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La Marche du retour : Gaza compte provoquer les forces israéliennes, le 15 mai prochain / Europe-Israël

La Marche du retour : Gaza compte provoquer les forces israéliennes, le 15 mai prochain


La Marche du retour : Gaza compte provoquer les forces israéliennes, le 15 mai prochain

Les Palestiniens se préparent déjà à affronter Tsahal durant la marche pour (“le retour des Palestiniens exilés”) qui est prévue pour le 15 mai 2018. Des groupes se préparent à organiser une grande marche pour (“le retour des Palestiniens”)  dans le but de déclencher une escalade de la situation. Les rassemblements populaires en ce sens commenceront dès le 30 mars.

Le mouvement terroriste Hamas a appelé à une première manifestation qui débutera le 30 mars, avec des milliers de Palestiniens se déplaçant vers des campements de tentes qui seront construits le long de la frontière israélienne.

A la mi-mai, coïncidant avec la date anniversaire du Jour de l’Indépendance d’Israël (selon le calendrier grégorien), connue par les Palestiniens sous le nom de Nakba, ou catastrophe, une marche de masse est prévue à la frontière, dont les Israéliens craignent qu’elle ne devienne violente.

Les autorités israéliennes craignent que les manifestations à la frontière du 15 mai, ne servent à aggraver des tensions déjà élevées le long de la frontière. Une série de bombes placées le long de la frontière pendant les manifestations hebdomadaires ont pris pour cible les patrouilles israéliennes au cours des derniers mois, ce qui suscite des inquiétudes.

 

Nous voulons terrifier les Israéliens avec les images d’une foule massive, selon le Hamas

Selon le reportage de la télévision israélienne, à la chaîne de télévision Hadashot, le Hamas a prévu un budget de 10 millions de dollars pour financer les manifestations.

« Nous voulons terrifier les Israéliens avec les images d’une foule massive de personnes qui se rassemblent pacifiquement et s’assoient près de la frontière », a déclaré Ahmed Abu Retaima, porte-parole du Hamas, à Bloomberg News cette semaine. « Nous nous employons à mobiliser plus de 100 000 personnes pour la marche. »

Le calendrier des manifestations, pendant les grandes fêtes, a également augmenté la crainte de la violence.

Le 30 mars, qui sera marqué par les Juifs israéliens comme la première nuit de la Pâque, coïncide avec la Journée de la Terre, au cours de laquelle les Palestiniens commémorent une décision israélienne de 1976 d’exproprier des terres en Galilée – une décision qui avait déclenché des émeutes généralisées qui avaient entraîné la mort de six citoyens arabes israéliens.

Le 15 mai, date à laquelle les Palestiniens marquent la Nakba – la « catastrophe » de l’indépendance israélienne en 1948, est la première nuit où le mois sacré du Ramadan est proclamé.

Le journaliste de la chaîne 10 de la télévision israélienne Alon Ben David a écrit un article dans une revue dans lequel il a soutenu que les forces israéliennes vont faire face aux marches qui seront organisées à la frontière avec la bande de Gaza pour le retour des Palestiniens. Selon lui, il est très probable que des dizaines de personnes soient tuées ou blessées au cours de ces marches.

Alon Ben David a écrit que depuis la fin de la guerre des 51 jours à Gaza pendant l’été 2014, les israéliens se croyaient toujours à la veille d’une nouvelle guerre.

Alon Ben David a affirmé en citant Michka Ben David, un ex-membre du Mossad, que les marches massives des Palestiniens en direction des villes d’Ashkelon et d’Ashdod mèneraient à une autre guerre avec les Israéliens.

Cet expert, qui entretient des relations de proximité avec de hauts officiers israéliens, a souligné que la volonté de l’armée israélienne était de rechercher la façon dont elle pourrait arrêter les milliers de Palestiniens qui voudront traverser la bande de Gaza et se rendre sur territoire israélien.

Le journaliste israélien Alon Ben David a révélé que tous les commandants de l’armée israélienne avaient visité ces derniers jours la base militaire de Tasalim pour être au fait des entraînements et des formations dispensés pour faire face à la grande marche des Palestiniens, lesquels impliquaient notamment des renforts de police et des forces des frontières.

Le 14 mai coïncide précisément avec le 70e anniversaire israélien de l’indépendance.

Il est utile de rappeler que le chef iranien de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général Qassem Soleimani, a eu il y a quelques mois un entretien téléphonique avec les leaders des branches armées du Hamas et du Jihad islamique dans lequel il a fait état  « de la préparation et de la disponibilité de tous les mouvements de résistance régionaux pour assurer la défense de la mosquée al-Aqsa et soutenir à tous points de vue les forces de la Résistance palestinienne »

 

Israël va utiliser des drones contre les agitateurs de Gaza

Les responsables craignent que les manifestations prévues ne deviennent violentes ; les nouvelles technologies permettraient à la police d’agir dans des zones inaccessibles.

La police des frontières prévoit d’utiliser un drone récemment mis au point, capable de larguer des grenades lacrymogènes contre les manifestants palestiniens attendus sur la barrière frontalière entre Israël et la bande de Gaza dans les semaines à venir, selon un rapport publié cette semaine.

Le commissaire adjoint de la police des frontières, Yaakov Shabtai, qui dirige le développement du drone, a déclaré à la chaîne de télévision Hadashot que le drone de gaz lacrymogène octroie aux forces de sécurité une plus grande zone d’action.

Le véhicule aérien sans pilote peut transporter jusqu’à six charges à la fois et les larguer individuellement, simultanément ou par groupes. Les développeurs s’efforcent d’augmenter la charge utile à 12 conteneurs ainsi que d’augmenter le nombre de drones sur le terrain.

« Au-delà du fait que cet équipement permet de ne pas mettre en danger les soldats, il permet d’atteindre des endroits que nous ne pouvions pas atteindre jusqu’à présent », a-t-il dit.

Actuellement, les troupes tirent des grenades lacrymogènes comme méthode de lutte anti-émeute à partir de canons portatifs, avec une précision limitée. Les grenades ont aussi grièvement blessé les manifestants qu’elles ont touchés.

Il y a deux semaines, la police des frontières a testé le drone au-dessus de la clôture lors de ce qui est devenu des manifestations hebdomadaires le vendredi à la frontière de Gaza. Le test du drone de gaz lacrymogène lors d’une manifestation il y a deux semaines a été considéré comme un succès, selon le reportage de Hadashot.

Les images de l’organe de presse libanais al-Mayadeen, considéré comme sympathisant du groupe terroriste du Hezbollah, montraient le drone israélien larguant des grenades lacrymogènes sur les manifestants, lesquels pouvaient ensuite être vus en train de s’enfuir des lieux.

Le drone permet aux forces de sécurité de commencer à affronter les émeutiers avant qu’ils ne se rapprochent de la clôture.

Le journal télévisé de la Dixième chaîne a rapporté  que Tsahal se prépare également à la marche en construisant des talus de sable pour les postes de tireurs d’élite, en installant des postes de guet et en posant des barbelés dans la zone.

Selon le rapport, Tsahal déploiera des unités supplémentaires dans la zone frontalière dans les jours à venir, bien que les autorités n’aient pas encore décidé du nombre de soldats qui seront déployés. Le chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eizenkot, a effectué une évaluation de la situation dans la zone frontalière.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

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