L’AGRESSION ANTISÉMITE DE CROWN HEIGHTS

By 31 mars 2017 Monde

L’AGRESSION ANTISÉMITE DE CROWN HEIGHTS

Messagepar Nina » Décembre 10th, 2014, 11:56 am

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En Août 1991, se produisit dans le quartier de Crown Heights (quartier de Brooklyn –New York) un accident qui allait donner suite à des émeutes antisémites d’une grande violence et aux répercussions extrêmement graves.

Pour la première fois en effet, on assiste aux effets de la rancœur des Noirs contre la communauté juive orthodoxe habitant le même quartier.

Pour la première fois aussi, des émeutiers noirs hurlent des slogans antisémites dignes du Ku Klux Klan.

Perdue à jamais la mémoire des afro-américains sur l’engagement des juifs pour la cause des droits civiques ?

Il semblerait.

Depuis, il y a eu « Nation of islam », Louis Farrakhan et l’usure des esprits jaloux envers ceux qui furent pourtant les premiers à prendre fait et cause pour les droits des noirs.

Même Angela Davis, figure mythique des années 60 et 70, n’a pour seul combat celui des palestiniens.

Tout commence donc le 19 Août 1991 alors que la voiture du Rabbi Schneerson de Loubavitch, figure très connue du judaïsme orthodoxe, encadrée par un cortège composé d’un véhicule de police banalisée et d’un autre tenant lieu de gardes rapprochée, empruntent une avenue (Utica) et par un banal coup du sort renverse un enfant noir qui jouait sur le trottoir.

Peu importe précisément les éléments de l’enquête qui s’ensuivra. Il vous faudra vous reporter aux articles très précis parus dans la presse américaine.

Ce qui nous importe ici c’est ce que cet accident aura comme répercussions.

Une parole libérée, haineuse, antisémite et enfin des morts.

Avant même que l’enquête policière ne débute, des émeutiers noirs et latinos se sont empressés de venir hurler leurs slogans antisémites.

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Dans la foulée, ces « justiciers populaires » en profitent pour casser et piller quelques commerces juifs afin de venger la mort de l’enfant noir.

Rien que nous n’ayons l’habitude de voir comme encore tout récemment à Ferguson avec la mort d’un noir tué par un policier blanc. On commence par manifester mais on entre tout de suite de plain-pied dans le pillage et le vandalisme.

L’homme qui conduisait la voiture qui a heurté et tué les jeunes enfants noirs (Gavin Cato) s’appelait Lifsh et était juif. Il appartenait à la garde rapprochée du Rabbi de Loubavtich.

Or, avant même que la police n’intervienne, il fut lynché par la foule. Il s’en fallut de très peu qu’il ne meure.

Instantanément aussi et cela a son importance pour la suite, une ambulance communautaire juive Hatzolah ambulance corps, arriva sur les lieux pour prendre en charge les deux enfants blessés dont un hélas était déjà mort.

Les noirs refusèrent qu’ils soient soignés par des juifs. Ils ont préféré attendre une ambulance de la ville. Les journaux rapportent : « Environ 250 adolescents noirs hurlaient juifs ! Juifs ! Juifs ! « En tentant d’attraper Lifsh le conducteur qui s’était réfugié sous la voiture pour échapper au lynchage.

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Quelques heures plus tard, l’émeute tournait au pogrom. Des foules noires se réunissaient sur les trottoirs de Brooklyn et hurlaient des phrases qui auraient du alarmer la police : « Allons à Kingston Avenue pour prendre un Juif ! ». Prendre… et tuer.

La suite ressemble à une intifada en règle. Les émeutiers noirs ont pris d’assaut des rues où les juifs étaient majoritaires. Ils y ont incendié les voitures, pillé des commerces, lancé des morceaux de bitumes sur les maisons et crié des slogans antisémites. Certains ont même défiguré des femmes ultra-orthodoxes au couteau.

Notons que certainement à bout d’argument raisonnable, des porte-paroles des émeutiers noirs ont osé balancer que leur ressentiment à l’égard des juifs se basait surtout sur « l’expansion de ces derniers à vouloir racheter tout Brooklyn ».Thèse conspirationniste déjà en 1991 appartenant à la faction Nation of Islam de Louis Farrakhan.

Durant ces émeutes, il fut découvert l’ampleur de l’antisémitisme afro-américain à travers les banderoles exhibées sans pudeur comme : « Hitler did not do the job » (Hitler n’a pas fait le travail).

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Les noirs de Brooklyn avaient rejoint le KKK. Cela avait commencé par l’apartheid de l’ambulance venue secourir les enfants pour finir par un pogrom et des slogans qui n’ont rien à envier aux nazis.

LE LENDEMAIN, SOIT LE 20 AOÛT 1991, une vingtaine de jeunes noirs ont entouré un jeune juif Australien, venu parachever sa thèse de doctorat à Brooklyn. Son nom était Yankel Rosenbaum. (z’l)

Ils l’entourèrent, le poignardèrent et le rouèrent de coups violents sur la tête. Yankel Rosenbaum mourut plus tard dans la soirée. Il put reconnaître un de ses agresseurs, un certain Lemrick Nelson junior. Celui-ci fut d’abord acquitté puis de nouveau jugé pour… « violation de droits civiques sur la personne de Yankel Rosenbaum ». Il reconnut par la suite avoir asséné quelques coups de couteau à la victime.

Les émeutes comme celles de Crown Heights et aujourd’hui Ferguson font toujours des adeptes.
Pour Brooklyn, on vit des hordes de noirs venir d’autres quartiers pour en découdre avec les juifs.

Le lynchage de Yankel Rosenbaum n’avait pas apaisé la soif de sang des afro-américains.

Pillages, vandalisme continuèrent. Les noirs reconnaissant aux « mézouzot » apposées sur les portes des maisons juives, ils s’en donnaient à cœur joie et sans complexe.

Image (Révérend Al Sharpton, un « homme de Dieu » qui appelle aux meurtres de juifs, tout comme Jesse Jackson dont les paroles semblent plus nuancées mais qui ne laissent aucun doute sur les actes que les ouailles sont en droit de commettre).

Les flics malgré les renforts ne purent vraiment endiguer la vague de violence et de haine antisémite qui avait envahi Brooklyn. « Mort aux juifs ! Ici c’est nos rues, notre quartier, les juifs ont volé nos maisons ! ». Dans la foulée, ils brûlèrent des drapeaux israéliens.

Même les flics sont devenus des cibles. Leurs voitures furent incendiées, les émeutiers ont tiré à balles réelles sur eux et même le commissaire en charge dans le quartier faillit y rester.
Au bout de trois jours d’émeute, on comptabilisa 152 blessés parmi la police ainsi que 38 civils.

« L’INNOCENT ».

Un homme d’origine italienne Anthony Graziosi, portant barbe blanche et costume noir était au volant de sa voiture pour aller à un rendez-vous d’affaire. Il était arrêté à un feu rouge non loin où eut lieu le lynchage de Yankel Rosenbaum lorsqu’il reçut une balle en pleine tête.

Cette « erreur d’un goy innocent » qui avait l’allure d’un hassid pour les afro-américains fut consignée par des hommes politiques américains comme acte antisémite puisque seule l’apparence avait été prise en compte. Pour le Ministère de la justice et la police, cette « erreur » ne pouvait pas être notifiée comme « polarisation ». Étrange…

Beaucoup de leaders noirs vinrent soutenir les émeutiers et on a tendance à oublier qu’en ce temps peu glorieux pour la communauté afro-américaine, ils ne firent rien pour apaiser les tensions bien au contraire.

Jesse Jackson, vivant à l’époque des subsides de son ami Kadhafi, fut le plus virulent d’entre eux. Aujourd’hui, paré de vertus que seul son cercle restreint lui octroie, il apparaît aux côtés d’Obama en maintes occasions.

Aujourd’hui, alors qu’un afro-américain vient de nouveau de taillader au couteau un juif orthodoxe dans le même quartier de Crown Heights, on est en droit de se demander si un jour ou l’autre ces noirs américains qui seront majoritaires dans à peine 3 décennies auront à cœur de venger encore et encore une période esclavagiste qu’ils ne reconnaissent que si des blancs sont impliqués. Pas d’autres noirs, pas d’arabes. Seuls les blancs, les juifs sont devenus des cibles.

Quant aux juifs américains de gauche, ils ont refusé de croire que Crown Heights fut aussi la libération de la parole antisémite des afro-américains. Ces juifs démocrates avaient en son temps aussi refusé le nouveau rapport entre l’antisémitisme et l’islam qui avait envahi les communautés noires. La chape de plomb sur l’affaire Malcom X qui pourtant fut assassiné par ses frères de la nation of islam aurait du déclencher l’alarme.

Au lieu de ça, on a préféré à chaque fois excuser, dédouaner les afro-américains au motif de la période douloureuse de l’esclavage.

Les arabes aussi jouissent de cette forme d’impunité, de cette pudeur gracieusement offertes par l’Occident. Eux, c’est grâce au colonialisme, les noirs pour l’esclavage.

On ne leur demande pas d’évoluer. On leur demande seulement de « ressentir » éternellement leur histoire ou du moins une fraction de leur histoire pour être plus juste. Donc, tout est permis et surtout la haine, la violence, les éternelles revendications sans contre-partie. Amen !

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