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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE d’Elishéva Goël / Extrait N°10 :Ne faudrait-il pas se souvenir que les disciples de Yeshoua devenus plus tard apôtres, de même que les compagnons de Paul, étaient tous des hommes ? Nous verrons autour d’eux des femmes, mais occupées à les servir ou servant en tant que diaconesses, ou femmes de prière comme Lydie, ou en tant que femmes mariées, comme Priscille travaillant aux côtés de son mari Aquilas. (Nous reviendrons sur le sujet plus loin dans le livre).

Ne faudrait-il pas se souvenir que les disciples de Yeshoua devenus
plus tard apôtres, de même que les compagnons de Paul, étaient tous des
hommes ? Nous verrons autour d’eux des femmes, mais occupées à les servir
ou servant en tant que diaconesses, ou femmes de prière comme Lydie, ou en
tant que femmes mariées, comme Priscille travaillant aux côtés de son mari
Aquilas. (Nous reviendrons sur le sujet plus loin dans le livre).
Même si la femme a des choses à dire, le mari est son chef, et c’est à
lui d’enseigner, pas le contraire. Le premier rôle de l’homme est de donner
identité (voir Genèse, Adam ayant reçu la mission de donner identité aux
animaux) et donc d’enseigner son épouse en premier. Ce n’est pas qu’elle
n’ait rien à dire, mais c’est l’ordre de D.ieu (ordre dans le sens de
commandement mais aussi de prééminence). V.27 : « … pour faire paraître
devant Lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable,
mais sainte et irréprochable. » Le péché d’Eve étant l’indépendance, nous
récoltons une église dans le désordre le plus absolu et sans sainteté
aucune…
V.23 : « Car le mari est le chef (= tête – rosh en hébreu), de la femme,
comme Mashia’h est le chef de l’Eglise qui est Son corps et dont Il est le
Sauveur ».
La Bible tout entière serait-elle devenue pour notre génération un livre
dont on ne reconnaît plus l’autorité ? Les apôtres, dans leurs épîtres, seraientils
tous misogynes ? Faut-il réécrire ce livre multimillénaire qui a permis à tant
d’hommes et de femmes de suivre le chemin sûr qui mène à la vie, le seul
chemin ? Nous exposerons un peu plus loin dans cet ouvrage une suite de
versets bibliques qu’il faudrait donc, selon certaines (et même certains, tous
les Achab qui séjournent dans l’Eglise), éradiquer et remplacer par d’autres
qui leur conviendraient davantage. Ils sont pourtant parlants et source de vie
pour ceux qui acceptent de les mettre en pratique.
Le rôle de la femme mariée est d’être une aide pour son mari, pas de
prendre sa place. C’est là qu’elle est véritablement heureuse, qu’elle jouit d’un
sentiment de sécurité inégalable et nécessaire à toute femme, et qu’elle va
diffuser un parfum de qualité, de sainteté, de la gloire de D.ieu, par son
humilité, qui va donner au message de son mari toute l’ampleur que D.ieu
veut lui accorder pour être utilisé avec une onction puissante au bénéfice des
âmes et pour la venue de Son royaume, s’il est appelé au ministère. Vous
trouverez décrits en profondeur tous ces principes bibliques pour le couple et
l’identité dans le livre fondamental de mon mari, EHAD – Unité (voir liste des
livres en fin d’ouvrage).
Un homme qui a à ses côtés une femme qui est pleinement femme
selon la volonté de D.ieu sera un serviteur rempli de l’Esprit qui va renverser
les forteresses de l’adversaire et toute hauteur qui s’élève contre la
connaissance de D.ieu (2 Cor. 10 : 5).
La plupart des femmes mariées que je connais dans le ministère ont de
fortes personnalités (l’âme dominant l’esprit chez elles), éclipsant leur mari
effacé, insignifiant, qui prend une place falote de sous-fifre à leur côté, ce qui
en arrange certains quelquefois, convenons-en. J’en donnerai quelques
exemples plus loin. Ils vous sembleront caricaturaux, mais il n’en est rien.
Certes, il y a eu dans les siècles précédents de terribles abus
d’hommes outrepassant leurs droits et négligeant leurs devoirs auprès de
leurs épouses, mais est-ce une raison pour rejeter la Parole qui est un
réservoir d’équilibre et de bénédictions pour ceux qui la mettent en pratique ?
Que chacun tâche d’obéir à ce qui lui est enseigné par le Seigneur, avant de
juger autrui. Et la main de D.ieu sera sur lui, sur elle, pour le ou la bénir.
Combien je lutte contre la nature d’Eve en moi depuis des années pour
parvenir à ce but d’être pleinement femme au côté de mon mari ! D.ieu a déjà
fait une grande oeuvre pour m’éclairer et m’aider sur ce chemin, par Sa grâce.
Je n’aspire qu’à une chose, c’est à parvenir au but qu’Il m’a assigné dans ce
domaine.
Eve, indépendante, rebelle par nature, Eve si facilement séduite par les
ruses du serpent qui la met sur un piédestal en la poussant à assumer un rôle
qui n’est pas le sien !
Eve, par conséquent fragile car aisément séduite ! Un sexe plus faible,
nous dit Pierre (1 Pi 3 : 7), ô combien. Et ô combien dangereux. Ne dois-je
pas me méfier de cet aspect de ma nature déchue et le laisser crucifier sur la
croix de Christ ?
« Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière
soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de
l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence.» (1 Tim. 2 :
11-12). Là j’ai lâché le mot qui fâche… Tant pis, on continue ! Et j’explique : Le
mot grec utilisé deux fois dans ces deux versets et traduit par « silence » est
« éssukia » qui signifie aussi « tranquillité, calme ». Ce passage renforce en
moi la certitude que je dois en tant que femme rejeter l’agitation de l’âme
qui cherche à se manifester, à prendre le pouvoir, à se montrer, (attitude
typique du monde païen) pour tout au contraire rentrer pleinement dans
le repos de Shabbat promis en Hébreux 4 : 9. Je reviens un moment à la
notion de Shabbat dont j’ai parlé déjà au chapitre précédent.
Ce pouvoir du repos de Shabbat dans le Messie Yeshoua qui a tout
accompli (repos de chaque instant et non seulement d’un jour de fin de
semaine, bien qu’il ait son importance !) fait son oeuvre en moi en profondeur.
Il comble tous les manques, toutes les frustrations qu’il pourrait y avoir, mais
celles-ci semblent si peu consistantes quand on a l’essentiel de la Vie, qui est
le Mashia’h ! Il me nourrit de mets gras et succulents, du miel du rocher qui est
l’Esprit du Mashia’h, de la fleur de farine qui est le Seigneur Yeshoua Luimême.
Je souhaite à toutes mes soeurs d’y goûter elles aussi, en renonçant
aux oeuvres mortes qui font peser sur leurs épaules un joug épuisant et
douloureux, ne leur apportant au final que frustrations et douleurs. Car les
oeuvres mortes, ce sont toutes les oeuvres que nous nous imposons de faire,
croyant rendre un service à D.ieu, alors qu’Il ne nous les a pas demandées (1
Sam. 15 : 22 : « Samuel dit : L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les
holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel?
Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa
parole vaut mieux que la graisse des béliers. »)
Illusion puissante que celle de croire qu’il faut FAIRE pour plaire à
D.ieu, alors qu’Il nous demande juste d’être conforme à Son Fils dans Sa
mort. Illusion puissante que celle de croire que nous allons exister si nous
nous faisons connaître. L’amour dont une femme a besoin, qui est un besoin
fondamental chez elle, ne peut passer par la reconnaissance d’un ministère.
Revendiquer celui-ci pour être aimée, quelle illusion ! Quelle vanité ! Cela
démontre uniquement que l’on cherche à être le centre du monde, alors qu’en
tant que croyante il nous faudrait juste apprendre à mourir à nous-mêmes, à
disparaître (1 Pi 5 : 6 : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu,
afin qu’il vous élève au temps convenable. »).
Et si le besoin fondamental de la femme est d’être aimée, ne cherchons
pas plus loin la raison de l’efflorescence de tant de dits ministères féminins : le
manque d’amour de la part d’un homme, amour vrai selon Eph. 5 : 25 :
« Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré Luimême
pour elle. » L’amour d’un homme qui se donne pour sa femme est le
standard biblique qui, s’il est pratiqué, comme Christ nous a aimés en se
sacrifiant pour nous, va générer un monde de bénédictions pour elle et pour
tout son entourage. Non pas un amour qui fait que l’homme s’efface devant
elle, s’annule et disparaît, mais un amour qui va le conduire à assumer ses
responsabilités d’homme en sacrifiant son égoïsme.
Quid des femmes célibataires ? Soit elles le sont par choix personnel
ou appel divin et, dans ce cas, elles sont épanouies et peuvent être
disponibles pour les autres. Soit ce n’est pas volontaire et elles en souffrent.
Le manque d’amour ne peut être comblé dans ce cas que par le Seigneur
dans une relation étroite avec Lui, et par le Corps du Mashia’h qui devrait
entourer de telles femmes d’affection et ne pas les laisser à l’écart dans leur
solitude. C’est trop souvent le cas, malheureusement.
Mais, attention ! Il y a des hommes qui n’aiment pas les femmes
pour elles-mêmes, et l’on en voit les conséquences, seulement il y a aussi
des femmes qui ne se laissent pas aimer, et qui ne se donnent pas.
A vous, Mesdames, de vous analyser et de faire le point pour changer
d’attitude si nécessaire, sinon vous êtes des candidates au statut de Jézabel
et à la recherche du ministère féminin vécu comme un exutoire ou une forme
de pouvoir, à moins que vous ne fassiez déjà partie de la cohorte de ces
dames. Dans ce cas, il est grand temps de vous repentir

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