera tout en amenant sur la nation et son état d’esprit présent dans nos systèmes « chrétiens » des plaies semblables aux plaies d’Égypte. Messieurs les pharaons, que vous vous agrippiez ou non à vos trônes, vous serez secoués. Ne nous y trompons pas, les chaînes n’ont jamais pesé aussi lourdement sur les épaules des hommes et des femmes droits et sincères dans l’Église, exactement comme pesaient les fardeaux de l’esclavage sur les épaules des Hébreux en Égypte.

Mais D.ieu prépare une libération. D.ieu envoie des Moïse, des apôtres authentiques qui sauront que dire et comment agir (avec un vêtement de puissance) pour libérer le peuple.

Parallèlement, des calamités vont s’abattre toujours plus sur la France, jusqu’à la libération finale du peuple de D.ieu et de la puissance du Saint-Esprit qui pourra enfin se mouvoir pour un temps court, mais comme jamais. Après viendra la fin, avant l’enlèvement et le Millénium.

Pourquoi ces choses ?

La France doit être humiliée. L’esprit français, tellement empreint d’orgueil, de suffisance, qui empêche en fait la libre circulation de la pensée divine authentique, dépouillée des scories humaines, est présent dans nos églises, nos dénominations, nos mouvements, de manière tellement évidente, hélas. »                                 

Carnet Prophétique, extrait n°3. Le Refuge (France), janvier 2001

« Dans les années 89-90 (j’ai une mauvaise mémoire des dates), je participai pour la deuxième ou troisième fois à une pastorale en France. Je revenais du Cameroun où nous avions vécu ce qu’il faut bien nommer un réveil local avec conversion d’un sorcier, etc., etc. J’avais demandé un temps de parole pour parler de cela, un peu. Le jour de mon intervention, je passai la matinée en prière, car je ne voulais pas monter sur l’estrade avec autre chose que ce que le Seigneur voulait me confier. Durant ce temps de préparation, le Seigneur me donna une vision et une pensée prophétique très nette et simplement formulée.

Deux lignes représentaient deux voies, l’une descendante, l’autre ascendante. Sur la première, descendante, je vis descendre des « figures de proue » de notre monde évangélique (les visages m’apparurent, mais je tus la chose, car je n’avais pas à le dire). Que l’on se rassure, je n’ai pas vu ces hommes descendre en enfer, mais descendre. Descendre, car trop lourds, trop encombrés d’une foule de choses qui n’avaient rien à voir avec leur véritable appel et qui représentaient un lourd fardeau pour le corps.

Il y avait aussi une dimension de jugement dans cette descente, car plusieurs ne s’étaient pas contentés de leur ministère, avaient organisé des structures impliquant « la mise en esclavage » du peuple de D.ieu et quelquefois (souvent) la persécution des entourages qui cherchent à fonctionner dans la seule obéissance au Seigneur. Des armes terribles et pas très propres ont été utilisées contre des frères et sœurs avec d’authentiques et puissants appels de D.ieu. Des flèches terribles et empoisonnées ont été décochées depuis ces forteresses contre des ministères libres, non encore « encagés » par des systèmes politico-religieux dont nos milieux évangéliques sont aussi producteurs hélas que d’autres. D.ieu allait mettre un terme à tout cela peu à peu par de puissants jugements. Durant ces dix dernières années et particulièrement ces trois dernières années, D.ieu a entamé ce processus.

La deuxième route représentée par une oblique ascendante, dans ma vision, était parcourue par des individus étranges, des « idiots » d’apparence, des naïfs, des boiteux (Jacob lui aussi fut boiteux après l’aventure du gué de Jabok). Au fur et à mesure qu’ils grimpaient cette route, des éclairs d’onction très puissante tombaient sur eux et de ces « idiots » D.ieu faisait une armée extraordinaire mais HUMBLE. « Voici les ouvriers de la dernière heure », finis-je par dire dans cette pastorale. A peine avais-je fini qu’un frère que je ne nommerai pas (et qui, étrangement, fut quasiment à ma conversion le témoin d’une prophétie m’annonçant un puissant ministère) se rua sur l’estrade, empoigna le micro et entama un discours hautain et virulent (presque féroce) contre « ces jeunes qui cherchent à donner des leçons aux plus anciens ».

Dans la salle, l’atmosphère fut houleuse et des années après, on me rapporta encore et encore que je m’étais fait là de solides inimitiés (pourquoi ?) et des sympathisants (hélas guère engagés…). Le temps a malheureusement démontré que le message prophétique était authentique et il y a aujourd’hui une détresse profonde chez plusieurs leaders. Prions afin qu’ils comprennent eux aussi que D.ieu les appelle à rejoindre avec leurs authentiques ministères (dépouillés) l’armée des ‘ idiots’ de la dernière heure. »

Ces divers extraits de textes prophétiques proclamés ces dernières années annonçaient hier et illustrent aujourd’hui une réalité qui deviendra de plus en plus incontournable. Ces textes prophétiques prennent toute leur signification à la lumière de ce qui advient à l’Église des vierges sages aujourd’hui sous les yeux de qui veut et sait voir.

Si 1967 marque la fin du temps des nations du fait de la libération de la vieille ville de Jérusalem par les troupes israéliennes, l’année 2004 me semble être une année charnière de grande envergure. Une année en forme de grand tournant pour l’Église. Je crois d’ailleurs qu’il nous faudra un certain recul pour envisager de comprendre tous les aspects et conséquences d’un bouleversement profond et rapide qui se déroule et se déroulera bientôt encore plus sous nos yeux. Le visage de l’Église (et son corps et son âme) risque d’être affecté à ce point par ce qui vient que nous pourrions très bien ne plus la reconnaître bientôt. Stupéfiant mais certain !

Est-ce un hasard si je reviens en cet avril 2004 de Normandie en France où j’étais invité par un authentique apôtre comme orateur dans le cadre d’une convention intitulée « Le grand tournant » ? Est-ce un hasard si (l’authentique) ministère apostolique à l’origine de cette convention, l’a programmée à l’époque de Pessah (Pâques pour les chrétiens) ? Je ne le crois pas, car Pessah est symbole de libération.

Quelque chose de neuf et de tout à fait bouleversant est libéré dans l’Esprit en cette année 2004 ! C’est l’année d’un « exode « , d’une « sortie d’Égypte » pour l’Église qui a beaucoup à voir avec une autre sortie d’Égypte : la restauration désormais largement en cours et irréversible des racines si longtemps ignorées, méprisées de l’Église.

On l’aura compris, ceci a beaucoup à voir avec la restauration en cours de nos racines juives.

Parallèlement 2004 est une année de libération pour beaucoup de ministères « Joseph » qui furent opprimés par le rejet et la jalousie, voire la calomnie (rien de nouveau depuis tes terribles péripéties de jadis, mon cher Joseph !) de la part de ministères et structures pyramidales par le passé. Ce fut mon cas durant tant d’années difficiles où se côtoyèrent, dans un rude devoir d’apprentissage de l’amour qui pardonne, la puissance évidente du ministère accompagnée pourtant en proportion de bien des inlassables persécutions venues de « pharaonismes » chrétiens meurtriers et de lâchetés politiciennes (une des constantes du relationnel pyramidal).

La fin 2003 en fut les prémices mais 2004 est vraiment sous mes yeux émerveillés une année de sortie d’Égypte avec à emporter « les trésors de l’Égypte » et un formidable et rapide redéploiement du ministère. C’est aussi la période où je vois soudain disparaître bien des structures pyramidales et des pharaons persécuteurs. Profondeurs de la sagesse de D.ieu ! Qui aurait pu prévoir ? De la même manière qu’en un seul jour une nation, la mienne, est née en 1948, en bien peu de temps et comme soudain et inéluctablement tout un paysage d’animosité se dissipe et D.ieu fait justice. J’étais loin d’imaginer cette « résurrection » voici deux ans encore. Car il y a deux ans je gémissais encore dans « le cachot de Joseph » où m’avaient en fait conduit mes propres frères. Ceux que j’avais cru mes meilleurs amis. Avec l’aide il est vrai d’un pharaon et de la perversité de certaines « épouses de Potiphar ».

Nous sommes devant quelque chose de grand et « le retour promis d’Israël dans la maison de D.ieu » (Romains 11, v.15 : « Car si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ? ») en est un des signes progressifs majeurs. Signe majeur qui ne verra son apogée qu’au retour du Mashiah. mais qui déjà est rendu visible. L’actuel mouvement de prise de conscience des racines juives de la part de certains chrétiens est également un signe fort. Et ce n’est qu’un départ ! Combien je réalise qu’il fut éminemment prophétique d’organiser un repas de shabbat devant cent quarante chrétiens voici plusieurs années à Valence (France) à l’époque où personne ne l’aurait vraiment osé. Combien je comprends pourquoi nous fûmes à ce point combattus et maltraités à l’époque par des leaderships chrétiens… pyramidaux et pharaoniques.

Concernant Israël, il est remarquable de constater que « tout » se passe partiellement un peu avant l’avènement de notre Seigneur et que ce tout verra son accomplissement total après. Exemple : depuis des décennies, les Juifs reviennent en Eretz Israël mais toutes les tribus seront sans doute seulement rassemblées au complet après le retour de Yeshoua. L’État d’Israël est né en 1948, mais sa physionomie biblique n’apparaîtra qu’après le retour du Messie. Ainsi en est-il d’ailleurs de la plupart des promesses concernant Israël. Si tout n’est encore que partiel, à quoi devons-nous nous attendre en terme de conséquences en ce qui concerne la restauration de nos racines juives à partir d’aujourd’hui ?

Nous devons nous attendre à des bouleversements qui ne nous permettront plus de reconnaître le visage même de l’Église.

Un autre signe majeur actuel est la mise à mal, leur essoufflement par crise identitaire larvée des structures pyramidales de nos églises et systèmes religieux et dénominationnels en phase de secouements forts. Structures pyramidales héritées de Rome, du sanhédrin (et non du Temple) et par-delà, venues de Babylone et Babel. Le premier bâtiment de structure pyramidale – architecture et état d’esprit – fut apparemment construit à Babel, la tour de Babel, mais en fait le phénomène est peut-être plus ancien, car que contenait vraiment la première ville mentionnée dans la Bible et construite par Caïn (Genèse 4 v.17) ? Or Caïn le rebelle, fils psychiquement captif de sa mère – voyez mon livre EHAD à ce sujet -, frère meurtrier et otage de Satan, fut de toute évidence le modèle spirituel de Nimrod constructeur de Babel. Le système pyramidal en tant qu’état d’esprit est depuis Nimrod présent dans tous les systèmes religieux. Voyez les Incas, voyez l’affreux système des castes dans l’hindouisme, etc., ad infinitum. Toute la terre fut infectée lors de la confusion des langues survenues à Babel et la dispersion des peuples. Le peuple de D.ieu le fut aussi : le sanhédrin condamna Jésus, l’Église romaine ou protestante eut ses victimes extérieures (les Juifs par exemple) et intérieures et… en a toujours. Nos milieux évangéliques sont loin d’avoir été épargnés par ce fléau. Le système pyramidal se caractérise toujours par l’émergence d’un individu demandant aux autres de se sacrifier pour lui (ou son projet). A l’opposé, dans un régime biblique, le « leader » donne sa vie pour autrui. Yeshoua est l’exemple parfait. Et cela était déjà inscrit dans la pratique du temple. Le Cohen hagadol, le grand sacrificateur, ne risquait-il pas la mort en entrant dans le Saint des saints une fois par an pour y présenter l’expiation des fautes pour Israël ? N’attachait-on pas une corde à sa cheville pour le récupérer si nécessaire ? Etait-ce vraiment un privilège propre à développer la vanité humaine et ses tares que d’être souverain sacrificateur dans ces conditions ?

Que signifient ces ébranlements ? Selon mon intuition prophétique : en très peu de jours tout un système dans nos structures d’églises et de modes de pensées va s’effondrer, doit s’effondrer pour laisser place à d’authentiques fondements apostoliques libérateurs à tous égards et en phase avec une profonde réconciliation avec nos racines juives. Ceci amènera une réaction en force de la part de l’Église institutionnelle dans le sens d’un raidissement et d’une reprise en mains extrêmement autoritaire. Les « pyramides » qui se sentent en danger révèlent toujours leur caractère réel qui est… meurtrier. Rappelez-vous l’Inquisition de l’Église romaine, la persécution des anabaptistes par « l’Église officielle » d’une certaine Réforme. Rappelez-vous Saul et David, ce fut au fond la même chose. Ceci aura au moins l’avantage d’éclairer plusieurs sur les vrais enjeux du mouvement œcuménique actuel. Tout se finira avant le retour du Seigneur par une séparation radicale entre une Église raidie dans et par son esprit pharaonique, largement syncrétique et œcuménique et une Église « révolutionnaire » en phase avec la simplicité évangélique et messianique du Livre des Actes. L’une persécutera violemment l’autre et l’on peut aisément deviner laquelle.

Une saine lecture de la relation dans l’invisible entre Israël et l’Église nous montre que ces dernières années les événements positifs qui concernèrent Israël eurent un rebond positif sur l’Église. Et inversement, semble-t-il. La victoire de 1967 et la libération de la vieille ville de Jérusalem coïncida avec une effervescence spirituelle majeure dans l’Église vivante au niveau mondial. C’est un exemple.

Quelque chose me dit que l’immense victoire remportée peu à peu par l’Israël messianique (les Juifs messianiques) et même l’Israël juif orthodoxe dans une mesure certaine face aux chrétiens, en les aidant à ouvrir les yeux sur une malédiction venue du mépris de leurs racines, est annonciateur d’une grande victoire pour Israël et… l’Église.

A ce sujet, laissez-moi vous conter une étrange histoire survenue en fin 2002 (oh, que le temps passe vite !).

Nous étions quelque part en famille en France. Prière matinale tous ensemble ! Et tous ensemble nous reçûmes le même ordre du Seigneur m’indiquant qu’il me fallait me rendre à Jérusalem très rapidement. C’était net. L’Esprit de D.ieu me fit comprendre qu’Il avait un message à me communiquer sur place et qu’Il ne me le délivrerait pas ailleurs que là. Étrange, mais j’allais bientôt comprendre pourquoi, car D.ieu allait créer également sur place des circonstances tout aussi prophétiques que le message qu’Il me destinait.

Grâce à un contact suisse, je connaissais le souhait exprimé par un couple vivant à Jérusalem de nous connaître depuis plus d’un an. L’occasion était offerte et je les contactai car je ne disposais pas de logement à Jérusalem à l’époque. Ils acceptèrent de me recevoir durant une semaine au cours de laquelle je souhaitais prier et me mettre à l’écoute de D.ieu puisque j’étais venu pour cela sur son ordre.

D.ieu me parla d’abord au travers des circonstances durant toute la semaine où je demeurai sur place.

J’avais complètement oublié de faire prolonger mon passeport et, si j’avais pu rentrer en Israël, il me serait impossible d’en sortir sans un passeport en ordre. Dès le lendemain de mon arrivée, je me rendis au ministère concerné par ce problème… pour constater que celui-ci était fermé pour cause de grève. Et en Israël, lorsqu’une grève commence… Je compris très vite que je n’aurais pas accès à temps aux services ad hoc en vue de régler mon problème et que mon retour en avion sept jours plus tard allait être compromis. J’étais assez démuni financièrement et donc très limité. Que faire ? Je savais que D.ieu avait le contrôle mais aussi qu’Il avait permis ceci afin que cela me parlât. Et cela me parla. J’eus la sensation au fond très désagréable d’être comme mis en prison par les circonstances et que cela avait vraiment à voir avec ce que D.ieu avait à me révéler. Les paroles de l’apôtre Paul me vinrent à l’esprit : « Paul, apôtre, dans les chaînes… » avec une force et une précision indiscutable. « C’est ce que je vais exiger te concernant ici dans un certain futur, si tu acceptes ce que j’attends de toi et ce que je vais te révéler », me dit alors le Seigneur.

Qu’allait me révéler le Seigneur ? Je l’ai su quelques jours après en priant avec le couple ami qui me recevait chez lui.

Voici : dans un temps de prière donc, une vision me fut donnée. Je vis une espèce d’esplanade. Quelque chose qui ressemblait à l’esplanade du Temple à Jérusalem. Pourtant il ne s’agissait pas de cela, mais d’un symbole. Cette esplanade était vide. Il y manquait une construction, un temple. Je songe ici et maintenant à cette écriture de 1 Corinthiens ch.3 v.16 qui dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de D.ieu et que l’esprit de D.ieu habite en vous ? »

Le Seigneur me dit alors : « La gloire apostolique a quitté Jérusalem il y a tant de siècles et ta vision de l’esplanade du Temple, vide, complètement vide en est le symbole ! Le temps est venu pour ramener cette gloire apostolique et ce sera le départ pour une nouvelle onction et une œuvre puissante à partir d’ici et sur le plan mondial. Veux-tu revenir ici maintenant et participer à cela ? Je t’y invite. Réfléchis, car ce sera à hauts risques et il faut être prêt à perdre sa vie pour cela. »

Je vis alors les rues de Jérusalem partiellement en ruines, marquées par les traces violentes de féroces combats et je compris que l’œuvre apostolique, messianique et de puissance préparée par le Seigneur se déroulerait en partie en même temps que des événements très troublés. Et nous savons tous lesquels. Ils sont proches.

Ma réponse faite au Seigneur fut évidemment celle que l’on imagine aisément, car arrivé à ce point, comment pourrait-on refuser ? Je ne saisis pas à ce jour toute la signification de cet appel. Préparateur dans la prière, acteur ? Comment, à quel titre ? Je sais que cela a commencé et j’avance pas après pas. Je crois que quelque chose de considérable est devant nous ici mais aussi quelque chose de très, très difficile. Nous avons besoin de vos prières. Je crois aussi que secrètement D.ieu rassemble ici des forces spirituelles spéciales pour ces derniers temps avant son retour. (Compte tenu des circonstances, bien des « appels » légers et des quêtes aventurières sans plus, ont disparu ici). D.ieu amène des forces spéciales qui sont appelées à œuvrer pour demain et la préparation… d’après-demain. Ceux qui voient comprendront.

Il importe que l’Église, et particulièrement dans l’Europe au ventre mou, se laisse promptement interpeller par ce qui vient. Car l’Église, du fait de la corruption pyramidale, n’est pas rentrée ou plutôt a perdu le mode d’emploi pour établir le temple de D.ieu (1 Corinthiens ch.3 v.16), malgré le superbe manifeste contenu en Ephésiens 4 v.9 à 17. Un manifeste que nous devrions tous connaître par cœur, tant il devrait nous obséder par son absence d’authentique et complète manifestation. Je vous invite à relire ce texte dans votre bible.

Dans un contexte de restauration d’une saine compréhension de nos racines juives, le Seigneur prépare une manifestation tout à fait extraordinaire qui amènera l’Église à être à nouveau fondée sur des fondements apostoliques et prophétiques authentiques.

Pour terminer cette introduction, une mise en garde s’impose. Lorsque D.ieu se meut, agit, ouvre une nouvelle saison, notre adversaire ne chôme pas et ne lésinera pas sur les moyens à mettre en œuvre pour détourner le peuple de D.ieu de son but.

Pour les chrétiens, la réidentification de leurs racines israélites, la destruction de pans entiers de fausses certitudes, de murs arbitraires élevés entre eux et le peuple israélite à travers une lecture tendancieuse des Écritures et une méconnaissance culturelle grave d’Israël (ne serait-ce que son histoire depuis les années 20 jusqu’à aujourd’hui) et du peuple juif, sont absolument obligatoires à cette heure de l’horloge prophétique universelle. Approcher le judaïsme et tout ce qui l’entoure, sa langue, etc., est également devenu plus que nécessaire. Ne serait-ce que pour disposer d’un minimum de vocabulaire commun avec le monde juif et juif messianique. Mais ce précieux parcours n’est pas sans risque, il faut le dire avec courage et honnêteté. N’entend-t-on pas que certains ont ainsi renié la divinité de Yeshoua ou du Saint-Esprit et qu’il y ait un D.ieu EHAD en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit ?

D’où vient le mal ? Une des stratégies favorites du diable et qui fonctionne avec des êtres fragiles, faibles dans la foi, est simplement la suivante. « Connaissant ce dont ils ont besoin, ce qu’ils recherchent confusément, donnons-en leur, mais trop, de façon vindicative, radicalisée, surfaite, flatteuse voire théâtrale ». Donnons-leur de la chair qui flatte et privons-les de l’appel véritable de D.ieu. Le diable suscite alors quelque pseudo-spécialiste, maître surtout en termes de choses qui frappent et qui instruisent aussi (subtil mélange de vérité et de fausseté). On peut dans un milieu messianique ou face à des chrétiens avides de connaissance utiliser un tallith et une kippa avec onction et humilité face à D.ieu en vue d’instruire ces goyim et les encourager dans leur travail de découverte, on peut aussi en « faire des tonnes » en vue de les impressionner en abusant leur pauvre ignorance et leur naïve disponibilité. On peut aussi mener une très habile carrière dans un état d’esprit très politique pour écarter un tel, isoler un autre, discréditer un savoir, une autorité que l’on n’a pas en ceci ou cela. Déjà de son temps, l’apôtre Paul eut à supporter les assauts malins de ces faux apôtres. Que croyez-vous que fit l’Église catholique romaine avec son décorum, ses pompes, ses ors, ses habiles jésuites, durant des siècles ? La même chose ! Que croyez-vous que fustigea Jésus en face des pharisiens ? Leur terrible hypocrisie, le vide de leur cœur et de leur âme au profit d’une mascarade religieuse abusive.

« Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit : Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements ; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes Rabbi, Rabbi.

Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi, car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.

Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » (Matthieu 23, v.1 à 11).

Cette portion de l’Écriture n’interpelle-t-elle pas vivement certaines pratiques dans certains milieux ou l’on se fait par exemple aisément appeler Rabbi ou Rabbin messianique ? Mais les enfants de D.ieu lisent-ils encore seulement leur bible quelquefois ? J’entends déjà ici et là, en Francophonie spécialement, les plaintes de chrétiens « pas tout à fait idiots » qui se désolent du vide spirituel, de la sécheresse de certaines manifestations pourtant sensées « mener loin », de certains shabbats aussi ennuyeux que religieusement répétitifs. Et pourtant, combien un shabbat porté par l’Esprit peut-il être plein, riche sans déroger nullement au vrai shabbat. Mais qu’est-ce que le vrai shabbat ? Lisez mon essai sur le sujet lorsqu’il paraîtra bientôt sous le titre « Notre Shabbat ! »

De grâce, fuyons ceux qui veulent reconstruire un temple religieux, charnel dans le souci d’une propre promotion et alignons-nous avec sagesse sur le D.ieu qui élit des serviteurs juifs messianiques et chrétiens appelés dans des conditions bibliques à construire le vrai temple de D.ieu et à demeurer des frères en Yeshoua ou Jésus-Christ, qu’importe à ce point le vocabulaire. Faut-il s’interdire de dire Jésus-Christ parce que l’on préfère entendre Yeshoua ? D.ieu doit bien rire quelquefois là-haut !

Relisons promptement 1 Corinthiens 3 v.16 à 21 et une fois encore le solide avertissement de 1 Corinthiens 3 v.16 et tout le chapitre en fait. Ne nous laissons pas mettre sous le joug d’une autre pyramide nouvelle et ancienne à la fois tout en prétendant échapper à celle que D.ieu juge en ce moment même. Rejetons avec force ce qui y conduit d’abord subtilement, dans une mise en esclavage dégradante et ridicule par la suite. N’oublions pas la Croix et l’extrême relativité humaine qui doit en découler. N’oublions pas l’Esprit Saint, signe de notre mise en liberté pour la liberté à apporter aux autres. N’oublions pas non plus que l’Église des goyim, malgré ses terribles errements, nous a via tant de héros amenés l’Évangile aux rivages de notre siècle… N’oublions pas qu’un homme qui oublie se condamne à reproduire les mêmes erreurs que celles de ceux qui l’ont précédé, qu’il soit juif messianique ou chrétien.

 

* Des corps d’hommes… En fait, des institutions humaines, des clochers mais aussi des hommes.

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