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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE ! d’Elishéva Goël / Extrait N° 12 : Mais revenons au fait d’aimer. Est-ce vraiment une petite chose ? Visiter la veuve et l’orphelin, est-ce une petite chose ? Je me souviens des tous débuts de notre vie avec le Seigneur. Dans l’église que nous fréquentions, il y avait une dame âgée d’environ 80 ans. Elle était toujours assise seule au milieu de la salle et personne ne semblait vouloir l’aborder. Et pourtant, elle rayonnait de la lumière du Seigneur. Seulement, il y avait un hic : elle sentait le chat et c’était presque intolérable. Mon mari et moi avons pris l’habitude de nous asseoir à côté d’elle et, malgré l’odeur, nous nous sentions si bien près d’elle que nous sentions plutôt le parfum de Christ !

By 14 mai 2021mai 15th, 2021LECTURE QUOTIDIENNE

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Mais revenons au fait d’aimer. Est-ce vraiment une petite chose ? Visiter la veuve et l’orphelin, est-ce une petite chose ? Je me souviens des tous débuts de notre vie avec le Seigneur. Dans l’église que nous fréquentions, il y avait une dame âgée d’environ 80 ans. Elle était toujours assise seule au milieu de la salle et personne ne semblait vouloir l’aborder. Et pourtant, elle rayonnait de la lumière du Seigneur. Seulement, il y avait un hic : elle sentait le chat et c’était presque intolérable. Mon mari et moi avons pris l’habitude de nous asseoir à côté d’elle et, malgré l’odeur, nous nous sentions si bien près d’elle que nous sentions plutôt le parfum de Christ !

Nous avons décidé d’aller lui rendre visite. Et bien entendu, ce qui était prévisible nous a sauté aux yeux : elle hébergeait chez elle de nombreux chats qui avaient laissé partout une odeur insoutenable. Pourquoi des chats ? Sans doute à cause de la solitude. Personne dans l’église n’avait de compassion pour une vieille dame qui n’avait pas grand-chose d’attrayant en apparence. J’ai décidé de venir lui faire son ménage, et peu à peu l’appartement a retrouvé une apparence coquette et attirante. Quant à notre sœur, nous avons partagé avec elle des moments délicieux, à parler du Seigneur. Elle avait vécu au cours de sa longue vie des expériences de foi magnifiques et nous ne l’avons jamais oubliée. En effet, peu après nous avons dû déménager à cause d’un travail que mon mari a obtenu à 100 kms de là et avons rejoint une autre assemblée plus proche de notre nouveau domicile. Nous ne l’avons pas revue, mais jamais nous n’oublierons son beau visage paisible et plein d’amour. Elle doit être aujourd’hui consolée de tout, dans la présence du Seigneur…

Dans la nouvelle église que nous avons rejointe, mon mari a été appelé au service diaconal et il a coutume de dire que cela a été pour lui la période la plus bénie, la plus heureuse qu’il ait vécue au service du Seigneur. Le service diaconal implique un amour concret pour autrui et nous avons servi de tout notre cœur pour le confort et le bien des membres de l’assemblée à cette époque.

Ensuite, manifestant un don très appuyé pour l’évangélisation (car il était sans cesse en train de témoigner autour de lui du salut en Yeshoua et amenait de nombreuses personnes à l’église), le pasteur et un apôtre l’ont institué évangéliste et c’est là qu’il a véritablement commencé à exercer le ministère, mais cela a été une surprise pour lui. L’amour des âmes était tellement forte chez lui qu’il ne pensait même pas qu’il allait être appelé au ministère. Le Seigneur attestait néanmoins son appel par des fruits et dès lors, il est rentré pleinement dans son appel, tout en travaillant encore à l’époque dans le monde. Ayant connu le pasteur Richard Wurmbrandt quelques années plus tard, celui-ci l’a soigneusement observé et testé pendant une semaine, alors que nous l’avions invité pour une conférence dans notre petite ville et il lui a demandé s’il avait déjà été appelé au ministère de pasteur. Mon mari lui a répondu que non. Richard Wurmbrands a alors dit que cela devait se faire. Plus tard encore, mon mari a été appelé au ministère de prophète dans le cadre de l’Eglise, puis de docteur aux USA, et enfin d’apôtre (à plusieurs endroits, y compris à Jérusalem où un serviteur de D.ieu lui a prophétisé ce ministère). Je vous explique tout cela pour que vous compreniez bien le processus : jamais mon mari ne s’est institué lui-même pasteur (ou aucun autre ministère). C’est D.ieu qui a mis à cœur au membres du corps pastoral de prier pour lui afin de l’établir, au vu des fruits qu’il portait. Mais il a tout d’abord fait ses preuves en démontrant un amour brûlant pour les âmes. Ce qu’il continue d’ailleurs d’avoir !

J’insiste beaucoup sur cet aspect du service qui est en fait un service du cœur, car nous sommes arrivés aujourd’hui à un tel point d’indifférence par rapport à notre prochain dans le monde et malheureusement dans l’Eglise, que nous voyons beaucoup de personnes « désirant » un ministère fonctionner avec l’esprit du monde, qui est l’esprit d’entreprise, l’ambition personnelle, l’esprit de compétition… Rien que d’écrire ce mot, cela me hérisse, car comment est-il possible même de concevoir cela entre ministères ? Et pourtant c’est ce qu’on voit partout, et cela entraîne des conséquences graves, à travers des comportements tels que « tous les coups sont permis pour éliminer l’autre, à commencer par la calomnie »… Une véritable abomination au sein d’un Corps gangréné…, qui va amener un jugement divin inévitable et proche, à n’en pas douter.

Ceci me conduit à aborder un autre aspect du sujet de notre chapitre sur le thème de la femme utilisée par D.ieu, à savoir :

La langue sanctifiée

Seule une langue sanctifiée est utilisable pour transmettre les pensées du Seigneur à travers les dons de l’Esprit (paroles de connaissance, de sagesse, prophétie) et pour servir D.ieu et son prochain. Il faut donc pour cela que le canal soit propre et pour ce faire, relisons l’Epître de Jacques qui nous parle très bien de ce problème :

« Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son coeur, la religion de cet homme est vaine. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. » (Jacques 1 : 26-27).

« Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote.

 

De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt. La langue aussi est un feu; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne.

Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c’est un mal qu’on ne peut réprimer; elle est pleine d’un venin mortel.

 

Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu.

De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce.

Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre coeur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. » (Jacques 3).

Nous pouvons lire et relire ce passage des Ecritures et devrions même  l’apprendre par cœur, si ce n’est déjà fait. Il résume parfaitement la pensée de D.ieu au niveau de la langue. Je pourrais écrire des pages et des pages sur le sujet, et je pense que les femmes en particulier devraient étudier ce sujet, car elles sont fréquemment utilisées par le diable pour semer la discorde et la destruction autour d’elle, du fait qu’elles se laissent souvent conduire par leur âme. Je connais un des travers de nombreuses femmes, en ayant souffert personnellement déjà pendant mon plus jeune âge, à cause d’amies qui étaient dévorées par ce péché : la jalousie. Ce péché peut conduire à travers la langue à une véritable destruction de la personne jalousée, et dans ce cas tous les moyens sont bons. Je reviendrai plus loin sur ce sujet capital, ce péché étant lié à la personnalité de Jézabel. Je conseille donc aux femmes deux remarquables et essentiels petits livres de pensées quotidiennes sur le sujet, écrits par le rav ‘Hafetz ‘Haïm – Un jour une halla’ha, l’étude quotidienne des lois du langage. Il ne pourra que les conduire à la repentance et à la sanctification dans ce domaine.

 

La femme utilisée par D.ieu est soumise aux anciens

 

C’est une discussion que j’ai eue hier avec mon époux à propos d’une jeune femme qui nous a visités à l’église la semaine dernière qui m’a fait penser à ajouter cette réflexion dans ce petit livre.

Cette jeune femme provient d’un pays lointain, que nous connaissons bien, et où le phénomène de Jézabel est extrêmement présent. C’est le fondement même de la société de cette nation slave. Elle est en séjour provisoire en Israël et a désiré nous rencontrer. Elle s’est donc mise à fréquenter notre assemblée depuis quelques réunions et a sollicité un entretien au cours duquel nous avons compris qu’elle souhaitait en fait nous utiliser pour un projet que le Seigneur aurait mis sur son cœur de réaliser ici, à savoir une action de prière pour aller contre des puissances des ténèbres dans un lieu bien particulier de notre région en Israël que le Seigneur lui aurait montré. Elle aurait aimé que nous l’accompagnions là-bas, ne se sentant pas suffisamment forte pour mener ce combat toute seule.

Nous lui avons dit que nous ne faisons rien sans consulter le Seigneur et que nous allions prier tous ensemble lors de notre réunion de prière hebdomadaire qui est réservée aux membres de notre œuvre. En effet, nous n’ouvrons pas cette réunion aux visiteurs extérieurs, ayant réalisé avec l’expérience qu’une prière efficace provient de l’unité de personnes qui marchent d’un même cœur et d’un même esprit. Des inconnus, et combien ils sont nombreux à visiter notre pays, Israël, et à se rendre dans les assemblées locales, vont sans aucun doute amener avec eux leurs problèmes, y compris ceux dus à un manque de purification, leurs orientations spirituelles pas toujours bibliques, loin de là, voire même leurs tendances à la manipulation.

Cette jeune personne a tout de suite réagi avec une sorte de grimace sur le visage indiquant qu’elle aurait voulu assister à cette réunion, mais nous avons été fermes et lui avons dit que nous lui annoncerions dès le lendemain la réponse que le Seigneur nous donnerait.

Nous avons donc prié tous ensemble et à l’unanimité avons reçu le mot « danger ». Le Seigneur a confirmé à nos esprits que cette femme cherchait à nous utiliser pour ses propres projets aventuriers, faisant partie de cette cohorte de personnes qui cherchent à compenser un vide intérieur par des expériences dites spirituelles ou à vivre un ministère autoproclamé pour exister dans le monde chrétien.

Le lendemain était le jour de l’étude biblique chez nous. Nous avons donc écouté notre frère Yaakov pendant le temps de cette étude, après quoi nous avons reçu cette femme à part, avec les anciens présents. Haïm, mon mari, lui a dit que nous avions prié et lui a exposé ce que nous avons reçu. Il lui a expliqué que parmi nous rien ne se fait sans l’approbation du Seigneur au travers de la prière de tous et que nous avons constaté au fil des années que cela était biblique et porteur de fruits sans conteste pérennes. Haïm lui-même ne se lance jamais dans la moindre action en dehors de l’assentiment de tous reçu dans la prière, à commencer par l’assentiment des anciens.

La jeune femme a écouté son explication et nous voyions peu à peu son visage se décomposer. Elle n’appréciait pas, c’était évident. Mon mari lui a alors demandé dans quel cadre elle avait été appelée à « servir » (car elle parlait sans arrêt de son « ministère »). Elle a répondu que D.ieu l’avait appelée et que des pasteurs l’avaient bénie. Mon mari lui a demandé s’ils avaient cherché la face de D.ieu pour savoir si elle avait un appel et elle a répondu qu’ils l’ont simplement bénie (d’une vague bénédiction), tout comme ils l’ont bénie pour le mariage qu’elle a voulu contracter avec un homme qui souhaite à présent le divorce… Impossible de lui faire admettre qu’il est biblique et essentiel d’avoir l’accord de l’Eglise reçu dans la prière pour tout appel. Voyez la première épître à Timothée, où Paul parle à Timothée de l’imposition des mains qui lui a été faite en vue du ministère.

(1 Tim 4 : 14 : « Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens. »).

Nous voyons Paul et Barnabas eux-mêmes, en Actes 13, recevoir la prière des anciens à Antioche avant de partir en mission. Ils ne se sont pas lancés seuls dans l’arène à l’assaut des puissances des ténèbres. (Actes 13 : 1-3 : « Il y avait dans l’Église d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul. Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’oeuvre à laquelle je les ai appelés. Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains, et les laissèrent partir. »

 

Bien évidemment, nous ne l’avons pas revue à nos réunions. Elle a sans doute cherché ailleurs une équipe pour l’accompagner dans ce voyage de « combat spirituel »… Entretemps, elle nous a pris du temps pour rien et elle n’a pas cherché en quoi elle pouvait être une bénédiction pour le Corps qu’elle a visité. On ne peut qu’espérer que ce qui lui a été dit par mon mari la fera un jour réfléchir, quand elle aura fini de parcourir ainsi le monde en électron libre et qu’elle aura vécu des mésaventures auxquelles elle ne s’attendait pas, lui faisant vivre bien des déconvenues, si pas des accidents de parcours dangereux…

Ici, je voudrais vous faire part d’un extrait du message donné par mon mari lors de notre dernier culte à Jérusalem. Voici ce qu’il dit : « Le problème de pas mal de chrétiens aujourd’hui, c’est une espèce d’indépendance, une espèce de vécu en électron libre, avec soi-disant finalement une garantie du Saint-Esprit. ‘J’ai le Saint-Esprit, j’ai le Saint-Esprit, je fais ce que je veux.’ A la limite, on s’identifie presque à D.ieu, en disant : ‘Je n’ai ni commencement, ni fin, je fais ce que je veux, etc., etc.’ Ca va loin… Rappelons-nous toujours ceci : ce que le diable a proposé à Eve dans le jardin d’Eden, c’est ‘Tu seras comme D.ieu’. Or, D.ieu n’a ni commencement ni fin. Et l’orgueil c’est cela aussi : ‘Moi, il n’y a personne qui décide de mon commencement et de ma fin’. Eh bien, tu te trompes, parce que c’est D.ieu qui a décidé de ton commencement et  c’est Lui qui décidera de ta fin. Essayons de nous rappeler comment nous fonctionnions quand nous avions vingt ans et que nous n’étions pas croyants, ou croyants mais pas sauvés. Nous disions : ‘Après moi les mouches ! Je vis à fond, je me fiche complètement de ce que pensent les autres’. C’était une manière de dire : ‘Je n’ai ni commencement ni fin’. Quand on a vingt ans, on ne pense pas à la mort. La mort, on verra plus tard ! On verra plus tard, oui, mais on verra quand même…

Donc nous voyons beaucoup de gens aujourd’hui qui se disent chrétiens et ne veulent pas relever du Corps du Mashia’h. Dans le fameux passage d’Actes 13 où il nous est parlé d’Antioche, nous avons vu que deux hommes qui n’étaient pourtant pas n’importe qui, Paul et Barnabas, se soumettent à l’église locale avant de partir en mission. C’est un choix. J’ai développé beaucoup dans mes enseignements ce choix que nous avons fait depuis très longtemps, que j’ai fait aussi personnellement : ‘Je reçois une direction de D.ieu, je la soumets à mon église. Je ne fais rien tant que mon église n’a pas prié et reçu confirmation’. C’est un principe d’humilité qui doit être inscrit dans nos cœurs si nous avons compris ce message qui n’est plus prêché aujourd’hui et qui est LE message fondamental, celui de la Croix. Il y a beaucoup de choses à dire sur la Croix. C’est un événement phare, exactement comme celui de la chute qui est un moment relativement bref, mais avec beaucoup de conséquences. Au moment de la Croix, il se passe aussi beaucoup de choses. Mais je ne vais ici en retenir qu’une seule : c’est que Yeshoua va dire cette parole incroyable, ici à Gethsémané : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22:42). Donc, il conçoit comme prioritaire la relation à son Père. Alors qu’Il est Lui-même D.ieu. Ce qui est intéressant ici, c’est que Jésus, étant D.ieu Lui-même, vit la relation à autrui comme nécessaire pour exister, pour se donner une légitimité. Avez-vous réfléchi à cela ? Alors, comment pouvons-nous estimer que nous ne sommes pas redevables au niveau relationnel à toute sorte de niveaux dans nos vies ? D’abord à D.ieu, ensuite à ce que le Seigneur est venu établir, c’est-à-dire à l’Eglise (c’est une entité qui a ses règles de fonctionnement auxquelles nous devrions être soumis. Bien sûr pas à celles déformées par l’Histoire mais à l’Eglise telle qu’elle est décrite dans la parole de D.ieu et qui a des fondements apostoliques). »

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Personnellement, j’ai été appelée quelquefois à parler aux femmes, toujours dans le cadre de nos assemblées, ou dans le cadre de séminaires organisés par mon époux, mais jamais je ne l’ai fait de mon propre chef et j’ai toujours parlé sous la surveillance d’un ou plusieurs anciens. Le rôle des anciens, selon la Parole, est d’être surveillants (en vue de vérifier si l’ordre de D.ieu règne et si la doctrine exposée est saine). Je me suis pliée de bon cœur à cette discipline qui me semble pour moi-même en tant qu’intervenante, et pas seulement pour l’Eglise, une garantie de sécurité. En effet, je pense qu’une réunion pour femmes, comme cela se fait normalement pour une réunion d’hommes, doit se tenir sous la surveillance d’un ancien au moins, afin que le bon ordre règne et afin que ce qui est prêché soit vérifié. (A noter : on ne trouve pas trace dans l’Ecriture d’anciens femmes).

Je me sens d’ailleurs plus à l’aise ainsi, car je ne voudrais pas amener, même sans m’en rendre compte, un enseignement pernicieux qui corromprait l’entendement de mes sœurs et les conduirait dans un égarement doctrinal ou une rébellion quelconque.

Alors que j’étais récemment en voyage avec mon mari, on m’a demandé de parler dans le cadre d’une réunion pour femmes (j’ai parlé de cet épisode au chapitre 2 de ce livre). J’ai été heureuse que mon mari m’accompagne à cette rencontre, mais j’ai regretté que le responsable de ce groupe (composé également de jeunes hommes habituellement) ne soit pas présent. Or, j’ai constaté que des femmes entre elles, laissées libres de se réunir ainsi, transforment facilement leurs réunions en quelque chose qui est proche du « poulailler », où chacune laisse libre cours à l’expression de son âme, ou à des divagations sans fin selon leurs propres idées sur tel et tel sujet. Rares sont les femmes capables de gérer rationnellement une réunion de ce type, afin que le Seigneur en soit le Maître.

Du fait que mon intervention avait été enregistrée, j’ai demandé au responsable du groupe s’il avait écouté mon enseignement, car je souhaitais qu’il me donne son avis, au cas où j’aurais avancé un enseignement qui n’aurait pas correspondu à ce qu’il enseigne lui-même et qu’il n’aurait pas considéré comme biblique. Je nous voulais pas autre chose que présenter Christ à ces jeunes femmes, mais… tout le monde peut faillir. Il m’a répondu qu’il n’avait pas écouté cet enregistrement. Quelques jours plus tard, je lui ai  posé à nouveau la question et il m’a répondu qu’il ne l’avait toujours pas écouté. J’ai compris alors qu’il estimait que les réunions pour femmes doivent se passer entre femmes. Ce qui m’a déçue et qui m’a posé question, car il me semble que cela aurait pu constituer pour lui une base intéressante pour aller plus loin dans l’enseignement et le travail pastoral en faveur de ces jeunes femmes de son groupe, dont plusieurs me semblaient particulièrement immatures et même charnelles, rebelles. Nos conceptions du ministère pastoral ou de la surveillance des anciens ne semblent pas les mêmes, apparemment…

Lorsque nous avons quitté le pays, il m’a demandé si je reviendrais avec mon mari et si j’accepterais à nouveau de prêcher pour les femmes. Mais tout bien considéré, je ne pense pas que j’accepterai à nouveau de tenter l’expérience. J’ai trouvé que tout s’y est passé de manière superficielle et que ce que j’ai apporté a été pris à la légère. Un coup d’épée dans l’eau, car il n’y avait pas d’autorité spirituelle présente, hormis mon mari qui était comme moi étranger à ce groupe et à ce pays, pour attester de l’importance d’écouter la parole de D.ieu et de s’y conformer. Aucune prière profonde, aucune remise en question, aucune décision véritable d’accepter d’évoluer en vue de ressembler à notre modèle, Christ.

Combien je réalise en écrivant tout cela que je nage complètement à contre-courant par rapport à tout ce qui se vit aujourd’hui dans la plupart des églises ! Je dois choquer et paraître sans aucun doute comme quelqu’un de « ringard », comme on dit. Quelqu’un qui ne vit pas dans la liberté de la mouvance du Saint-Esprit, quelqu’un de dépassé, de religieux, sentant la naphtaline comme dans les assemblées où les gens ont des têtes de cafetières légalistes. Et pourtant, non, ce n’est pas ce que je ressens. Tout au contraire, je me sens vivre pleinement dans l’obéissance au Saint-Esprit, j’ai reçu des dons spirituels que je pratique régulièrement (prophétie, parole de connaissance, parole de sagesse,…), car ma bouche appartient à mon Seigneur et Il parle par elle quand Il le souhaite. Je vis dans la communion des saints, dans le Corps du Mashia’h, en accord avec la pensée de D.ieu.

Mais je ne vis pas dans ce monde chrétien ou messianique qui considère que la vie avec le Seigneur est avant tout un moyen d’épanouissement personnel. L’épanouissement personnel, Il me l’accorde s’Il le veut, mais je ne le recherche pas. Je cherche avant tout à Lui plaire et ça me suffit. Plus que me suffire, cela me comble et c’est ce que je souhaite à toute femme qui me lira.

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  • Myriam B. dit :

    oui c’est vrai, la langue est un membre destructeur. Dans le passé j’ai souvent critiqué des personne et fait beaucoup de mal.
    Je remercie D.ieu parce qu’il ma repris a ceux là niveau et j’ai pu réparer mes torts.
    Merci Haïm pour ces lectures quotidienne que tu nous partages tout les jours et merci Seigneur d’avoir utiliser ta servante Elishéva pour ce livre.

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