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Le discours de Netanyahou n’a d’autre objectif que d’éviter une conflagration mondiale

By 4 mars 2015 Lève-toi !

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Netanyahou, Churchill et le Congrès – 
Tenter d’éviter la guerre

Il y a des similitudes frappantes entre les objectifs du discours de Churchill il y a près de 75 ans et aujourd’hui celui de Netanyahou. L’un comme l’autre n’ont d’autre objectif que d’éviter une conflagration mondiale. Et, comme Churchill dans les années 1930, Netanyahou est la seule voix parmi les leaders mondiaux d’aujourd’hui.

Il n’y a aucun doute sur les intentions de l’Iran. On compare ses intentions à un Auschwitz nucléaire. Israël n’est pas la seule cible de la violence iranienne. L’Iran tient depuis longtemps ses promesses de mobiliser les forces islamiques contre les États-Unis, le Royaume-Uni et les autres alliés des américains. Les attaques dirigées et soutenues par l’Iran ont tué environ 1100 militaires américains en Irak au cours des dernières années. L’Iran a apporté son soutien direct à Al-Qaïda lors des attaques du 11 septembre.

Entre 2010 et 2013, l’Iran a ordonné ou autorisé au moins trois grands attentats terroristes contre les Etats-Unis et l’Europe. Heureusement, ils ont tous été déjoués.

Le programme de missiles balistiques de l’Iran, inexplicablement exclu des négociations avec les 5 + 1, met l’Europe à la portée de l’Iran, et de futurs développements lui permettront d’atteindre les États-Unis.

Il n’est pas encore trop tard pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Lors de son discours au Congrès, en 1941, Churchill avait rappelé au peuple américain que cinq ou six ans plus tôt, il eut été facile d’empêcher l’Allemagne de se réarmer sans effusion de sang. Mais en 1941, il était trop tard.

Ce régime vindicatif et volatile ne doit sous aucun prétexte être autorisé à acquérir une capacité nucléaire, quel que soit les intérêts économiques à court terme, des avantages politiques ou stratégiques, que les 5+1 pensent pouvoir tirer d’un accord avec Téhéran.

Dans quelques jours, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’adressera au Congrès des États-Unis pour la troisième fois. Le seul autre chef d’Etat étranger à avoir bénéficié de ce privilège est Winston Churchill. Comme Churchill quand il a parlé au Congrès en Décembre 1941, Netanyahou prend un risque.

Pour Churchill c’était au péril de sa vie – il a dû faire un voyage transatlantique dangereux à bord du cuirassé HMS Duke of York durant une sérieuse tempête, et traverser des mers infestées de sous marins allemands. Pour Netanyahou, c’est au risque de sa carrière politique et des relations de son pays avec les États-Unis, compte tenu de l’opposition intense d’Obama pour son discours.

Mais comme Churchill, Netanyahou est un soldat combattant et comme Churchill, un leader politique coriace qui n’a pas peur d’assumer ce genre de risques lorsque tant de choses sont en jeu. Et dans les deux cas, les enjeux sont plus grands que leurs propres vies, que leurs réussites et rivalités politiques, les relations entre leurs pays et les États-Unis ; les enjeux, c’est le sort du monde tout entier.

S’exprimant quelques jours après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, Churchill fit un résumé du conflit, et conclut par un appel vibrant au peuple américain dans le sens de l’unité anglo-américaine afin d’éviter de futurs conflits, leur rappelant que «deux fois en une seule génération, les gens ont été confrontés à la catastrophe d’une guerre mondiale”.

« Ne devons-nous pas à nous-mêmes, à nos enfants et à l’humanité, demanda-t-il, que nous nous assurions que ces catastrophes ne nous engloutissent pas une troisième fois ?»

L’appel de Netanyahou pour une unité américano-israélienne face au nouveau danger ne sera ni moins profond, ni de moindre envergure. Le danger est peut-être même plus grand que celui que Churchill pouvait imaginer à l’ère pré-nucléaire de 1941. Alors que Churchill parlait d’un péril futur encore inconnu, le point central de l’intervention de Netanyahou sera la menace précise et imminente pour la paix du monde incarnée par un Iran autorisé à produire des armes nucléaires.

Et comme Churchill dans les années 1930, Netanyahou est la seule voix parmi les leaders mondiaux aujourd’hui.

La poursuite de l’enrichissement d’uranium et de plutonium (dont il n’a nullement besoin à titre civil), ainsi que le développement de missiles balistiques de longue portée, ne font aucun doute sur les intentions de l’Iran. C’est un Auschwitz nucléaire.

Il est du devoir de Netanyahou de sonner l’alarme contre une telle perspective. C’est la survie d’Israël qui est en jeu. C’est Israël qui devra mener une intervention militaire si les Etats-Unis ne le font pas. Et ce seront les Israéliens qui mourront lors d’une conflagration régionale.

Mais ce ne est pas seulement une menace existentielle pour Israël – c’est un danger pour les autres pays du Moyen-Orient et pour nous tous. Du fait de la mollesse de l’Occident, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie étudient déjà le développement de leurs propres capacités nucléaires.

Un accord qui permet à l’Iran d’atteindre la puissance nucléaire déclenchera une course à l’armement au Moyen-Orient qui augmentera de façon exponentielle les risques de guerre nucléaire mondiale, lequel risque est multiplié par la vulnérabilité des gouvernements régionaux qui peuvent être renversés par des extrémistes.

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L’Iran étant le parrain numéro un du terrorisme mondial, le régime des ayatollahs n’aura aucun scrupule à approvisionner ses mandataires terroristes avec des armes nucléaires.

C’est la plus grande menace auquel le monde est confronté aujourd’hui. Pourtant, tous les signaux indiquent que les négociateurs du 5 + 1, sur l’injonction d’un Obama obsédé par l’idée d’une détente avec Téhéran, sont déjà d’accord et sur la voie de l’apaisement, comme dans les années 1930, et permettront à l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.

L’idée – inspirée par la guerre froide – que la dissuasion mutuelle pourra éviter que ce régime apocalyptique et fanatique utilisera ses armes nucléaires est dangereusement naïve. Pourtant, les dirigeants occidentaux qui semblent être sur le point de parvenir à un accord ne sont pas naïfs. Mais ils n’ont pas la force morale d’affronter l’Iran, et voient l’apaisement comme le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux.

Pour évaluer leurs intentions, nous n’avons pas besoin de nous appuyer sur les fréquentes menaces des iraniens, telles que celles du général Hossein Salami, qui récemment disait, pendant que les négociations étaient en cours: « Tant que les États-Unis continuent d’utiliser le monde islamique comme le terrain de leur politique régionale, toutes les forces du monde islamique seront mobilisées contre eux”. Dans la même interview, il menaçait également Israël: « L’existence même de l’entité sioniste et son effondrement sont [pour nous] d’une importance capitale.»

La détermination de l’Iran à vouloir l’effondrement de «l’entité sioniste» par la violence se manifeste en permanence, notamment par le financement d’attaques armées contre des soldats et des civils israéliens, en Israël comme à l’étranger, en utilisant le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique palestinien. Le conflit à Gaza de l’été dernier, par exemple, doit beaucoup au financement et à l’armement iraniens.

Il y a seulement quelques semaines, le général des Gardiens de la révolution Mohammad Allahadi coordonnait avec de hauts responsables du Hezbollah la mise en place d’un nouveau front sur le territoire syrien dans le Golan, à partir duquel ils auraient lancé des attaques contre Israël. Allahadi a été tué par une frappe aérienne israélienne alors qu’il visitait la zone d’opération.

L’Iran a apporté un soutien direct à al-Qaïda lors des attentats du 11 septembre, et il continue d’abriter des terroristes d’Al-Qaïda. Le soutien et l’aide aux organisations terroristes sunnites et chiites dans la préparation d’attaques contre les États-Unis et ses alliés se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Avant même le bombardement nucléaire du Japon en Août 1945, Churchill et Roosevelt avaient compris les dangers de laisser leurs ennemis acquérir une telle capacité nucléaire. Lorsque les renseignements alliés identifièrent une usine nazie de production d’uranium à Oranienburg en Allemagne de l’Est, 612 bombardiers la détruisirent en un seul raid, en Mars 1945, avec 1506 tonnes d’explosifs et 178 tonnes de bombes incendiaires, pour empêcher l’usine de tomber entre les mains des troupes russes.

Seule une position ferme de l’Occident, et le rejet de tout accord permettant le développement de l’arme nucléaire, éviteront qu’une telle action ne devienne pas nécessaire contre l’Iran.

Il n’est pas encore trop tard pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Le peuple américain, le gouvernement américain et l’Occident dans son ensemble doivent tenir compte de l’avertissement clair de Netanyahou de ne pas parvenir à un accord qui permette au régime iranien hypocrite et malveillant de posséder ces armes. Au lieu de cela, des sanctions qui peuvent forcer Téhéran à abandonner ses ambitions et ses menaces sur le monde doivent être maintenues et, si nécessaire, augmentées.

Le colonel Richard Kemp a passé la plupart de sa carrière (30 ans) dans l’armée britannique. Il commandait les troupes qui étaient aux avant postes de la lutte contre le terrorisme et les insurrections dans des points chauds comme l’Irak, les Balkans, l’Asie du Sud et l’Irlande du Nord. Il était le commandant des forces britanniques en Afghanistan en 2003. De 2002 à 2006, il a dirigé l’équipe anti-terroriste du Comité commun du renseignement du Bureau du Premier ministre britannique.

Richard Kemp

Traduit et adapté par la rédaction d’Israël-flash

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