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L’alyah sous les bombes et roquettes…

By 12 juillet 2014Etz Be Tzion

 

Malgré les roquettes, l’immigration se poursuit

Le Commandement du Front intérieur devenu le vrai front d’Israël suite aux tirs de roquettes sur le pays

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Malgré les sirènes et les lourdes explosions qui ont secoué le centre d’Israël depuis 24h, un groupe de 64 immigrants américains ont fait le grand pas, et se sont installés en Israël mardi, a rapporté le site Ynet.

L’une d’elle, malgré les événements, a confié au site israélien « Je suis juive et j’ai toujours rêvé de faire mon alyah en Israël, ma maison. A la maison, on se sent toujours en sécurité. »

En effet, alors que les roquettes s’abattaient sur le pays mardi soir, un message macabre parcourait les ondes Whatsapp des téléphones israéliens à la même vitesse éclair. « Ne vous inquiétez pas » disait-il, « les roquettes en chemin vers Tel Aviv ne trouveront pas où se garer »…

Les sirènes qui ont retenti dans Tel Aviv et sa banlieue ont pris par surprise plus d’un million et demi d’habitants : des images de personnes courant pour trouver un abri étaient diffusées en boucle à la télévision. Les cafés et restaurants se sont vidés immédiatement, alors que leurs clients ont interrompu leur repas pour se réfugier dans l’abri le plus proche.

Certains fans de football, qui s’étaient réunis dans les pubs pour regarder la 1ère demi-finale de la Coupe du monde sont finalement rentrés chez eux. Les propriétaires des cafés se sont même plaint que certains n’aient pas eu le temps de payer l’addition.

De l’autre côté, les habitants du sud d’Israël ont eu 13 ans pour s’habituer aux sons des sirènes et explosions, plus ou moins intenses selon les périodes de tensions avec la bande de Gaza.

L’unique fois où les résidents du centre du pays ont fait face à cette situation remonte à Novembre 2012, lors de l’opération baptisée « Pilier de défense ». Avant cela, Saddam Hussein avait tiré jusque Tel Aviv en 1991.

Les habitants du nord ne sont pas non plus étrangers à ces explosions, étant donné les attaques massives perpétrées par le Hezbollah lors de la guerre du Liban à l’été 2006.

Pourtant mercredi matin, les alarmes à Haïfa, Zikhron Yaacov et d’autres villes du nord, dont la plus lointaine est à 160 km (Haïfa), ont certainement déboussolé les habitants. C’est en effet la première fois que les missiles de Gaza atteignent la métropole côtière du nord d’Israël.

Mais de manière générale, les Israéliens sont habitués à vivre dans l’urgence que ces situations imposent. Les systèmes d’éducation, de santé organisent souvent des exercices périodiques en temps de paix pour se préparer à de telles éventualités et des plans d’urgence sont mis en oeuvre.

Les assistants sociaux, le personnel de la mairie et des volontaires ont fait des rondes autour des maisons des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite afin de s’assurer qu’ils aient assez de provisions et de médicaments.

Les enfants en congés scolaires ont été rassemblés dans des abris publics, divertis par des clowns, chanteurs et autres artistes qui ont donné de leur temps et talent pour participer à l’effort de guerre.

Les kibboutz du nord d’Israël ont offert l’hospitalité à des familles du sud du pays. Ces familles qui ont décidé de sortir de leur douloureux quotidien, surtout celles avec des enfants en bas âge. Pour certains, c’était l’occasion de rendre visite aux grands-parents et autres membres de la familles vivant dans le nord.

Un couple, vivant proche de la frontière avec la bande de Gaza, a été contraint d’annuler sa cérémonie de mariage en raisons des recommandations d’un Haut Commandant d’éviter les rassemblements publics. Le couple a été inondé d’offres de propriétaires de salles de réception et de propriétaires privés pour tenter de trouver une autre alternative.

Il a accepté une offre et a décidé de déplacer la cérémonie dans une salle de la ville côtière d’Ashdod, pour finalement constater que cette ville aussi était sous alerte rouge aux roquettes mardi soir. Le reportage de la télévision a ainsi montré la mariée dans sa longue robe blanche, fixant le ciel et regardant l’interception de roquettes par le système antimissile Dôme de fer.

A Jérusalem, où les résidents sont d’ardents vétérans des attaques terroristes mais non des tirs de roquettes, quelque 6.000 personnes ont été évacuées mardi de l’amphithéâtre « Sultan Pool » en plein milieu d’un concert au moment où les sirènes ont retenti, couvrant la musique du chanteur de rock israélien Berry Sakharof.

Sur les plages de la quatrième plus grande ville d’Israël, Rishon Letsion, juste au sud de Tel Aviv, les sauveteurs ont ordonné aux baigneurs de sortir rapidement de l’eau et d’évacuer la plage. Plusieurs heures plus tard, une roquette a été interceptée au-dessus de la ville.

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