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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE ! d’Elishéva Goël / Extrait N°19 : Un autre exemple, qui date lui aussi des débuts de notre vie avec le Seigneur, il y a environ 35 ans. Mais cela pourrait être vécu aujourd’hui encore. Jeunes croyants, nous avions été mis en contact avec un groupe de prière par une amie qui avait prié pour que nous venions à la foi. Elle fréquentait ce groupe régulièrement, dans la ville que nous habitions à l’époque, et nous l’avons suivie à ces réunions, ayant appris qu’il s’y passait des choses spirituelles. La personne responsable était une femme, au demeurant très accueillante et semblant ouverte….

By 31 mai 2021juillet 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

Un autre exemple, qui date lui aussi des débuts de notre vie avec le Seigneur, il y a environ 35 ans. Mais cela pourrait être vécu aujourd’hui encore. Jeunes croyants, nous avions été mis en contact avec un groupe de prière par une amie qui avait prié pour que nous venions à la foi. Elle fréquentait ce groupe régulièrement, dans la ville que nous habitions à l’époque, et nous l’avons suivie à ces réunions, ayant appris qu’il s’y passait des choses spirituelles.

La personne responsable était une femme, au demeurant très accueillante et semblant ouverte. Nous n’avions à l’époque que très peu de connaissance biblique et nous nous abreuvions, comme notre amie, aux sources les meilleures que nous pensions être et qui se présentaient à nous.

En parallèle, nous avions commencé à fréquenter une assemblée de type assez classique, mais ne nous y sentions pas vraiment à notre place. Quelques temps plus tard, nous avons déménagé pour une région assez éloignée de cette ville et avons donc cessé de fréquenter l’un et l’autre de ces deux pôles spirituels qui avaient bercé notre jeune vie chrétienne. Etant assez isolés, nous manquions de communion fraternelle et d’enseignement. Nous priions tous les deux à la maison, et cherchions une autre assemblée, mais pendant un certain temps n’en avons pas trouvé et les difficultés, comme c’était prévisible, ont commencé à se manifester dans notre relation, dans notre vie personnelle et au niveau de notre vie spirituelle. Le diable cherchait à reprendre du terrain et il savait comment procéder pour y parvenir, en nous isolant au maximum.

Il fallait trouver une solution. Le Seigneur, dans Sa grâce, a fini par pourvoir et nous avons été mis en contact avec un pasteur et son assemblée où nous avons pu nous intégrer et grandir véritablement en tant qu’enfants de D.ieu, après avoir vécu un profond nettoyage au niveau de nos arrière-plans occulte et autres.

Mais pendant la période où nous étions totalement isolés, nous n’avions qu’une ressource pour recevoir l’aide de la prière et des conseils spirituels, c’était de nous tourner vers cette femme qui s’occupait d’un groupe de prière. Nous l’appelions donc régulièrement au secours par téléphone, étant trop éloignés pour nous rendre à ses réunions. Avec gentillesse, elle nous écoutait patiemment et tentait de nous conseiller. Mais nous ne voyions rien bouger dans nos vies. Nous avions l’impression que c’était en vain qu’elle nous parlait. Ce qu’elle nous disait n’était pas mauvais en soi, mais ne devait pas être d’un niveau autre qu’humain. Elle manquait de cette autorité qu’elle revendiquait pourtant, se disant avoir été appelée au ministère, tout comme son frère qui était pasteur et avait une assemblée apparemment florissante à l’étranger.

Nous n’étions pas capables à l’époque de discerner que ce qui n’est pas fait dans l’obéissance et ne provient que d’une volonté humaine ne peut porter du fruit. La sœur s’évertuait à nous aider mais plus elle essayait, plus elle s’irritait, comme si nous étions des rebelles incapables de nous soumettre à son autorité, impossible à dompter comme des chevaux sauvages. Ce n’était pas pourtant par manque de désir de bien faire en ce qui la concernait, ni de chercher des solutions, de notre côté. Mais nous devions encore découvrir un secret important : il ne faut pas se confier dans l’homme, mais en D.ieu (Jérémie 17:5 : « Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son coeur de l’Éternel ! »). Le Seigneur a permis que nous nous détachions de cette relation et Il a Lui-même pourvu peu après, comme je viens de le dire plus haut, pour une assemblée et un pasteur qui nous a véritablement conduits, avec l’autorité spirituelle nécessaire, dans les voies de D.ieu.

Des années plus tard, après avoir déménagé pour raison professionnelle et mon mari ayant été appelé au ministère dans le cadre d’une autre assemblée que nous avons fréquentée plusieurs années, et ensuite ayant encore dû déménager à cause d’un nouveau travail de mon mari, celui-ci a peu à peu évolué dans ce ministère et a ressenti qu’il nous fallait fonder une association dans le but de développer l’œuvre que D.ieu nous avait confiée.

(Ce serait un peu trop long de vous décrire tout le parcours ici ).

Il fallait trouver un serviteur de D.ieu mûr et spirituel pour prendre la responsabilité de la vice-présidence de cette association. Après avoir prié, Haïm s’est tourné vers un pasteur que nous connaissions dans la ville que nous avions quittée tout au début de notre vie chrétienne et lorsque cette sœur a appris la chose elle nous a fait connaître dans une vive réaction sa déception de voir mon mari, du fait de l’acceptation du poste de vice-président par un pasteur connu sur la place, encouragé dans son travail spirituel alors qu’elle se heurtait depuis des années au refus des pasteurs de la ville de la reconnaître comme pasteur. C’était insupportable à vivre pour elle !.

Elle était pleine d’amertume, de colère, et nous en a voulu certainement longtemps. Nous n’aurions pas pensé que cela pouvait produire une telle réaction de jalousie de sa part et nous avons prié à l’époque pour comprendre. Le Seigneur commençait à nous instruire concernant Ses principes pour l’homme et la femme, l’identité, travaillant dans notre couple tout d’abord. Il a montré à mon mari que cette sœur était profondément frustrée par rapport à son frère qui avait un ministère béni et que, d’une manière bien inconsciente, elle avait mis en place tout un ministère construit à main « de femme ». Si l’on ne se tournait pas vers elle mais vers un homme, elle ne pouvait l’accepter car elle était dans toutes ses relations conditionnée par sa relation fondamentalement frustrée par rapport à son frère, qui faussait sa conception même du ministère. Et ces relations faussées étaient avant tout le fruit d’un manque d’amour, du manque de reconnaissance d’un père qui avait été lui aussi pasteur et qui avait accordé à son fils d’avantage d’attention qu’à sa fille…

S’il y a une leçon à tirer de cette histoire, c’est bien celle-ci : il importe, avant de rentrer dans un appel, quel qu’il soit, d’avoir fait le point concernant notre identité, nos relations aux autres, et de savoir si nos motivations sont véritablement fondées sur la volonté de D.ieu. La jalousie, la convoitise, l’autorité humaine,… sont des œuvres de la chair et il nous revient en tant que croyantes de nous laisser interpeller en profondeur puis transformer par D.ieu dans ces domaines si importants, avant de répondre à Son appel. Peut-être, après avoir laissé D.ieu faire ce travail de nettoyage dans nos cœurs, découvrirons-nous que nous avons tout simplement construit nous-mêmes un « ministère » fantôme, afin de combler un manque quelque part… Une fois comblées par l’amour du Seigneur, une fois toutes choses à leur place, nous n’éprouverons plus le besoin de prendre la place qui ne nous revient pas, et nous prendrons celle qui nous est réservée de toute éternité par notre Père céleste.

 

**********

 

Voici maintenant un autre exemple, une expérience qui a failli quant à elle nous coûter très cher en ce qu’elle nous a complètement isolés de l’Eglise évangélique en France et coupés de toute une série de serviteurs de D.ieu avec lesquels nous étions en relation, hormis un frère qui est resté fidèle, car il aimait D.ieu. Ceci étant dit, il était au fond préférable que nous découvrions ce qu’est véritablement une communion fraternelle basée sur des fondements bibliques, et celle-là ne l’était pas dans les coeurs. Le Seigneur allait à partir de là conduire mon mari dans une réflexion profonde sur les fondements de l’Eglise et l’engager sur un chemin tout à fait radical en faveur de la Vérité. C’est à partir de cette expérience que nous avons fait notre alyah, que nous nous sommes installés en Israël avec nos enfants et que nous avons également déménagé la base de l’œuvre que le Seigneur nous avait confiée de France en Suisse où une assemblée et ses cellules régionales ont été établies sur des fondements véritablement apostoliques et où elle tient toujours aujourd’hui, quatorze années plus tard, ayant produit de beaux fruits jusqu’en Afrique via la Formation en Marchant diligentée par mon époux et nous ayant accordé de pouvoir souder une relation profonde et paisible avec des frères et sœurs fidèle, vrais et merveilleux.

Ayant fréquenté des pastorales durant des années, mon mari avait réalisé que ce qu’il s’y passait était plutôt de l’ordre de la foire aux ministères qu’autre chose et il avait donc établi ailleurs en France une rencontre de serviteurs basée sur l’écoute de l’autre plutôt que sur l’écoute de soi-même et le désir de développer son propre ministère en remplissant les pages de son agenda. Cette rencontre était bénie en ce qu’elle encourageait beaucoup de jeunes ministères à qui il était donné la parole, la prière et l’écoute, lorsqu’ils nous rejoignaient chaque mois. Les souffrances et les questionnements de ces jeunes ministères relevaient pour une part essentielle du besoin d’aînés paternels propres à l’écoute, au conseil patient et à l’accompagnement disponible engagé sur la durée. Mon époux avait perçu de longue date le besoin d’une oasis spirituelle où des aînés aimeraient vraiment, comme des pères, des plus jeunes assoiffés du « pas de conduite ».

Au bout d’un an ou deux, un homme s’est fait inviter au sein de cette rencontre. Il était « pasteur » d’une assemblée sur la Côte d’Azur et se plaignait beaucoup des disfonctionnements au sein de celle-ci. Il a expliqué que cette église avait été fondée par une femme qui avait vécu aux USA pendant un certain temps et qui, rentrée en Europe, y travaillait comme évangéliste. Elle organisait régulièrement des rencontres, auxquelles participaient beaucoup de femmes, bien sûr, et avait donc installé cet homme et sa femme comme pasteurs aux rênes de cette assemblée qu’elle avait fondée. On pourrait donc considérer humainement parlant que cette femme était apôtre. Le problème était que les fruits de ce travail était désastreux.

Le pasteur venu parmi nous au cours d’une de ces rencontres mensuelles a demandé à Haïm, en tant qu’apôtre, de venir l’aider à gérer ces problèmes et les autres frères (dont deux prophètes) ont prié, ont reçu que le Seigneur voulait que mon mari se rende sur place et effectue un travail apostolique en vue de rendre l’équilibre à cet édifice branlant. Haïm s’est donc rendu là-bas à plusieurs reprises, avec un ancien de chez nous, avec moi quelquefois, et ce que nous y avons découvert nous a semblé si grave qu’il n’y avait plus qu’une chose à faire : recommencer tout à zéro. Haïm a parlé au pasteur, il l’a encouragé à mettre de l’ordre, mais celui-ci ne se sentait pas la force d’affronter un tel chaos : sa femme était malade et régulièrement en hôpital psychiatrique, bien qu’ayant été établie pasteur par cette femme évangéliste aux côtés de son mari (comment cela est-il même concevable, sinon au nom de « bons sentiments » déplacés ?), il y avait manifestement de l’impureté au sein de ce couple pastoral, de nombreux membres de l’assemblée étaient tout sauf sanctifiés, la louange diffusait un parfum d’impureté de par la relation fusionnelle entre une femme mariée qui la menait et le pasteur, la gestion des finances de l’église était inimaginable : la comptable ayant expliqué à Haïm que le pasteur et sa femme avaient tous deux une carte bleue et géraient l’argent à l’envi, l’église n’ayant fait au bout de dix ans qu’une seule assemblée générale, celle qui avait été nécessaire pour fonder l’association. Bref, pire qu’un désordre, c’était une catastrophe.

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