Pour TOUT savoir sur le Plan de Paix Américain……

By 29 janvier 2020 Israël & Moyen Orient

Donald Trump a présenté mardi soir son Plan de Paix destiné à mettre fin à 72 ans de guerre en Terre Sainte mais comme tout le monde le sait, pour faire la Paix il faut être deux, or, les « palestiniens » confirment clairement aujourd’hui ce que l’on savait depuis longtemps: Ils ne veulent pas la Paix, ils veulent simplement la destruction d’Israël. Koide9enisrael vous présente un dossier spécial afin de TOUT savoir sur ce Plan de Paix et sur les réactions qu’il a déclenché dans le monde…….Détails……….

Sommaire: 

– Trump dévoile un plan de paix à deux États, en voici les grandes lignes….
– Plan de paix de Trump: Voici les deux États d’Israël et de « Palestine »
– Mahmoud Abbas dénonce un «complot» dans l’«accord du siècle»
– Le ministère palestinien des Affaires étrangères affirme que le plan de paix américain pour le Moyen-Orient vise à faire de Gaza une entité isolée
– Les résidents israéliens de Judée et de Samarie se réjouissent mais rejettent tout Etat palestinien
– L’Union européenne évaluera le plan de paix américain pour le Moyen-Orient
– L’ONU dit s’en tenir aux frontières définies en 1967
– Moscou appelle Israéliens et Palestiniens à « négocier directement »
– L’Arabie saoudite «apprécie» les efforts de Trump
– Les Emirats Arabes Unis saluent le plan Trump, «important point de départ» pour des négociations
– L’Egypte appelle les Palestiniens et les Israéliens à « étudier attentivement » le plan de paix américain
– 73 ans d’échecs de la paix entre Israël et Palestine
– De Washington à Jérusalem, la presse divisée face au plan de paix américain
– Netanyahu annonce qu’Israël annexera des parties de la Judée et de la Samarie sur la base du plan de paix américain
– Au moins 13 Palestiniens blessés dans des heurts avec l’armée israélienne

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Trump dévoile un plan de paix à deux États, en voici les grandes lignes….

Un document « très détaillé » de près de 80 pages : le président américain Donald Trump a dévoilé mardi son plan de paix pour le Proche-Orient, avec une solution au conflit opposant Israël et les Palestiniens basée sur l’existence de deux États.
Le plan prévoit aussi d’accorder à Israël de nombreuses concessions comme la souveraineté sur la vallée du Jourdain, zone actuellement occupée par l’armée israélienne et la reconnaissance de Jérusalem comme « capitale indivisible » de l’État hébreu.
Parmi les nombreux points sensibles de ce plan, figure la reconnaissance de l’annexion par Israël à son territoire des colonies qu’il a implantées en Judée Samarie, en particulier dans la vallée du Jourdain.
Cette zone est « vitale » pour Israël, a martelé Benyamin Netanyahou, tandis que l’ambassadeur des États-Unis David Friedman affirmait que l’État hébreu pouvait annexer ses colonies « sans attendre ».
Peu après l’allocution présidentielle, l’ONU a d’ailleurs souligné qu’elle s’en tenait aux frontières définies en 1967.
Le futur État palestinien ne verrait le jour que sous plusieurs « conditions », dont « le rejet clair du terrorisme », a souligné Donald Trump, qui a ensuite tweeté une carte des deux États envisagés, avec en particulier un tunnel reliant la Judée Samarie à la bande de Gaza.

Martelant sa conviction que les Palestiniens méritaient « une vie meilleure », Donald Trump leur a aussi lancé une mise en garde.
Il a annoncé avoir envoyé une lettre à Mahmoud Abbas l’exhortant à saisir « une chance historique », et peut-être « la dernière », d’obtenir un État indépendant. « Je lui ai expliqué que le territoire prévu pour son nouvel État resterait ouvert et sans développement » de colonies israéliennes « pendant une période de quatre ans », a-t-il précisé.

Selon la Maison-Banche, le projet propose un État palestinien « démilitarisé ».
Jérusalem restera « la capitale indivisible d’Israël », a-t-il par ailleurs assuré en proposant de créer une capitale de l’État palestinien cantonnée dans des faubourgs de Jérusalem-Est. Pour Robert Malley, ancien conseiller de Barack Obama et président de l’International Crisis Group, le message adressé aux Palestiniens est clair et sans nuances : « Vous avez perdu, il va falloir vous y habituer. »
L’ancien homme d’affaires de New York, qui se targue d’être un négociateur hors pair, avait confié au printemps 2017 à son gendre et conseiller Jared Kushner, novice en politique, l’épineuse tâche de concocter une proposition susceptible d’aboutir à « l’accord ultime » entre Israéliens et Palestiniens. L’objectif : réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué.

Plan de paix de Trump: Voici les deux États d’Israël et de « Palestine »

prévoit la reconnaissance d’un État – très conditionnel – pour les Palestiniens, où la Bande de Gaza et la Judée Samarie seraient reliées par un tunnel, sans réelle continuité territoriale.

Les Palestiniens auraient donc droit à un État, mais sous conditions précises.

S’ils acceptent de négocier, la future Palestine sera totalement “démilitarisée” et Israël resterait responsable de la sécurité et du contrôle de l’espace aérien à l’ouest de la Vallée du Jourdain, tandis que le mouvement terroriste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, serait “désarmé”.
Les Palestiniens doivent également reconnaître Israël comme ”État juif”, “rejeter le terrorisme sous toutes ses formes” et renforcer leurs institutions.

Mahmoud Abbas dénonce un «complot» dans l’«accord du siècle»
Le plan de paix américain pour le Proche-Orient ne «passera pas», a soutenu le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah au terme d’une réunion des factions palestiniennes, incluant le Hamas.
«Jérusalem n’est pas à vendre, et votre complot ne passera pas», a-t-il lancé. Nous ne permettrons pas de négliger les droits historiques du peuple palestinien.»
Selon lui, les Palestiniens vont jeter ce plan dans «la poubelle de l’histoire», alors qu’il viendra l’heure où Washington sera obligé de reconnaître l’État palestinien et ses frontières de 1967.
La Palestine est prête à négocier, non avec les États-Unis, mais sous l’égide du quartet Russie, États-Unis, Onu et UE.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères affirme que le plan de paix américain pour le Moyen-Orient vise à faire de Gaza une entité isolée
L’Autorité palestinienne a affirmé mardi que le plan de paix américain pour le Moyen-Orient visait à faire de la bande de Gaza une entité isolée.
Ce plan « appelle à la création d’une entité isolée dans la bande de Gaza et établit une pleine souveraineté israélienne sur la Judée Samarie », a dénoncé le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué adressé par courriel.
Il a ajouté que « le plan américain n’est rien d’autre qu’une idée israélienne revêtue d’oripeaux américains qui traite de la cause palestinienne comme d’une question démographique », laquelle nécessiterait une réponse économique.
« En gros, cette idée américaine de vouloir résoudre la cause palestinienne repose sur cette paix économique que le leadership palestinien a déjà rejetée voici de nombreuses années déjà », a ajouté le communiqué.
Parallèlement, de nouvelles violences ont éclaté mardi matin entre soldats israéliens et manifestants palestiniens à l’est de Jabaliya près de la frontière avec Israël dans le nord de la bande de Gaza. Aucun blessé n’a été signalé.
Les résidents israéliens de Judée et de Samarie se réjouissent mais rejettent tout Etat palestinien
A Maalé Adoumim, une des plus grandes ville de Judée Samarie, « ça fait des années » que les habitants attendent une annexion par Israël. Alors on se réjouit du plan américain qui la prévoit, tout en tiquant sur la création d’un éventuel Etat palestinien.
« Je suis né ici et depuis que je suis petit, on entend parler d’annexion », raconte à l’AFP Guy Yifrach, 37 ans, maire adjoint de cette colonie située près de Jérusalem.
M. Yifrach a suivi mardi soir à la télévision, depuis son bureau, la présentation du plan de paix américain pour le Moyen-Orient.
Celui-ci est fondé sur une solution à « deux Etats », israélien et palestinien, et accorde à Israël nombre de garanties parmi lesquelles l’annexion des villes de Judée Samarie.
« Ca fait des années qu’on attend que la Judée-Samarie (nom donné à la Cisjordanie par les autorités israéliennes, ndlr), et principalement Maalé Adoumim, soient annexées », dit M. Yifrach. « Nous espérons que ça va enfin arriver ».
Plus de 400.000 Israéliens vivent actuellement en Judée Samarie, et 42.000 d’entre eux à Maalé Adoumim, considérée par ses habitants comme une banlieue résidentielle de Jérusalem.
Peu après la présentation du plan, l’ambassadeur des Etats-Unis à Jérusalem David Friedman a affirmé qu’Israël pourrait annexer sans délai à son territoire les villes de Judée Samarie.
« Israël ne doit pas attendre du tout », a affirmé David Friedman. Et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne semble pas vouloir attendre, lui va demander dès dimanche à son cabinet d’annexer des parties de la Judée Samarie, ont confirmé mardi soir à l’AFP des sources gouvernementales.
Si M. Yifrach se réjouit d’une étape franchie vers l’annexion, sa joie n’est pas complète.
« Je suis contre la création d’un Etat palestinien au coeur de l’Etat d’Israël », peu importe la forme qu’il prendrait, explique le jeune édile visiblement tendu par cette partie du projet américain.
Les mains soit serrées l’une contre l’autre, soit collées à son visage, il cite l’exemple de la bande de Gaza, dont s’est retiré Israël en 2005 et où le Hamas a pris le pouvoir deux ans plus tard. Depuis 2007, l’Etat hébreu et le mouvement terroriste islamiste se sont livré trois guerres.
M. Yifrach craint que la Judée Samarie ne devienne une nouvelle bande de Gaza, d’où tomberaient « les missiles vers le coeur d’Israël ».
Il rejoint ainsi les propos du ministre de la Défense Naftali Bennett, chef du parti de droite radicale Yamina, qui s’oppose farouchement au projet d’Etat palestinien, même amputé.
« Nous ne permettrons pas que le gouvernement israélien reconnaisse un Etat palestinien sous aucune forme », a déclaré M. Bennett, qui a appelé le gouvernement à « imposer la souveraineté israélienne sur toutes les colonies dans les jours à venir ».
Avant la présentation du plan américain, David Elhayani, président du Conseil de Yesha, la principale organisation représentative des habitants de Judée Samarie, avait fait part de sa préoccupation.
« Nous sommes vraiment perturbés. Nous ne pouvons souscrire à un plan prévoyant la création d’un Etat palestinien qui poserait une menace à la sécurité d’Israël et menacerait notre futur », avait-il déclaré.
Malgré les sourires affichés par MM. Trump et Netanyahu à Washington mardi soir, M. Yifrach reste circonspect. « La paix ne se fait pas à Washington mais sur le terrain », clame-t-il.
L’Union européenne évaluera le plan de paix américain pour le Moyen-Orient
L’Union européenne (UE) va étudier et évaluer le plan de paix américain pour le Moyen-Orient annoncé par le président américain Donald Trump, a déclaré mardi Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Le chef de la diplomatie européenne a promis que l’UE s’engageait « fermement et unanimement en faveur d’une solution à deux Etats négociée et viable », réaffirmant la volonté européenne de reprendre les négociations entre les Israéliens et les Palestiniens.
Il a exhorté les deux parties à faire preuve d’un véritable engagement en faveur de la solution à deux Etats comme seul moyen réaliste de mettre fin au conflit.
L’ONU dit s’en tenir aux frontières définies en 1967
L’ONU s’en tient aux résolutions onusiennes et aux accords bilatéraux sur la création de deux Etats, Israël et la Palestine, « vivant côte à côte en paix et sécurité dans des frontières reconnues sur la base des lignes définies en 1967 », a déclaré mardi son porte-parole.
« La position des Nations unies sur la solution à deux Etats a été définie à travers les ans par des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale auxquelles est tenu le secrétariat » de l’ONU, a précisé dans un communiqué Stéphane Dujarric après la publication du plan de paix américain pour le Proche-Orient.
« Les Nations unies restent engagées à aider les Palestiniens et les Israéliens à résoudre le conflit sur la base des résolutions de l’ONU, du droit international et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté.
Moscou appelle Israéliens et Palestiniens à « négocier directement »
La Russie a appelé mardi Israéliens et Palestiniens à entamer des « négociations directes » pour trouver un « compromis mutuellement acceptable » après la présentation du plan de Donald Trump pour le Proche-Orient.
« Il faut entamer des négociations directes pour aboutir à un compromis mutuellement acceptable. Nous ne savons pas si la proposition américaine est mutuellement acceptable ou non. Nous devons attendre la réaction des parties », a déclaré aux agences russes le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.
« L’important, c’est que les Palestiniens et les Arabes expriment leur avis », a-t-il poursuivi, ajoutant que Moscou allait « étudier » le plan américain.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu mercredi à Moscou pour présenter ce plan à Vladimir Poutine.
La Russie s’est dite à plusieurs reprises prête à accueillir des discussions directes entre Israéliens et Palestiniens.
L’Arabie saoudite «apprécie» les efforts de Trump
 
L’Arabie saoudite « apprécie » les efforts du président américain Donald Trump, qui a présenté mardi un plan de paix pour le Moyen-Orient, a annoncé mercredi le ministère des Affaires étrangères, appelant à des pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens.
Tout désaccord avec le plan américain doit être résolu par la négociation « de manière à faire avancer le processus de paix afin de parvenir à un accord qui consacre les droits légitimes du peuple palestinien », a affirmé le ministère saoudien dans un communiqué.
« Le royaume apprécie les efforts de l’administration du président Trump d’oeuvrer pour un plan de paix complet entre les parties palestinienne et israélienne », a écrit dans le ministère des Affaires étrangères dans un communique publié par la presse d’Etat.
De son côté, le roi Salmane d’Arabie saoudite a affirmé son soutien « inébranlable » aux droits des Palestiniens lors d’un entretien téléphonique avec le président palestinien Mahmoud Abbas, a rapporté mercredi l’agence d’Etat saoudienne (SPA).
Le roi est du côté des Palestiniens et soutient « leurs choix et ce qui consacre leurs espoirs et aspirations », a indiqué SPA.
« Le président palestinien a exprimé son appréciation (au roi Salmane) pour son intérêt à la cause palestinienne et au royaume d’Arabie saoudite » pour son soutien accordé au peuple palestinien, a ajouté SPA.
Les Emirats Arabes Unis saluent le plan Trump, «important point de départ» pour des négociations
Le plan de paix présenté mardi par Donald Trump est «un important point de départ pour un retour à la table des négociations», ont estimé les Emirats arabes unis, saluant cette «initiative sérieuse».
«Les Emirats arabes unis apprécient les efforts persistants des Etats-Unis pour parvenir à un accord de paix palestino-israélien», a déclaré leur ambassadeur à Washington Youssef al-Otaïba dans un communiqué diffusé sur Twitter.
Le diplomate émirati était, avec ses homologues d’Oman et de Bahreïn, un des représentants de pays arabes présent lorsque le président américain a dévoilé son plan à la Maison Blanche, en l’absence des Palestiniens.
L’Egypte appelle les Palestiniens et les Israéliens à « étudier attentivement » le plan de paix américain
L’Egypte a appelé mardi les Palestiniens et les Israéliens à « étudier attentivement » le plan de paix pour le Moyen-Orient annoncé un peu plus tôt dans la journée par le président américain Donald Trump.
Le Caire exhorte les deux parties à entamer des négociations parrainées par les Etats-Unis pour échanger leurs réactions et leurs avis sur le plan de paix américain, dans le but de « parvenir à un accord qui réponde aux aspirations des deux peuples à une paix globale et juste », a déclaré le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.
L’Egypte apprécie les efforts du gouvernement américain pour parvenir à une paix qui soit à la fois globale et équitable pour les Palestiniens, a ajouté le communiqué.
Retour sur 73 ans d’échecs de la paix entre Israël et « Palestine »
Une nouvelle tentative d’apaiser l’une des régions les plus explosives du globe : Donald Trump présentait ce mardi son plan de paix au Proche-Orient, sous les applaudissements d’Israël et les huées des Palestiniens. S’il échoue, le président américain pourra toujours se dire qu’il n’est pas le premier.
Le plan de partage de l‘ONU (1947)
Le 29 novembre 1947, la toute jeune Organisation des Nations Unies vote sa résolution 181 prévoyant la création de deux États sur le territoire de l’ex-Palestine mandataire britannique, après le retrait de Londres annoncé le 14 février précédent.
À ce jour, ce plan demeure le plus favorable aux Palestiniens puisqu’il leur accordait l’ouest de la Galilée (comprenant la ville de Saint-Jean d’Acre), l’équivalent actuel de la Judée Samarie légèrement augmenté, la bande de Gaza, une longue bande de désert le long de la frontière égyptienne ainsi que la ville de Jaffa. Quant à Jérusalem, la ville trois fois sainte, elle devait être placée sous contrôle international.
Alors que les instances juives de Palestine (excepté l’Irgoun) ont accepté ce partage, les Arabes de Palestine, la ligue arabe et les États arabes s’y sont opposé. Le 15 mai 1948, jour de la proclamation de l’État d’Israël par David Ben Gourion, les armées égyptienne, transjordanienne, syrienne, irakienne attaquent le nouvel État, renforcées par des volontaires libanais.
L’armistice signée le 30 mars 1949 consacre l’abandon du projet d’État palestinien puisqu’Israël annexe Jérusalem-Ouest, Jaffa et les parties de la Galilée et du Neguev promises aux Palestiniens.
La Transjordanie (devenue Jordanie) prend le contrôle de Jérusalem-Est et de la Judée Samarie, et l’Égypte celui de la bande de Gaza.
La délimitation entre territoires israélien et arabes est alors baptisée « ligne d’armistice de 1949 » ou « ligne verte ».
Accords d’Oslo (1993)
 
La guerre des six jours de 1967 a permis à Israël de conquérir le Golan (annexé en 1980), le Sinaï (restitué à l’Égypte en 1979), Gaza et la Judée Samarie. Les Palestiniens vivent donc à présent sous occupation israélienne dans deux territoires délimités par la « ligne de 1967 » qui a encore grignoté du territoire par rapport à la ligne de 1949.
Le 13 septembre 1993, sous l’égide du président Bill Clinton, Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat signent les « accords d’Oslo ». Entamées publiquement à Madrid en 1991 et secrètement à Oslo, les discussions aboutissent à la reconnaissance mutuelle entre Israël et l’OLP. Les accords prévoient une autonomie de cinq ans pour les Palestiniens.
Progressivement, l’Autorité Palestinienne prend le contrôle de Gaza, Jericho, Ramallah, Bethléem, Naplouse, Tulkarem, Jenine, Qalqiliah et une partie d’Hébron.
La Judée Samarie est divisée en trois zones toujours en vigueur (la A sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, la B sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien, la C sous contrôle intégral d’Israël).
Les accords prévoyaient, dans les trois ans suivant leur signature, l’ouverture de négociations conclusives réglant notamment les questions des réfugiés palestiniens partis en 1948 et 1967, des colonies, de Jérusalem et des frontières de l’État d’Israël.
Mais le massacre de fidèles musulmans par un juif extrémiste à Hébron en 1994 et l’assassinat d’Yitzhak Rabbin par un autre juif d’extrême-droite en 1995 fragilisent le processus alors que le rythme de la colonisation ne faiblit pas.
En 1996, une série d’attentats-suicides palestiniens endeuillent Israël et compliquent encore la situation et Benyamin Netanyahou (opposé aux accords d’Oslo) est élu Premier ministre.
Depuis, le processus le plus abouti entre Israéliens et Palestiniens est totalement gelé voire « mort » selon plusieurs observateurs.
Les sommets de Camp David (2000) et Taba (2001)
 
Sous l’impulsion d’un Bill Clinton en fin de mandat, le Premier ministre israélien travailliste Ehud Barak (élu en 1999) et Yasser Arafat se retrouvent du 11 au 25 juillet 2000 dans la résidence où Israël et l’Égypte avaient conclu la paix en 1978.
Le premier est prêt à s’engager comme aucun autre avant lui mais en Israël, il est aux prises avec une coalition parlementaire chancelante et une colonisation toujours expansive.
Le second se méfie des Israéliens et craint de se voir imposer par les États-Unis un accord qui ne règle pas le statut de Jérusalem.
Pendant 15 jours de négociations à huis-clos, les deux hommes ne se verront jamais en tête à tête.
La méfiance est totale et les Américains ne peuvent qu’assurer le va-et-vient entre les deux délégations, présentant seulement des projets de résolution sans aucun engagement fléché. Aucune des deux parties n’abat ses cartes et finalement, le sommet achoppe sur la question du contrôle des lieux saints de Jérusalem.
Six mois plus tard à Taba en Égypte, alors que la seconde intifada a éclaté fin septembre, les éléments de négociation sont plus précis, Israël proposant de céder Gaza, 94% de la Judée Samarie et 3% de son territoire.
En réponse, les Palestiniens demandent 97% de la Judée Samarie et 3% du territoire israélien.
Concernant Jérusalem, les deux délégations acceptent le statut de « ville ouverte » avec une souveraineté israélienne à l’ouest et palestinienne à l’est.
Mais une nouvelle fois, les négociateurs ne parviennent pas à s’entendre sur les lieux saints, disséquant mètre par mètre le contrôle du Mur des Lamentations, de l’esplanade des mosquées-mont du temple et surtout des sous-sols, lieux de fouilles archéologiques très sensibles.
Les réfugiés et surtout le statut militaire du futur État palestinien empêchent la conclusion d’un accord à la fin des rencontres de Taba le 21 janvier 2001. L’espoir demeure. mais sera une nouvelle fois douché avec l’élection d’Ariel Sharon au poste de Premier ministre d’Israël le 6 février.
Le plan arabe (2002 et 2007)
L’initiative est originale car émanant de l’Arabie Saoudite au sommet de la Ligue arabe les 27 et 28 mars 2002 à Beyrouth. La formulation est simple : les pays arabes proposent de reconnaître Israël en échange du retrait de ce dernier dans les limites de 1967 (Jérusalem-Est et Golan compris) et le retour des réfugiés palestiniens où ils le souhaitent.
À l’exception de l’Irak de Saddam Hussein et de la Libye de Mouhamar Kadhafi, les États arabes et l’Autorité Palestinienne soutiennent le projet. Mais Ariel Sharon s’y oppose, exigeant en préalable l’arrêt des violences de la deuxième intifada.
En 2007, la Ligue arabe relancera son plan mais Israël s’y opposera une nouvelle fois, dénonçant sa dimension non-négociable en particulier la question des réfugiés.
Le plan Olmert (2008)
En juin 2007, le Premier ministre israélien Ehud Olmert retrouve le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi de Jordanie Abdallah II et le président égyptien Hosni Moubarak pour une  conférence de paix à Sharm el-Sheikh en Égypte.
Dix jours avant, le jeu régional a été bouleversé par le putsch du mouvement terroriste Hamas qui contrôle désormais Gaza mais les relations entre Olmert et Abbas sont régulières et de qualité.
En 2008, Israël propose de restituer 93% de la Judée Samarie, Jérusalem-Est et 6% du territoire israélien contigüe à la bande de Gaza. Olmert pousse sa proposition très loin en acceptant le placement de la Vieille Ville de Jérusalem, mur des Lamentations compris, sous contrôle international.
Mais, comme il le reconnaîtra dans un documentaire diffusé par la chaîne israélienne Channel 10, Abbas refuse la proposition jugée comme une « perte de temps ».
Il s’accroche aux frontières de 1967 et s’inquiète de la continuité entre les parties cisjordanienne et gazaouie du futur État. Dans cet entretien, il explique « ne pas avoir pu étudier les cartes » qui lui ont seulement été montrées sans possibilité de les examiner en détail avec ses collaborateurs.
Il regrette aussi les modalités sur la question du retour des réfugiés et, de surcroît, est persuadé qu’Ehud Olmert va devoir démissionner à cause de mises en causes judiciaires (qui l’enverront ultérieurement en prison) et que son successeur ne mettra jamais son plan en application.
La dernière rencontre entre les deux hommes se déroule le 16 septembre 2008. Le 21 septembre, Olmert annonce sa démission effective le 31 mars 2009 quand Benyamin Netanyahou lui succède.
De Washington à Jérusalem, la presse divisée face au plan de paix américain
 
Le New York Times résume ainsi le « plan de paix » dévoilé mardi à Washington par Donald Trump, en présence de Benyamin Nétanyahou : « Un document politique présenté par un président en plein procès en destitution travaillant en tandem avec un premier ministre accusé de corruption. »
Surtout il rompt avec « des décennies de soutien américain au respect – à quelques ajustements près – des frontières de 1967 » et « donne son aval à des années de construction agressive de colonies ».
Il lance enfin aux Palestiniens le sombre message qu’ils ont « manqué leur chance d’obtenir une solution à deux Etats, au moins tant que M. Trump est au pouvoir ».
Le plan prévoit notamment l’annexion de la majorité des colonies israéliennes dans les territoires (30 % de la Judée Samarie), la souveraineté d’Israël sur la vallée du Jourdain, l’ensemble de Jérusalem comme capitale de l’Etat juif, la connexion terrestre entre la bande de Gaza et la Judée Samarie, la démilitarisation du futur Etat.
« L’accord du siècle » pose davantage « les termes d’une capitulation des Palestiniens que ceux d’un accord possible », estime de son côté le Washington Post.
Il constitue également « une impasse pour le président palestinien Mahmoud Abbas, dont le rôle essentiel était d’être le gardien d’un processus de paix moribond, censé mener à la solution des deux Etats ». Il permet enfin à Donald Trump d’amadouer « son électorat évangélique » et à Benyamin Nétanyahou « la droite nationaliste ».
Pour le Haaretz, ce plan est « absurde, dangereux et biaisé ». « Il est le plus pro-israélien jamais proposé et, contrairement à ce que prétend M. Trump, le pire offert aux Palestiniens », à l’heure où ces derniers sont « divisés et lâchés par leurs alliés du Golfe ».
En outre, la publication de ce document, quelques semaines avant un nouveau scrutin en Israël, constitue « le cas le plus flagrant d’une intervention étrangère dans l’élection d’un autre pays ».
Le Jerusalem Post estime au contraire que le plan montre au public américain et à la communauté internationale que « Jérusalem veut la paix et est prêt à céder des territoires pour l’atteindre ; et que les Palestiniens sont ceux qui ne l’acceptent pas parce qu’on leur donne 70 % et non 100 % des territoires [qu’ils demandent] ».
Quant au Yedioth Aharonot, il met en garde contre le rejet de ce plan par la gauche, partisane d’un plan négocié avec les Palestiniens, et l’extrême droite israélienne, favorable à un « Grand Israël » : « Le plan américain pourrait être la dernière chance pour la solution à deux Etats. »
Faute de quoi Israël deviendra un « Etat binational qui ne sera plus ni juif ni démocratique ».
Côté palestinien, dont les autorités ont rompu tout dialogue avec Washington depuis deux ans, le rejet est unanime.
« Il s’agit d’une nouvelle Déclaration Balfour », estime un militant de Jérusalem, cité par Al Jazira. Ce texte de 1917 a jeté les bases de la création de l’Etat d’Israël.
 
Netanyahu annonce qu’Israël annexera des parties de la Judée et de la Samarie sur la base du plan de paix américain
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a salué mardi le plan de paix au Moyen-Orient du président américain Donald Trump, affirmant que son gouvernement agira pour annexer des parties de la Judée et de la Samarie.
S’exprimant aux côtés de Donald Trump à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien a déclaré que l’annonce du plan marquait « une journée historique ».
Bien que le président américain ait fourni peu de détails sur le plan proposé, M. Netanyahu a pour sa part indiqué que le plan permettait au gouvernement israélien d’appliquer la loi israélienne dans la vallée du Jourdain et les colonies israéliennes en Judée Samarie.
La chaîne d’information israélienne Channel 12 TV a rapporté que le gouvernement israélien devrait approuver officiellement l’annexion d’ici une semaine.
« Israël appliquera ses lois à la vallée du Jourdain, à toutes les communautés juives de Judée-Samarie et à d’autres régions que votre plan désigne comme faisant partie d’Israël et que les États-Unis ont accepté de reconnaître comme partie d’Israël », a déclaré le Premier ministre de l’État hébreu à la Maison Blanche.
De son côté, M. Trump a précisé que le plan prévoyait quatre ans de pourparlers israélo-palestiniens avant la création d’un État palestinien si les Palestiniens garantissent la sécurité d’Israël.
M. Netanyahu s’est quant à lui dit prêt à entamer des négociations avec les Palestiniens sur la base de ce plan.
Au moins 13 Palestiniens blessés dans des heurts avec l’armée israélienne

Au moins 13 Palestiniens ont été blessés mardi soir dans des heurts avec les forces israéliennes en Judée Samarie après l’annonce du plan de paix américain pour le Moyen-Orient, a annoncé le Croissant-Rouge palestinien.
Selon un journaliste de l’AFP, environ 200 emeutiers palestiniens étaient réunis à la sortie de Ramallah, certains brûlant des photos de Donald Trump et d’autres lançant des pierres en direction de soldats israéliens qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène.
Sources: 

Le Point / Huffingtonpost / Sputnik News / Xinhuanet / TV5 Monde / French China / La Libre / Atlantico / Le Desk / Le Figaro / Xinhuanet / France Inter / Le Monde / French China / Le Figaro & Koide9enisrael

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