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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE d’Elishéva Goël / Extrait N° 21 : J’en viendrai maintenant à un dernier exemple vécu récemment lors d’un séjour dans un pays slave dont j’ai déjà parlé plus haut. Il s’agit d’une rencontre avec une jeune femme pleine de feu, consacrée corps et âme à une équipe d’évangélisation très active.

By 4 juin 2021juillet 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

J’en viendrai maintenant à un dernier exemple vécu récemment lors d’un séjour dans un pays slave dont j’ai déjà parlé plus haut. Il s’agit d’une rencontre avec une jeune femme pleine de feu, consacrée corps et âme à une équipe d’évangélisation très active. Cette jeune femme, de par ses talents, est très utile à l’évangéliste avec qui elle travaille. Elle connaît plusieurs langues, elle a un don pour l’organisation, elle est vive et intelligente, elle est musicienne, elle a une énergie folle et est capable d’aller plus loin que la plupart des personnes qui l’entourent, y compris les hommes.

Elle est donc devenue peu à peu le second du serviteur de D.ieu qui travaille avec cette équipe. Elle est jeune mariée, mais son mari vétérinaire travaille à une centaine de kilomètres de leur ville d’origine et il ne rentre à la maison que le week-end. La jeune épouse étant souvent seule se consacre d’autant plus à son « pasteur » et est disponible jour et nuit, créant peu à peu avec lui ce qui peut se nommer une relation fusionnelle. Celui-ci est marié, père et grand-père d’un petit garçon, et il est bouillant lui aussi pour servir D.ieu, évangélisant dans les campagnes de son pays avec son équipe, faisant des réunions de prière plusieurs fois par semaine en ville, de nombreuses personnes venant d’églises de la région participant à ces réunions. Que tout cela est dangereux…

La jeune sœur, pour économiser du temps, loge souvent chez le couple pastoral (qui n’est en rien pastoral, mais comment le définir ?) en semaine, quand son mari n’est pas là. Lorsque l’on se déplace en rue, elle marche devant avec le pasteur-évangéliste, et sa femme marche derrière avec l’un ou l’autre membre de l’équipe. Elle a pris une telle place dans ce groupe , y compris dans la prière, qu’il semble normal qu’elle ait cette position de second. Lors des réunions, c’est elle qui conduit la louange. De jeunes hommes pour la plupart effacés jouent de la guitare avec le serviteur et elle dirige tout cela depuis son piano électrique avec une énergie peu commune.

Tout semble fonctionner à merveille, mais… A plusieurs reprises il a fallu intervenir lors de rencontres que nous avons eues ensemble, car cette jeune femme prend une place qui n’est en rien biblique, dans une équipe qui fonctionne selon un mode qui n’est en rien biblique, et souvent son fort caractère prend le dessus pour diriger ou pour prendre toute la place, y compris en exprimant les malaises de son âme lors de réunions de dames qui s’expriment souvent elles aussi à tort et à travers (l’âme encore et toujours prenant le dessus sur l’esprit). Où est la modestie et l’obéissance de la femme telle qu’on peut l’observer dans l’Ecriture ?

Elle est venue me trouver un jour, alors que nous étions parmi eux pour quelques semaines, me demandant ce que je pensais de leur louange. Elle avait posé la question à mon mari également quelques mois auparavant, lors d’une campagne d’évangélisation. Notre réponse à tous les deux a été la même et lui a profondément déplu, car elle se donne corps et âme pour cette louange et on sent qu’elle y prend un plaisir fou. Nous lui avons exprimé sans nous être concertés que si cette louange peut constituer une forme de spectacle apprécié par des villageois dans un pays où rien ne se passe dans ces contrées pauvres et reculées, parmi nous il ne nous serait pas pensable de mener un culte de cette sorte, avec batterie, guitares électriques, etc., à la manière du monde. Louer D.ieu, L’adorer, rentrer en Sa présence et écouter Sa voix, prophétiser peut-être s’Il le veut, nous paraît impossible dans de telles conditions.

Je lui ai expliqué que je ressens plus ce moment de chants et musique comme une expression joyeuse de leur âme face à D.ieu, un temps de réjouissance de l’âme plus qu’une véritable louange. J’ai bien sûr exprimé la chose avec délicatesse, lui disant qu’ils sont d’excellents musiciens par ailleurs, mais que chez nous il ne serait pas pensable de procéder de la sorte et que personnellement je ne peux absolument pas rentrer dans la présence de D.ieu avec ce bruit et cette musique rock. Elle le prit évidemment très mal avec un sourire crispé…Cela se rencontre partout aujourd’hui dans les assemblées, y compris chez nous en Israël, mais je ne vois en tout cela que la démonstration du fait que l’Eglise de notre époque est à l’image du monde. La Parole nous recommande pourtant de ne pas nous conformer au monde.

Cette jeune femme avait confié à mon époux qu’elle se sentait appelée à un puissant ministère… et nous voyons chez elle un zèle non négligeable, mais les choses ne sont pas à leur place dans sa vie, et nous craignons que tout cela finisse un de ces jours dans un gros problème… Que D.ieu visite cette personne, comme toutes celles qui dans beaucoup d’assemblées manifestent un tel zèle non passé par la croix, un zèle charnel. Le fruit de la chair est manifeste, nous dit l’Epître aux Galates,… et l’autorité nécessaire dans l’Eglise n’est pas quant à elle manifeste pour encadrer de telles personnes et les aider à comprendre quelle est véritablement leur place. Prions…

 

 

 

 

 

 

Chapitre 7

 

Jézabel

 

Il y aurait beaucoup à dire sur cet esprit largement répandu dans nos églises. Il est tellement devenu normal qu’une femme exerce une autorité de nos jours, que ce soit dans le monde ou dans le Corps du Mashia’h, que beaucoup n’ouvrent plus les yeux sur les ravages causés par cet esprit.

L’apôtre Jean parle de Jézabel dans l’Apocalypse. Voici ce qu’il écrit :

« Écris à l’ange de l’Église de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent : Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières. Mais ce que J’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire Mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, Je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les Églises connaîtront que Je suis Celui qui sonde les reins et les coeurs, et Je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, Je vous dis : Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau ; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que Je vienne. A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin Mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que Moi-même J’en ai reçu le pouvoir de Mon Père. Et Je lui donnerai l’étoile du matin. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises! » (Apoc. 2 : 18-29).

On peut bien entendu prendre ce passage de l’Ecriture au premier degré : il s’agit de la femme Jézabel qui cherche à entraîner les serviteurs de D.ieu dans la débauche et l’idolâtrie. Et cela se produit de partout : certains dits « serviteurs », comme on en reçoit de partout le témoignage, font ce qu’il n’est même pas permis de nommer, à savoir commettent l’adultère avec des femmes dans l’église, sont dévorés par la convoitise de l’argent,… et j’en passe.

Il y a quelques temps, il nous a été rapporté par des témoins de ces choses qu’un certain évangéliste français, très porté sur les manifestations du « Saint-Esprit » (qui n’est certainement pas Saint… à en croire ce qui se passe dans ces milieux), aurait dit lors d’une réunion, en voyant entrer dans la salle une jeune chrétienne vêtue d’un mini-short : « Regardez, la voici enfin, la vraie Eglise d’aujourd’hui ! », sous-entendant bien sûr qu’il était admiratif de cette manière de se comporter, sans pudeur, tout en provocation et soi-disant libérée (qu’est-ce que la liberté pour de telles personnes ?). Peu après, nos amis se trouvant sur une aire d’autoroute avec cet homme l’ont entendu dire : « Cette serveuse, je me la ferais bien ! » (parole impure qu’il est inconcevable d’entendre dans la bouche d’un chrétien…), alors que cet homme est marié et se dit être un ministère de réveil ( !). Voici l’image de ces serviteurs d’aujourd’hui qui sont corrompus avec « la femme » (soumis à la reine du ciel) et le faux « Saint-Esprit ». Ces hommes ne peuvent qu’aller vers le jugement, à moins qu’ils ne se repentent dans la honte. Mais celui qui est allé jusqu’à ce point dans l’impureté et l’abomination est rarement apte à se repentir, hélas.

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