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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE ! d’Elishéva Goël / Extrait N°16 : Obéir… le mot est lâché !

By 18 mai 2021juillet 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

Obéir… le mot est lâché !

 

Voilà où le bât blesse dans notre monde où la rébellion est devenue la règle, même dans l’Eglise, et pourtant ce mot se retrouve partout dans la parole de D.ieu, que ce soit dans le Tana’h ou dans la Brit Ha’Hadasha. D’ailleurs le mot « shema », contenu dans la prière prononcée trois fois par jours par les Juifs et contenue dans Deut. 6 : 4, le Shema Israël (« Ecoute, Israël, l’Eternel notre D.ieu est le seul Eternel ») veut dire à la fois « écoute » et « obéis ». Obéir, c’est aimer D.ieu, et c’est aussi aimer son prochain. Lisons dans Romains 13 ce qu’il est dit à ce propos :

« Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de D.ieu, et les autorités qui existent ont été instituées de D.ieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que D.ieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. »  Rom. 13 : 1-2. « En effet, les commandements : tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. » Rom. 3 : 9-10.

Ceci me fait penser à quelque chose que j’ai écrit il y a quelques années dans un petit livre sur le thème de la pudeur féminine, Or avec ayin, or avec aleph. J’y parle entre autres du respect que la femme doit avoir pour son mari et les hommes en général en se présentant devant eux dans une tenue décente et non provocante (voir 1 Pi. 3 : 2-4), comme des corsages largement décolletés ou des pantalons moulants. Evidemment, j’ai été taxée à plusieurs reprises de légalisme, cela va de soi ! Et pourtant, un homme digne de ce nom, un chrétien né de nouveau, peut-il vraiment tolérer en face de lui ce genre d’habillement sans ressentir de la honte et même une agression en vue de le provoquer ? Une femme vertueuse a « la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant D.ieu », dit Pierre. Et cette femme est toujours belle à voir, mais d’une beauté qu’on ne peut pas convoiter, car elle se garde pour son époux, dans l’intimité de leur couple. C’est un exemple parmi d’autres de commandement de la Parole à respecter pour plaire à D.ieu et aimer son prochain.

Ne pas falsifier la Parole. Combien de fois lisons-nous sur différents sites internet ou entendons-nous des prédications qui tordent les Ecritures, les déforment au lieu de les prendre pour ce qu’elles sont en réalité. En ce qui me concerne, j’ai toujours estimé essentielle l’honnêteté intellectuelle et j’ai un respect tel pour la parole de D.ieu, puisqu’elle émane de Lui et qu’elle est le Mashia’h Lui-même (Jean 1), qu’il me paraît impossible de l’interpréter selon mon intérêt ou mes conceptions personnelles. Par contre, lorsque je ne comprends pas un passage, je m’abstiens d’en donner une interprétation. Question d’humilité…

Lisons 2 Cor. 2 : 17 : « Car nous ne falsifions point la parole de D.ieu, comme font plusieurs ; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de D.ieu que nous parlons en Christ devant D.ieu. »

Sachons reconnaître que les commandements d’Elohim sont bons, qu’ils soient inscrits dans la Torah ou dans la Brit Ha’Hadasha qui, contrairement à ce que beaucoup affirment dans leur aveuglement, en contient de multiples dispensés par les apôtres dans leurs épîtres et dans les Evangiles, les paroles de Yeshoua. Oui, nous sommes sous la grâce, mais il n’en demeure pas moins qu’il nous revient de chercher à obéir aux commandements, tous les commandements du Seigneur ! Par Sa grâce, nous pouvons y arriver, et par amour pour notre Père et pour notre prochain.

« La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » Rom. 7 : 12. « Et l’amour consiste à marcher selon Ses commandements… » 2 Jean 6. « Car je prends plaisir à la loi de D.ieu, selon l’homme intérieur. » Rom. 7 : 22.

Il nous appelle aussi bien sûr à ne pas vivre selon la chair :

« Frères, vous avez été appelés à vivre selon la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ;… » Gal. 5 : 13. « Etant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de D.ieu. » 1 Pi. 2 : 16.

Un autre verset très important est à citer ici, et nécessite que nous y portions le regard avec attention, car il nous donne une idée claire de la ruse exercée dans le secret pour séduire notamment la jeunesse et de ce qui se cache derrière les multiples séductions répandues aujourd’hui dans l’Eglise :

« Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. » 2 Pi. 2 : 19.

Notre Père attend aussi de nous que nous apprenions à obéir à la vérité, quoi qu’Il nous demande et qui risque d’aller à contre-courant de ce qui se vit dans l’Eglise.

« Vous courriez bien. Qui vous a arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la vérité ? Cette influence ne vient pas de Celui qui vous appelle. Un peu de levain fait lever toute la pâte. » Gal. 5 : 7-9 (même si ces versets concernent la circoncision que certains Juifs cherchaient à imposer aux nouveaux croyants du monde païen, on peut les considérer comme étant aussi valables en ce qui concerne les séductions du monde et de la modernité, de la prospérité, de la psychologie de l’épanouissement de soi, etc., dans l’Eglise aujourd’hui.)

A ce propos, je vous donnerai le témoignage suivant. Lorsque je suis venue à la foi en Yeshoua, j’étais une artiste, tout comme mon cher époux. Nous aimions la musique du monde, la musique classique, le jazz, par exemple. Nous n’aimions personnellement pas la musique rock, mais avions des amis qui appréciaient cette musique. Lorsque j’ai rencontré le Mashia’h, je me trouvais dans une grande convention pour Pessa’h, en 1981. J’ai été convaincue de péché par la prédication de la parole de D.ieu, de la Croix. J‘ai ressenti la honte de mes fautes et en même temps j’ai perçu cet amour si puissant venant de D.ieu qu’on ne peut lui résister. Les frères et sœurs chantaient de nombreux cantiques, ce qui était totalement nouveau pour moi car je n’avais pas grandi dans la chrétienté. Il n’y avait pas d’orchestre, juste une guitare en accompagnement, mais une sainteté telle, une pureté et une beauté si intenses que j’ai été véritablement transportée dans la présence du Seigneur et j’ai été remplie du Saint-Esprit, me mettant à parler en langues alors que j’ignorais même que cela existât. Par après, au fil des ans, j’ai entendu parler de mouvements nouveaux dans l’Eglise qui prônent qu’il faut s’adapter au monde et évangéliser par les moyens du monde, notamment au travers de la musique rock, de manière à atteindre les jeunes qui ont baigné dans cette culture. Et les cultes eux-mêmes, censés être à la gloire de notre Elohim, sont bercés par ce genre de musique. Mes amis ! Quelle erreur profonde, quel scandale face à la sainteté d’Elohim ! Ce ne sont pas vos instruments de musique, ni vos rythmes « modernes » et « endiablés » qui vont toucher les gens en profondeur et les amener à glorifier le Seigneur. Ceci ne fera qu’atteindre les zones émotionnelles de l’âme et conforter les personnes dans leur péché, car ce genre de musique est en droite ligne issue de Satan lui-même pour mettre la jeunesse sous le joug de l’impureté et de la rébellion.

 

Que notre obéissance soit connue de tous.

 

Qu’elle soit un témoignage de la vraie vie de Yeshoua en nous !

« Pour vous, votre obéissance est connue de tous ; je me réjouis donc à votre sujet, et je désire que vous soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal. » Rom. 16 : 19. « Il éprouve pour vous un redoublement d’affection [Tite], au souvenir de votre obéissance à tous,… » 2 Cor. 7 : 15. « Nous sommes prêts aussi à punir toute désobéissance, lorsque votre obéissance sera complète. » 2 Cor. 10 : 6

(A noter : qui de nos jours oserait encore parler de la sorte, en tant que responsable spirituel ?! Et pourtant…)

Mon époux en tant qu’apôtre s’est mis de longtemps au diapason de cette Ecriture en y entraînant anciens, diacres, intercesseurs et les membres de nos assemblées, mais que de violentes et cruelles réactions parfois, quelle solitude en retour ! Néanmoins là où la chose est acceptée naît une unité en sainteté et douceur sans mièvrerie, une paix joyeuse et sobre mais si riche, d’en haut, que constatent invariablement les gens honnêtes venant à nos cultes.

« C’est en comptant sur ton obéissance que je t’écris, sachant que tu feras même au-delà de ce que je dis. » Philémon 1 : 21.

Il y aurait encore bien d’autres choses à souligner sur le sujet, mais nous terminerons par Jean 8 : 36 qui nous dit :

« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »

Celui qui est mort en Christ et vit jour après jour dans cette dimension éprouve un bonheur indicible, une liberté à nulle autre pareille, qu’il n’est nul besoin de rechercher car elle nous est offerte gratuitement. Le joug du Seigneur est léger, nous  portons notre croix avec joie et la communion à Ses souffrances nous introduit dans le royaume.

Vous aurez remarqué que jusqu’ici je n’ai cité que des versets de la Brit Ha’Hadasha (la Nouvelle Alliance, dite à tort « le Nouveau Testament »). C’est à dessein et chacun pourra en comprendre aisément la raison.

 

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