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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE d’Elishéva Goël / extrait N°13 : La femme utile pour D.ieu est capable de résister aux tentations

La femme utile pour D.ieu est capable de résister aux tentations

 

Toute femme, toute personne qui reçoit une pensée prophétique (vision, parole, etc.) qui s’avère exacte par après dans les faits, qu’elle demeure dans l’humilité car cela vient de D.ieu et pas de la personne elle-même. Nous sommes uniquement un canal. Il faut s’en souvenir et demeurer dans l’humilité, la soumission à D.ieu, à l’église à laquelle on est attachée et à son mari si on est mariée (Eph. 5 : 22-24) si l’on veut continuer à être utile pour Son royaume. Il importe aussi que notre âme soit soumise à l’esprit. Mais pour cela, il faut pouvoir connaître en profondeur qui nous sommes et où commence le domaine de l’âme dans notre vie, comme celui de l’esprit. Notons par ailleurs que le don de prophétie est pour tout croyant né de nouveau, alors que le ministère de prophète est un appel réservé aux hommes. Ce sont deux choses différentes. Une femme peut donc avoir reçu le don de prophétie et l’exercer dans le cadre de l’Eglise sous l’autorité des anciens.

Or la femme est facilement grisée par ce qui semble en apparence être un succès car elle fonctionne très fortement, de par sa nature, avec ses émotions, son ressenti. Son besoin premier étant d’être aimée, elle va assimiler ce qu’elle va penser être un succès au fait qu’elle est aimée, appréciée. Comme elle n’est généralement pas rationnelle dans sa façon d’appréhender les événements, elle est facilement conduite à bifurquer sur des « chemins de traverse » dans ses pensées et sera donc sujette plus aisément que l’homme à toutes formes de séduction.

Je me souviens d’une femme qui était présente dans une assemblée où mon mari avait été invité à prêcher. Elle était habillée toute en vert, portait des chaussures vertes et du vernis à ongle vert. Elle s’est présentée comme étant une prophétesse. Dans le courant de la soirée, elle est venue trouver mon mari et lui a montré un parchemin où il avait été écrit qu’elle était une prophétesse de l’Eternel et plusieurs serviteurs de D.ieu connus avaient apposé leur signature en bas de ce document. Elle a demandé à mon époux d’y ajouter la sienne, afin d’attester de ce qu’elle se prétendait être. Haïm lui a répondu gentiment qu’il était désolé, mais ne pouvait pas faire une telle chose alors qu’il ne la connaissait pas. Aussi ahurissant que cela puisse paraître, cela existe plus qu’on ne le pense partout dans le corps du Mashia’h.

Haïm il y a quelques années avait annoncé qu’il allait y avoir une efflorescence de ce type de ministères prophétiques féminins qui allait envahir le net et nous avons constaté qu’il ne s’était pas trompé. Nous recevons régulièrement des e-mails d’un œuvre consacrée à tout ce qui est prophétique et qui diffuse des messages de toute sorte de serviteurs. Depuis un certain temps, la plupart des envois concernent des prophétesses américaines essentiellement, dont les écrits sont traduits en français. Je ne peux que vous exhorter à éviter soigneusement ce genre de messages lénifiants, qui vous promettent toujours que vous allez vous défricher un champ nouveau, que vous allez avoir le succès que vous n’avez jamais eu jusqu’ici, etc. Soyez prudentes, mes sœurs, le miroir aux alouettes a élargi ses bords de nos jours !

 

La femme en soumission à D.ieu, conduite par l’Esprit, aura par contre le réflexe adéquat face à ce genre de séduction. Elle va garder son regard fixé sur le Seigneur et non sur ce qu’elle voit (l’apparence des choses est trompeuse). Elle va demeurer dans l’humilité et ne s’engouffrera pas à pieds joints dans la « course au succès dans le ministère ». (Certains hommes tombent également dans ce piège, il faut le reconnaître, car c’est une des ruses favorites de Satan qui a donné lui-même l’exemple en premier. Lisons à cet égard Ez. 28 : 12-19 et Es. 14 : 12-15 – la chute de Lucifer qui a voulu se faire l’égal de D.ieu).

 

J’ai connu plusieurs femmes ainsi grisées par le « succès ». D.ieu leur avait confié des talents et elles les utilisaient pour certaines inconsciemment, pour d’autres tout à fait hypocritement, pour leur propre gloire ou leur propre plaisir. Elles étaient excitées de pouvoir « servir D.ieu », prier pour les malades, pour la délivrance des captifs (hélas, souvent manifestant un goût malsain pour la confrontation avec les puissances des ténèbres, je n’exagère pas), et si vous aviez le malheur d’être ce jour-là souffrant(e), elles se précipitaient sur vous pour vous imposer les mains dans l’espoir de voir un miracle ! Votre bien-être n’était pas leur but premier, mais le fait de prier pour vous avec l’espoir d’une quelconque guérison était pour elles une forme de drogue excitant leur ego en mal d’émotions, de surprises, d’expériences spirituelles fortes, de succès. Très inconsciemment quelquefois, mais réellement néanmoins, ces femmes se réjouissaient que vous soyez malade car elle allaient enfin, outre le fait de pouvoir vous prouver qu’elles étaient spirituelles,  pouvoir vous imposer les mains et voir « la puissance de D.ieu » à l’œuvre.

J’ai toujours personnellement été hérissée par ce genre de comportement qui n’est pas rare aujourd’hui et je le sens venir à distance. Je me tiens dès lors prudemment à l’écart de ce genre de femmes dont le fonctionnement que je viens de décrire semble tout à fait caricatural mais existe bel et bien dans nombre d’assemblées. Dans ce cas, s’il est recommandé de ne pas imposer les mains avec précipitation, je dirai qu’il est également recommandé de ne pas se laisser imposer les mains avec précipitation… !

 

L’influence du féminisme américain ayant lourdement déteint sur nos contrées, nous voyons ces femmes exercer le ministère soi-disant sous l’autorité de leur mari (qui n’osent plus sans doute exprimer leur avis sur le sujet depuis longtemps, ayant démissionné pour laisser la place…, à moins qu’ils ne poussent de temps en temps une « gueulante » en privé, désespérés de ne pas voir les choses rentrer dans l’ordre). Sous l’autorité de leur mari, donc. Quelle hypocrisie !

Beaucoup de ces femmes ont adopté l’allure des femmes américaines, pomponnées, aux cheveux courts, en pantalons moulants. Où est la modestie des saintes femmes de D.ieu ? Certaines d’entre elles se lancent dans le ministère de prophétesse et vous recevez nombre d’e-mails empreints de révélations toutes plus fallacieuses les unes que les autres, mais enrobées de tant de sucreries que vous risquez de tomber dans le panneau.

 

J’ai connu il y a une quinzaine d’années en France une femme de pasteur dans l’assemblée duquel mon mari avait été appelé à prêcher un séminaire sur le couple fondé sur une révélation puissante de D.ieu dans la

 

Parole et une expérience personnelle. Le pasteur en question, durant toute la durée du séminaire, a navigué entre le fond de la salle et l’extérieur de celle-ci, surveillant les enfants quelque peu dissipés. Pendant ce temps, son épouse dont on parle encore aujourd’hui comme étant la responsable de cette assemblée, se tenait assise au milieu de la salle et surveillait tout ce qui se passait et se disait.

A un certain moment vers la fin du séminaire, n’y tenant plus, elle s’est précipitée sur moi et, interrompant mon mari qui parlait, elle a cherché à me faire lever de mon siège pour me pousser sur l’estrade en me disant d’une voix forte devant tous : « Mais vas-y donc ! Toi aussi tu as quelque chose à dire. » Rarement j’ai eu un tel sentiment de honte pour une de mes soeurs, comme celui que j’ai éprouvé pour cette femme, mêlé d’une profonde tristesse en voyant combien le diable l’avait emmêlée dans ses filets.

Je vous emmène dans des dédales peu glorieux de l’âme humaine… Mais tout cela est bien réel et il me faut l’évoquer, afin de mettre en garde concernant ces séductions des temps de la fin qui sont en train de saisir partout sur la planète nos sœurs attirées par le miroir aux alouettes.

 

La porte ouverte est encore et toujours la même : la rébellion qui est dans le cœur de la femme depuis Eve, sa sœur aînée. Oh, la rébellion se cache quelquefois de manière bien sournoise, sous des apparences honorables : dévouement à la manière de sœur Emmanuelle, désir de servir, d’accomplir des œuvres soi-disant préparées d’avance par le Seigneur (Eph. 2 : 10 :  « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »). Les paroles de cette femme étaient révélatrices du fond de son cœur : la convoitise du ministère, face à un homme. Elle aurait voulu m’utiliser comme un objet pour humilier mon époux et prendre autorité sur lui comme elle le faisait avec le sien, sans aucun doute. Mais ça ne pouvait pas marcher, car ni Haïm ni moi ne fonctionnant sur le même mode mais bien plutôt sur le mode biblique du couple selon D.ieu, nous n’avons pas bronché.

Nos paroles sont le reflet de notre caractère. Elles révèlent les choses cachées, les pensées du cœur, et peuvent semer des graines qui vont germer dans le cœur de notre prochain en produisant soit un fruit béni, soit un fruit empoisonné, qui va le détruire. Il est donc important de veiller sur notre bouche, comme le Seigneur nous le recommande.

Matthieu 12:36 « Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée ».

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