Le 26 avril 1920 s’achevait la fameuse Conférence de San Remo, réunissant les vainqueurs de la 1ère Guerre mondiale dans le but de répartir les territoires de l’Empire ottoman vaincu et en décomposition. Dans le droit de la guerre les territoires saisis aux vaincus ou au agresseurs ne leur sont pas restitués. Israël reste le seul cas au monde où l’inverse est exigé du vainqueur!

Il y a cent ans: la Conférence de San Remo

Le 26 avril 1920 s’achevait la fameuse Conférence de San Remo, réunissant les vainqueurs de la 1ère Guerre mondiale dans le but de répartir les territoires de l’Empire ottoman vaincu et en décomposition. Dans le droit de la guerre les territoires saisis aux vaincus ou au agresseurs ne leur sont pas restitués. Israël reste le seul cas au monde où l’inverse est exigé du vainqueur!

C’est lors de cette conférence que la Grande-Bretagne obtint officiellement la mandat sur la Palestine (s’étendant à l’époque sur les deux rives du Jourdain) avec comme mission essentielle de favoriser la création du Foyer National Juif prévu par la Déclaration Balfour de 1917. C’est en fait cette conférence qui constitue la base juridique moderne du droit à l’existence de l’Etat d’Israël, étant entendu que le droit du peuple juif à cette terre a en premier lieu des fondements historiques et religieux. Contrairement à une idée répandue, le plan de partage de 1947 en deux Etats de ce qui restait de la Palestine mandataire n’a aucune valeur juridique ni contraignante.

Howard Grief (juriste en droit international) est formel: « Il n’y a aucune vérité dans l’affirmation que le fondement juridique d’Israël repose sur la résolution de partition de l’ONU du 29 novembre 1947. Si le peuple juif et les Arabes s’étaient entendus pour contracter un accord fondé sur les termes d’une résolution, alors des droits et des devoirs auraient pu être créés dans le droit international. Mais cela n’a pas eu lieu ». Depuis 1980, Howard Grief a étudié avec minutie les clauses des Accords de San Remo, et a exposé ses conclusions dans un livre « Les fondements juridiques et les frontières d’Israël selon le Droit international ».

Dans le mandat confié à la Grande-Bretagne il est question du « du lien historique existant entre le peuple juif avec la Palestine » ce qui démontre qu’il ne s’agit pas d’un droit nouveau et sorti de nulle part mais qui repose bel et bien sur une réalité très ancienne et incontestable. En outre, le mandat britannique ne fait aucune référence à des droits nationaux arabes en Palestine, qui leurs sont accordés dans tout le reste du Moyen-Orient, mais uniquement à la préservation des « droits civils et religieux des populations non-juives ».

N’oublions pas non plus que sous la pression arabe, la Grande-Bretagne a donné un grand coup de canif dans l’application de son mandat en amputant rapidement la Palestine mandataire de toute sa rive orientale (90.000 km2) dans le but de donner une compensation au roi Abdallah, persuadé par Londres de renoncer au trône d’Irak au profit de son frère Fayçal, chassé de Syrie par les Français! Ce sera la naissance en 1923 du royaume artificiel de Transjordanie, aujourd’hui la Jordanie.

Et c’est sur le 1/5e restant de la Palestine destinée au Foyer national juif qu’aujourd’hui l’Union européenne, France en tête, voudraient empêcher Israël d’étendre sa souveraineté au moyen de menaces honteuses.

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Photo Wikipedia

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