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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE d’ELISHEVA GOËL / Extrait N°3

By 2 mai 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

C’est pourquoi aussi D.ieu L’a souverainement élevé, et Lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de D.ieu le Père. »

 

Précisons d’ailleurs que le mot « ministère », et ce n’est pas un détail, signifie en latin « service ». Il ne s’agit pas d’obtenir un poste élevé, de direction, mais de rentrer dans un service. Voici un extrait de mon dernier livre,  En lisant dans le texte en hébreu et en grec, une étude sur différents passages de la Bible, à partir du texte en hébreu pour le Tana’h (dit « Ancien Testament ») et du texte en grec pour la Brit Ha’Hadasha, Nouvelle Alliance (dite « Nouveau Testament »).

 Les ministères

Le mot « ministère » vient du latin « ministerium » (qui signifie « service ») et « minister » (« serviteur »). Il est fréquemment utilisé dans la Nouvelle Alliance (Nouveau Testament). Si vous posez la question aux chrétiens qui sont autour de vous de savoir ce qu’est un ministère, la plupart vous répondront qu’il s’agit d’un conducteur dans l’Église, chargé de l’administrer et de prêcher. Ils y ajouteront qu’ils voient dans le ministère une figure d’autorité.

Mais dans tout cela nous réalisons qu’il y a un glissement de sens qui s’est établi, dû au fait que l’Église du Seigneur a, au fil des siècles, été profondément imprégnée de l’esprit pyramidal issu de l’Église catholique (pour faire court), et surtout que le sens essentiel a été perdu.

En réalité, si nous en revenons à la définition du dictionnaire ci-dessus, un ministère est un serviteur.

Et cela est appuyé par la parole de D.ieu qui utilise en grec plusieurs mots qui définissent parfaitement ce que doit être un ministère.

Le premier est « diakonos » (toujours traduit par « ministère », sauf lorsqu’il s’agit de parler des diacres, ceux-ci étant en fait des serviteurs !). Pour plus de clarté il devrait donc être traduit par « serviteur ». On le retrouve dans de nombreux passages, entre autres 1 Cor. 3 : 5 (« Des serviteurs par le moyen desquels vous avez cru. »).

Le mot « diakonia » signifie « service ». Il est quasiment toujours traduit par « ministère ».

Exemples : Actes 6 : 4, Actes 20 : 24, Eph. 4 : 12 (pour l’œuvre du ministère = eis ergon diakonias, on devrait dire pour l’œuvre du service), Col. 4 : 17, 1 Tim. 1 : 12, 1 Tim. 3 : 13, 2 Tim. 4 : 5, 11 (remplis bien ton ministère), 1 Pi 4 : 11, Apo. 2 : 19, etc.

Le deuxième est « doulos », qui signifie « serviteur » mais veut dire en réalité « esclave ». Cette nuance est d’importance car le mot nous rappelle que non seulement nous sommes les serviteurs du Seigneur, mais avant tout Ses esclaves. Nous ne nous appartenons point à nous-mêmes et devrions apprendre à Lui obéir en tous points sans faillir ni sans nous rebeller à Sa volonté. Un esclave ne fait pas sa propre œuvre, il est aux ordres de son maître et ne se permettrait pas de construire quelque chose de sa propre initiative. Nous en sommes souvent loin dans l’Église où l’on voit si souvent des œuvres construites de mains d’hommes…

Le troisième est « oïkonos » qui est plus rare (Tite 1 : 7) (l’évêque est administrateur de la maison de D.ieu). Il signifie donc administrateur. Il y a ici une notion de gestion qui est importante dans l’œuvre du Seigneur car rien ne doit y être fait au hasard mais selon un ordre que Lui seul nous donne, sur des fondations qui devraient être apostoliques.

Hébreux 13 : 27 nous parle de conducteurs (« ègouménoïs » en grec).

La signification exacte de ce mot est « celui qui vous conduit, chef, conducteur ». Il vient du verbe ègéomaï.

Mais son sens est plus subtil. Il parle d’un conducteur dans le sens de guider, de montrer le chemin en marchant devant, de donner l’exemple. Il y a ici une notion fondamentale de nécessité d’humilité de la part de celui qui est appelé à conduire le troupeau. Le serviteur ne peut être qu’un conducteur ayant payé le prix déjà dans sa propre vie pour suivre le Seigneur qui est notre bon Berger, qui est capable de porter sa croix et qui ne va pas chercher à manipuler les âmes qui sont sous sa responsabilité pour son propre intérêt, selon sa propre vision des choses, mais qui va les guider avec l’esprit d’un serviteur courageux qui va ‘marcher devant’ en prenant les coups et qui va donner l’exemple. »

Un serviteur, c’est celui qui va obéir à son maître mais ne se permettra jamais de décider lui-même quand et comment il va servir. Il sait qu’il doit rester disponible, attentif à la voix de son maître, prêt à tout instant à faire ce qui lui sera demandé, sans discussion ni initiative incongrue. Or aujourd’hui, que voit-on de partout ? Des gens qui se disent appelés au ministère et qui décident eux-mêmes de ce qu’ils vont faire pour D.ieu (« D.ieu m’a dit. »), avec un aplomb inouï. Des gens aussi qui pensent qu’ils peuvent d’abord se servir eux-mêmes avant de servir leur Maître… Combien ceci nous interpelle.

Il me semble important également, à ce stade de notre étude, de vous partager ce que disait Arthur Katz, qui fut un ami proche de mon époux, et avec lequel nous avions une parfaite communion de pensée en ce qui concerne la conception de l’Eglise et du service. Car voilà, si tous sont appelés à aimer leur prochain et à être des témoins de l’amour du Père, il y en a aussi qui ont un appel plus particulier, qui les destine à être mis à part pour D.ieu.

Arthur disait qu’il était vain de vouloir exercer un quelconque ministère si l’on n’avait pas été au préalable appelé d’En Haut, comme l’apôtre Paul, qui avait été jeté de son cheval par le Seigneur, et qui avait été « illuminé ». Rendu aveugle – selon sa propre vision du monde – il avait retrouvé la vue par l’opération du Saint-Esprit, afin de voir avec les yeux de Son créateur et d’agir enfin selon Ses pensées et Ses directives. Celui, celle qui n’a pas vécu cela ne pourrait prétendre servir véritablement. L’appel apostolique, l’Appel d’En Haut au service est une nécessité absolue. Nul ne peut s’appeler lui-même, eût-il le désir le plus intense qui soit de devenir serviteur du Très-Haut. S’il n’a d’abord été APPELE, son service sera vain et mènera automatiquement à la destruction.

Car certains sont véritablement appelés d’En Haut, d’une manière irrésistible, qui impliquera une mort totale à eux-mêmes, le sacrifice de leur vie pour D.ieu, et une obéissance humble de chaque jour. Ceux-là sont mis à part pour le service.

Mais rappelons néanmoins que l’obéissance et l’humilité étant les qualités préalables requises pour le service, il n’en demeure pas moins qu’un amour brûlant pour D.ieu et pour le prochain est tout aussi nécessaire.

« Tu aimeras le Seigneur, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » (Luc 10 : 27).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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