Le nouveau christianisme signifie « rejoindre le camp des perdants » de ce côté-ci de l’histoire. Par La Lumière

By 26 décembre 2019 Le mot du jour

Le nouveau christianisme signifie « rejoindre le camp des perdants » de ce côté-ci de l’histoire.

par La Lumière

Par Gary DeMar
24 décembre 2019
Tremper Longman III est le chercheur distingué en études bibliques du Westmont College en Californie où il a été professeur d’études bibliques à la chaire de Robert H. Gundry de 1998 jusqu’à sa retraite en 2017. Il est opposé au président Trump et veut le destituer. Il croit que c’est mal de la part des chrétiens de soutenir le Président.
Il pense que la destitution du Président Trump sera bénéfique pour l’Eglise même si une persécution générale se produit. Il dit par exemple :
Et la bonne nouvelle est que nous n’avons pas à craindre de perdre notre liberté religieuse pour que l’Eglise prospère. Et la preuve anecdotique en est que l’Eglise prospère mieux quand il y a peu de liberté religieuse. « N’ayez pas peur » est l’avertissement que nous donne la Bible.
L’Eglise survivra toujours, mais cela signifie-t-il que les chrétiens devraient céder à la persécution et à la perte de la liberté religieuse quand nous n’y sommes pas obligés ? Nous connaissons l’ennemi. Il est à nos portes. Il est dans nos écoles. Nos tribunaux sont remplis de juges anti-chrétiens. Il y a un parti politique qui veut appliquer des lois contraires à presque toutes les croyances chrétiennes que l’Église a toujours eues.
Si vous parlez de l’homosexualité ou du transsexualisme, vous risquez de perdre votre emploi. Longman dit que cela est acceptable parce que l’Eglise continuera à prospérer. L’État pourrait raser votre église, cela est normal parce que le christianisme est florissant en Chine où les églises sont rasées.
Longman a écrit ce qui suit :
Je crois que cela a été une erreur de la part du boulanger, par exemple, de ne pas faire cuire le gâteau pour le mariage homosexuel. C’est différent que de demander à un boulanger de faire un gâteau avec une croix gammée, cette dernière étant un symbole de haine et de violence.
Le boulanger n’avait pas besoin d’affirmer le mariage homosexuel pour faire cuire le gâteau et il n’était donc pas obligé de pécher dans ses actions. S’il avait vraiment fait le gâteau, il aurait pu pécher contre sa conscience et il n’aurait pas dû le faire, mais plutôt que de chercher une protection pour ne pas l’avoir fait, il aurait dû en accepter les conséquences.
La conséquence pour un tel boulanger a été une amende de 135 000 $. Mais cela est acceptable parce que l’Eglise sera plus forte et survivra. Considérez ceci :
Les pilleurs islamistes peuls mènent une guerre barbare contre les chrétiens du Nigéria, a rapporté cette semaine le Wall Street Journal, dans une campagne brutale destinée à débarrasser la ceinture centrale du pays des non-musulmans.
Dans son compte-rendu de première main des atrocités commises dans l’ancienne colonie britannique, Bernard-Henri Lévy écrit que les extrémistes peuls représentent maintenant une plus grande menace que le groupe terroriste islamique Boko Haram, et sont responsables d’attaques djihadistes systématiques donnant lieu à des incendies, des viols, des mutilations, des pillages et des meurtres.
Lévy décrit la campagne comme une  » guerre lente » contre les chrétiens du Nigéria, « massive dans son ampleur et horrible dans sa brutalité ». Et pire que tout, il affirme, que « le monde l’a à peine remarqué. »
Présents dans tout le Nigéria et comptant entre 14 et 15 millions de personnes, les pilleurs peuls sont originaires du Nord du pays, majoritairement musulman, mais se sont dirigés vers le Sud où ils font régner la terreur sur les chrétiens (Breitbart.)
Pas de soucis car « l’Eglise prospère mieux quand il y a peu de liberté religieuse. « N’ayez pas peur » est l’avertissement que nous donne la Bible. »
Lorsque Donald Trump a battu Hillary Clinton en 2016, notre nation a eu l’occasion de mettre fin à l’assaut des politiques maléfiques qui auraient été adoptées si elle avait gagné. Considérez quel aurait été l’effet à long terme de ses nominations à la magistrature par rapport aux choix du président Trump. Cela inclut la Cour suprême. Chaque jour qui passe, Trump nomme des juges et le Sénat les approuve. Cela inspire de la crainte chez les démocrates. Leur seul espoir est d’obtenir de la Cour suprême qu’elle annule les décisions des juges nommés par Trump.
Je soupçonne que Ruth Bader Ginsburg attendait de prendre sa retraite afin que Hillary pût nommer son successeur. Si Trump gagne un second mandat, selon toute vraisemblance, Ginsburg prendra sa retraite. D’autres juges conservateurs pourraient aussi prendre leur retraite. Cela signifie que Trump doit être destitué maintenant !
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Comme Longman, Ginsburg veut que Trump disparaisse. Elle donne déjà son avis sur la façon dont le Sénat devrait gérer sa destitution.
À mon avis, une grande partie, sinon la totalité, de la pression exercée par les démocrates concernant la destitution concerne l’avortement. Ils ont peur que la Cour Suprême annule l’affaire Roe contre Wade. Je ne crois pas que cela arrivera, peu importe qui sera à la Cour. L’avortement sera interdit lorsque l’Eglise exercera sa volonté morale, mais cela n’arrivera pas parce que la plupart des églises n’abordent plus ce genre de questions depuis la chaire. La plupart des chrétiens américains sont moralement et politiquement ignorants. On leur a dit pendant des décennies que les chrétiens ne devraient pas s’impliquer dans la politique. Leurs opinions politiques et économiques, et maintenant leurs opinions morales, ont été façonnées par une culture avec laquelle ils refusaient de nouer le dialogue.
La grande majorité des chrétiens envoient leurs enfants dans des écoles publiques où ils sont endoctrinés dans une vision du monde non chrétienne virulente où l’homosexualité est prônée, le transsexualisme une chose réelle et l’endoctrinement politique la norme.
Au lieu de traiter ces questions au sein de l’Eglise, les chrétiens comme Longman concentrent leurs efforts sur la destitution du Président Trump de son mandat alors qu’ils devraient s’employer à obtenir des chrétiens qu’ils retirent leurs enfants des écoles publiques. Les églises ne seraient pas vides six jours par semaine. Elles serviraient à contrer la vision du monde anti-chrétienne qui imprègne notre nation et à élever des jeunes pieux équipés de l’Evangile et d’une vision du monde chrétienne. Ce réalisme qui viendrait de la base et qui toucherait le haut transformerait notre nation afin que nous ayons des dirigeants politiques qui reflètent les vraies valeurs chrétiennes.
Le but serait de diminuer le pouvoir, la portée et l’autorité du gouvernement fédéral.
L’Eglise a été sur la défensive et a capitulé face à la culture pendant si longtemps qu’elle ne sait plus ce que l’Eglise devrait ou pourrait être.
Longman a affirmé que les jeunes et les évangéliques noirs quittent l’Eglise à cause du soutien chrétien en faveur de Trump. Je ne sais pas comment il sait cela. Je crois que beaucoup de jeunes quittent l’Eglise à cause de son piétisme inhérent et de son manque de pertinence. Le sermon moderne typique a pour thèmes : le moi, le mien et le nôtre. Il a peu de pertinence en rapport avec la culture générale.
Le fait que l’espérance de la plupart des chrétiens soit presque entièrement orientée sur le monde à venir n’aide pas beaucoup. L’importance de ce monde est à peine mentionnée sur la chaire. Les pasteurs d’aujourd’hui, dont beaucoup sont issus d’églises réformées ou calvinistes, sont comme Whittaker Chambers (1901-1961) [1], qui est parti et a dénoncé le communisme et est devenu chrétien. Dans une déclaration devant le Comité des activités de la Chambre des représentants en 1948, il déclara ce qui suit :
Je sais que je quitte le côté des gagnants pour me mettre du côté des perdants, mais il vaut mieux mourir du côté des perdants que de vivre sous le communisme.
D’une certaine façon, Trump est comme Chambers. Le témoignage de Chambers et le procès d’Alger Hiss qui s’ensuivit exposèrent ce qui était alors une préfiguration de l’État profond d’aujourd’hui, « la vision de la pensée de l’homme délogeant Dieu en tant qu’intelligence créatrice du monde. C’est la vision de l’esprit de l’homme libéré par la seule force de son intelligence rationnelle, réorientant le destin de l’homme. » Voici l’analogie avec Trump :
Le fait de nommer Hiss au Comité de la Chambre des représentants sur les activités anti-américaines en tant qu’agent communiste a valu à Chambers le mépris total de la plupart des dirigeants politiques et médiatiques et a été, rétrospectivement, le début des profondes divisions sociales, culturelles et politiques qui continuent de marquer la vie américaine entre ses élites et la petite bourgeoisie [classe moyenne inférieure] [2].
Les prémillénaristes ont placé leur espérance dans un enlèvement qui n’arrive jamais, alors que les amillénaristes n’ont même pas cela. Tout ce que les amillénaristes peuvent dire, c’est : « Vous avez rejoint le côté des perdants de ce côté-ci du ciel, et si vous êtes persécutés et massacrés pour votre foi, réjouissez-vous, ceux qui resteront seront des chrétiens plus fidèles. »
Les pertes temporelles peuvent être une bonne chose. Elles peuvent inciter à de plus grands accomplissements. Il existe une histoire de ce phénomène. Mais capituler devant les pertes n’est rien d’autre que faire des pertes un badge spirituel d’une fausse piété.
Notes :
[1] Il a été agent de la quatrième section du renseignement militaire soviétique de 1932 à 1938, où il a coordonné des activités d’espionnage avec de hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis.
[2] Richard M. Reinsch, « Two Faith : The witness of Whittaker Chambers « , Institut Acton (11 avril 2012).

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