La mort plane au-dessus de la France / Guy Millière / Dreuz

By 26 décembre 2018 Le mot du jour
PUBLIÉ PAR GUY MILLIÈRE LE 26 DÉCEMBRE 2018

Tout ou presque vient indiquer que le mouvement de révolte incarné par les gilets jaunes est en train de s’éteindre lentement.

Ce qui se passe était prévisible. La révolte a été spontanée, portée par les réseaux sociaux, mais n’est pas parvenue à se structurer.

Elle a reçu le soutien de rares dirigeants politiques.

Elle a été infiltrée par des spécialistes de l’agitation-propagande, pour la plupart gauchistes, qui se sont efforcés de dévoyer ses revendications premières.

Elle a conduit à des manifestations rapidement accompagnées de l’irruption de bandes de pillards et d’incendiaires, qui ont permis de la présenter comme fondamentalement délétère.

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Elle s’est enfin heurtée à une stratégie de délégitimation cynique.

D’emblée, Macron et son gouvernement ont affiché un mélange de mépris insultant et de refus d’écouter la révolte qui avait pour but tout à la fois d’attiser celle-ci et de dire qu’elle n’aboutirait à rien.

Ils ont ensuite délibérément laissé survenir la violence aux fins de faire peur à la population générale et d’éloigner celle-ci de la révolte.

Ils ont ensuite dit que la « république » était « en danger », placé Paris en état de siège, réprimé férocement ceux qui portaient la révolte, tout en laissant la violence survenir à nouveau.

Puis ils ont affirmé que la république était « sauvée ».

Macron est ensuite venu à la télévision pour délivrer un message d’intimidation, d’« ouverture » simulée à un dialogue factice, et de distribution de quelques miettes, coûteuses en apparence, mais qu’il lui sera aisé de réduire à néant.

Les journalistes, qui avaient feint parfois d’écouter la révolte, ont été aussitôt chargés d’affirmer que Macron avait infléchi ses positions (vers la gauche), et qu’il était temps de tourner la page.

Dois-je le redire ? La révolte était et reste légitime.

Il existe une paupérisation grave de la société française, et à la misère matérielle s’ajoute une misère morale résultant de toutes les asphyxies subies par la population.

L’extinction de la révolte, si elle devait se confirmer, serait une très mauvaise nouvelle.

Dois-je l’ajouter ? Que la stratégie cynique employée par Macron ait pu fonctionner, même partiellement, est consternant.

Macron a été mis en place au terme d’une élection-simulacre, afin de faire ce qu’attendent ses commanditaires : renforcer le pouvoir de la nomenklatura qui tient le pays, détruire ce qui reste de souveraineté à ce dernier, et conduire ce qui fut le peuple français vers une lente et sûre euthanasie.

Si nul ne l’arrête, Macron va continuer.

Dois-je le préciser ? Il continue déjà.

Toutes les orientations qui ont été les siennes depuis juin 2017 sont intactes.

Strictement rien n’est fait pour redonner du dynamisme et de la liberté au pays et pour le replacer sur le chemin de la croissance.

Tout est fait pour que davantage de décisions encore soient prises, non démocratiquement, à l’échelle de l’Union européenne.

La submersion du pays par des flux migratoires venant largement du monde musulman va se poursuivre, et la signature du pacte de Marrakech par un sous-fifre, le jour même où Macron parlait à la télévision, a été un geste significatif.

L’attentat commis à Strasbourg voici peu n’est qu’un élément de ce qui attend la France dans le futur et vient s’ajouter à d’autres attentats du même type.

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La France que je peux voir aujourd’hui n’a plus aucun rapport avec celle que j’ai pu connaître dans mon enfance.

Elle n’a même plus aucun rapport avec celle que j’ai pu connaître il y a dix ou quinze ans.

Des tendances lourdes sont à l’œuvre. Si ces tendances ne sont pas inversées (et, pour l’heure, aucun signe ne montre qu’elles le seront), la France dans une ou deux décennies sera un pays déchu, tiers-mondisé, islamisé, où une petite minorité qui n’aura plus qu’un pied dans le pays vivra bien, où les zones de non-droit auront gagné beaucoup de terrain, et où les Français non-musulmans vivront dans la souffrance en attendant leur propre fin.

Le mouvement de révolte incarné par les gilets jaunes a été le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir.

Dans d’autres pays d’Europe, un sursaut du même genre a pu l’emporter. Cela n’a, pour l’heure, pas été le cas en France.

Y aura-t-il une suite au sursaut ? Je veux l’espérer.

Guy Millière
Adapté d’un article publié sur les4verites.com

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