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OR AVEC AYIN, OR AVEC ALEPH d’Elishéva Goël / Extrait N°4

By 21 avril 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

CHAPITRE 2

Questionnement de jeunes hommes chrétiens concernant la pudeur de la femme

Pour revenir à la phrase du Rav Shmouel Elyahou citée plus haut, quand il dit que celui qui offense et humilie n’a pas droit au monde futur, je vous raconterai simplement ce qui suit pour l’illustrer.

Récemment, mon époux tenait une réunion pour les jeunes de notre assemblée de Suisse et il a été poussé à poser la question suivante aux jeunes gens (dont un était déjà marié) :

« Que pensez-vous du port du pantalon par une femme ? »

 

 La réponse a été la même de la part de tous ces jeunes hommes :

« Nous sommes dérangés, même au fond choqués et très mal à l’aise par le port du pantalon par une femme. Nous ressentons cela comme une sorte de  provocation. Dans certains cas le trouble devient même une sorte de viol de conscience, comme si on voulait nous forcer à voir ce que l’on ne veut pas voir ».

 

(Que mes frères me pardonnent si je ne rapporte pas leurs paroles avec exactitude, mais je pense ne pas trahir leur pensée en écrivant ceci, que m’a rapporté mon mari. N’étant pas présente ce jour-là, j’ai entendu le rapport de cette discussion et j’ai eu à cœur de vous en transmettre l’essence).

N’en va-t-il pas de même de certains nos décolletés ? La pudeur face à D.ieu et aux hommes, le respect dû à nos époux et à nos frères, l’honneur que nous leur devons, ne sont-ils pas des motifs suffisants pour réformer nos voies en ce domaine de manière radicale, mes sœurs ?

Je pense à cet instant à la définition de la femme vertueuse, que l’on trouve en Proverbes 31. N’y est-il pas écrit  aux versets 22 et 23 :

«Elle a des vêtements de fin lin et de pourpre. Son mari est considéré aux portes, lorsqu’il siège avec les anciens du pays. » ?

Le fait que son mari soit considéré au niveau social semble directement lié au comportement de son épouse. Le fin lin est symbole de pureté dans la Parole de D.ieu. Quant à la pourpre, elle est symbole d’honneur et de royauté.

Je me souviens d’une conversation avec une sœur qui me partageait ce qu’elle avait vécu durant des années avec son mari qui ne connaissait pas le Seigneur.

Celui-ci exigeait d’elle qu’elle porte des décolletés et des mini-jupes. Car, disait-il, il fallait que le monde voie que sa femme était belle et qu’il en était fier. Folie que l’attitude de cet homme ! Humiliation pour son épouse, qui se sentait comme violée, prostituée, humiliation pour lui qui ne se rendait pas compte qu’il exposait la nudité de sa femme au tout-venant, dévoilant sa propre chair au regard de convoitise des autres hommes !

Cette sœur était non seulement humiliée, mais elle aurait tant voulu pouvoir être réservée pour le seul regard de son mari. Heureusement celui-ci a fini par se convertir et a changé d’opinion après s’être repenti. Le respect mutuel est né dans ce couple, comme cela aurait dû être le cas depuis le début de leur mariage.

Une femme véritablement née de nouveau n’aura qu’un désir, c’est d’honorer son époux et de le respecter devant tous.

Je pense au commandement central de la loi (Deut. 6 : 5), énoncé lui-même par Yeshoua :

«Tu aimeras le Seigneur, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »

 

Ce second commandement, qui est semblable au premier, selon Yeshoua, nous a été donné pour que nous comprenions que notre vie n’a de sens que portée vers l’autre, celui qui est en face de nous, et que nous pratiquions dans l’obéissance et la joie ce commandement, dans tous les domaines où cela s’avère nécessaire. C’est ainsi seulement que nous serons appelés enfants de D.ieu.

Evidemment et heureusement,  nous sommes ici bien loin de l’individualisme hédoniste post-soixante-huitard où des individus déboussolés en arrivent aux pires extrémités.

Je me souviens ici de l’horreur que nous avons ressentie, mon époux et moi dans le passé, avant de connaître le Seigneur, lorsque a tenté de s’imposer à nous (car ils s’imposent…) une relation que d’instinct nous tenions à l’écart.

Nous avons découvert que ces personnes pourtant intelligentes, mais adeptes de la contre-culture, du rock et de tout ce qui l’accompagne, avaient envisagé de nous proposer des relations échangistes. L’horreur.

Un  duo de « solitaires à deux » engagés dans tous les chemins du plaisir solitaire, égoïste, ce « couple »,… parents d’un bambin. Il se dégageait d’eux quelque chose de glacial. C’est avec effroi et dégoût que nous leur avons alors signifié notre refus de contact.

Ils avaient aussi tenté de nous « imposer » leur goût étrangement marqué (une vraie dévotion) pour la musique rock, alors que mon mari et moi écoutions du classique et jamais de rock que nous ressentions si mal. Il est intéressant de signaler qu’il y a un étrange et évident rapport démoniaque entre cette musique rock et l’impudicité. Mais ceci est déjà un autre sujet.

L’apôtre Jean n’écrit-il pas dans sa première Epître, chapitre 2, versets 4 et 5 :

« Celui qui dit : Je L’ai connu, et qui ne garde pas Ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais celui qui garde Sa parole, l’amour de D.ieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en Lui. » ?

Ne dit-il pas également, en 1 Jean 5 : 1 à 4 :

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de D.ieu, et quiconque aime Celui qui L’a engendré aime aussi celui qui est né de Lui. Nous connaissons que nous aimons les enfants de D.ieu, lorsque nous aimons D.ieu et que nous pratiquons Ses commandements. Car l’amour de D.ieu consiste à garder Ses commandements. Et Ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de D.ieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. »

CHAPITRE 3

Une sœur habituée à s’habiller à la manière du monde

Découvrir en profondeur ce que signifie le mot pudeur… Quel programme ! Je vous parlerai un peu plus loin de la définition du mot grec « aïdos » qui signifie « pudeur ».

Mais je voudrais vous rapporter maintenant une petite anecdote survenue il y a un peu plus d’une année dans notre assemblée en Suisse. Il s’agit d’une sœur dans la cinquantaine, mère de famille nombreuse, qui a l’habitude de porter des pantalons et pantacourts très moulants en stretch, en toutes occasions (sorties, église, vie quotidienne).

Une sœur plus âgée, diaconesse parmi nous et qui priait pour cette famille, a commencé avec beaucoup de délicatesse à essayer de lui faire comprendre que sa manière d’être était extrêmement choquante pour tout son entourage. Elle lui a parlé de la pudeur des saintes femmes de la Bible, de la féminité, du respect dû à son mari, à ses enfants, à l’Eglise.

Et cette sœur a avoué qu’elle savait que c’était la volonté de D.ieu qu’elle adopte un style vestimentaire pudique et féminin, ne fût-ce que pour transmettre à ses enfants le sens du respect dû à la femme et une identité clairement établie dans le Seigneur.

Mais elle a dit aussi qu’elle ne se sentait pas prête à faire le pas, trouvant mille prétextes d’ordre pratique.

Ainsi, elle a manifesté à la fois un esprit de désobéissance, de rébellion à D.ieu, et un manque d’amour pour autrui. 1 Sam. 22 : 23 nous dit :

« L’obéissance vaut mieux que les sacrifices et l’observation de Sa Parole vaut mieux que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim ».

A la sœur qui tentait de l’enseigner sur la beauté de l’obéissance à D.ieu dans ce domaine, elle a fini par dire :

« Après tout, ce n’est pas une jupe qui peut sauver ».

Certes ! Mais il nous faut néanmoins être attentifs à toute la Parole de D.ieu et il est bien écrit dans l’Epître aux Hébreux, ch. 12, verset 14 :

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »…

 

A partir de ce moment, nous avons observé que cette sœur a commencé à prendre des distances avec les membres de notre œuvre et avec nous-mêmes. Elle n’a pas demandé la prière à mon mari ou à un ancien par rapport à ce blocage au niveau de sa sanctification.

Cet épisode n’était en fait que le dessus d’un iceberg, le révélateur de problèmes bien plus profonds n’ayant pas été réglés au début de la vie chrétienne de cette sœur, qui était née de nouveau dans une autre assemblée et nous avait rejoints après plusieurs années hors église.

Certains comportements charnels et de manipulation de son entourage se sont peu à peu révélés et mon mari lui a proposé un entretien, en présence d’un ancien, pour tenter de l’aider à mettre le doigt sur ces choses de la chair dans sa vie, qui auraient dû depuis longtemps avoir été soumises à Christ et brisées pour laisser place à une conduite du Saint-Esprit sainte et paisible.

Celle-ci aurait entraîné des bénédictions pour toute sa famille, or son mari fraîchement converti parmi nous stagnait au niveau de sa vie spirituelle et plusieurs de ses enfants ne suivaient pas le Seigneur. Elle n’a pas semblé vouloir marcher dans cette voie du brisement si nécessaire aux enfants de D.ieu. Son enthousiasme s’est estompé, la communion fraternelle refroidie…

Peu de temps après, elle quittait l’assemblée avec sa famille, pour une raison futile, fallacieuse, s’enfonçant toujours plus dans la rébellion face à D.ieu… J’espère de tout mon cœur que cette sœur que nous avons beaucoup entourée comprendra un jour que la vraie vie, la vraie liberté résident dans l’obéissance d’un cœur soumis à l’Eternel.

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Bonjour Élishéva, pour moi, maintenant, il n’y a rien de plus beau que de
    se soumettre à ses commandements. Le soumission est l’une des plus
    belles choses. Ceci coûte, par le brisement. Que le Seigneur me donne
    toujours ce courage, cette force de demeurer dans cette soumission
    si belle.

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