« Marmara » – dix ans après: un témoignage d’une officier de la Shayetet 13

Dix ans jour pour jour ont passé depuis l’épisode de bateau turc « Marmara » arraisonné par Tsahal alors qu’il tentait de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza. Cet épisode fut le point culminant de la détérioration des relations entre la Turquie et Israël, décidée auparavant par le dictateur antisémite Recep Erdogan.

Sous couvert d’expédition humanitaire, ce bateau avait en fait à son bord de nombreux activistes pro-Hamas venus en découdre avec Tsahal, avec les conséquences que l’on sait: agression féroce des soldats de Tsahal par des terroristes lors de l’arraisonnement et réaction légitime des soldats qui a fait neuf morts. Plusieurs soldats avaient été blessés.

Le commandant N., l’un des officiers de l’unité d’élite Shayetet 13 qui fit partie de l’arraisonnement raconte ce qui s’est passé ce jour là et qui a laissé un traumatisme sur les soldats qui ont participé à l’opération jusqu’à ce jour encore. Il était le sixième soldat à monter à bord du « Marmara » et indique avoir été immédiatement surpris par le nombre impressionnant de personnes qui étaient à bord (680 passagers dont 380 Turcs): « Nous avions qu’il y avait du monde mais nous ne savions pas qu’outre les activistes il y avait aussi une soixantaine de terroristes membres de l’organisation islamique turque IHH. Contrairement à d’autres expéditions où l’on avait affaire à des ‘militants pacifiques’, là, il s’agissait d’individus qui avaient reçu de l’argent de la Turquie pour tuer des soldats de Tsahal ».

Le commandant N. qui était aussi l’infirmier de l’unité, souligne que malgré la préparation, les soldats ont été surpris par la violence des terroristes montés à bord. Il révèle notamment que l’un de ses hommes avait été kidnappé par des membres de l’IHH et qu’il avait fallu un bon moment pour le retrouver et le soigner, tant il avait reçu de coups.

La version officielle de cet épisode, écrite par la Turquie d’Erdogan et adoptée par la communauté internationale parlait d’une « agression meurtrière de militants pacifiques par Tsahal ». Cette version a même eu effet sur le gouvernement israélien qui pour rétablir (vainement) des relations normales avec Ankara avait accepté de présenter des excuses au gouvernement turc et de verser des sommes considérables sur un fonds de compensation en faveur des familles des terroristes tués. La réalité est comme souvent tout autre: malgré les multiples avertissements préalables d’Israël et les tentatives diplomatiques pour empêcher cette expédition, l’IHH, soutenue par le dictateur turc avait décidé d’aller jusqu’au bout, y compris en donnant instruction à ses activistes d’user de violence envers les soldats.

Photo porte-parole Tsahal

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