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QU’ELLE DEMEURE DANS LE SILENCE ! d’Elishéva Goël / extrait N°7 :    De Haïm Goël : « Un étrange livre aux relents très féministes en milieu évangélique

De Haïm Goël : « Un étrange livre aux relents très féministes
en milieu évangélique

Extraits du livre LETTRE A CELLE QUE J’AIME de Faty Eriollah et
préfacé, vivement encouragé et édité par Michelle d’Astier de la Vigerie.
C’est avec chagrin et stupeur que j’ai découvert ce document d’un féminisme
à peine voilé (à peine…) sous couverture de lyrisme et de « poésie ». Ce livre
nous fut chaudement recommandé par une jeune femme participant à un de
nos séminaires en France. Cette jeune femme se révéla par la suite faire
partie de cette frange du christianisme évangélique où rébellion, orgueil,
indépendance, course aux ministères « sensationnels », consommation
spirituelle sans engagement, auto-proclamation de ministère, etc., font fureur.
En lisant ce livre, je compris pourquoi il lui avait tant plu. Je vous en livre des
extraits avec les commentaires qui doivent les suivre inévitablement.
Premier extrait :
-« Je t’ai créée parfaite à mon image, à ma ressemblance. Troublante… car
plus que l’homme tu es celle en qui ma beauté se donne à voir. »
Remarques bibliques :
– Où est-il écrit que D.ieu créa la femme à Son image, à Sa ressemblance?
Nulle part, car il est bien sûr écrit que D.ieu créa l’homme à Son image (qui
était homme et femme au départ avant que D.ieu ne tire la femme du côté de
l’homme). Si donc quelque chose est à comprendre de la nature de la femme,
c’est en priorité à partir de l’homme et en relation avec l’homme et non dans
une problématique d’élection divine hors de la sphère masculine, comme le
sous-entend le texte de Faty Eriollah.
De plus la femme a été créée comme compagne pour l’homme, comme une
aide face à lui. Ce qui confirme mon propos ! (Genèse 2 : 18)
– Où est-il écrit que D.ieu créa la femme troublante ?
Qui sait quoi de la nature de la femme d’avant la chute, si ce n’est qu’elle
vivait sans vêtement et donc que sa beauté devait être d’un ordre bien
supérieur à celui du « troublant ».
Où est-il écrit que plus qu’en l’homme la beauté de D.ieu se fait voir
dans la femme ? NOUS SOMMES ICI ET A LA LUMIERE DE CE QUI A ETE
LARGEMENT ETUDIE DANS CE LIVRE EN PLEIN DISCOURS VISANT A
ELEVER LA FEMME EN DIVINITE puisqu’en la femme, selon Faty Eriollah, la
beauté de D.ieu se fait voir.
Qui a vu D.ieu pour juger de Sa beauté ? D.ieu n’est-il pas au-dessus de
ces comparaisons blasphématoires?
Parlant beauté, la femme serait donc, selon Faty Eriollah, supérieure à
l’homme. N’existe-t-il pas de beaux spécimens de la gent masculine qui
dépassent en beauté nombre de femmes et inversement ? De telles
affirmations, outre leur stupidité effarante, dénoncent quelque chose de très
malsain qui ne peut se comprendre que dans une interprétation à caractère
sensuel accompagnée d’un mépris de l’homme. Quelque chose qui nous
rappelle furieusement le contexte ambigu du discours soixante-huitard
féministe et nous met sur la piste d’une espèce de féminisme « chrétien » qui
en dit long sur l’état d’esprit voilé mais réel véhiculé par de tels écrits et par
ceux qui les recommandent.
Je vous cite encore quelques extraits sans y apporter de nombreux
commentaires. Le lecteur de la Bible, un rien avisé, y dépistera aisément ce
qu’il convient de comprendre :
– « Je t’ai fait gardienne de la pureté, de la sainteté et j’ai dit à la sagesse :
demeure en elle ! » écrit Faty Eriollah.
– Autant dire que tous les hommes sont impurs (Si l’on pouvait interroger
Jean-Baptiste sur l’état de pureté de la mère de la jeune danseuse qui plut à
Hérode et obtint la tête du prophète sur un plateau (lire Marc 6 : 22 à 28 ), il
ne tiendrait pas le discours de Faty Eriollah, et encore moins en ce qui
concerne la fille ! C’est le moins que l’on puisse en dire et l’affirmation
d’Eriollah relève, considérant la terrible histoire de Jean-Baptiste, d’un quasi
blasphème. Trente années de ministère m’ont hélas convaincu qu’il existe
tout autant de femmes débauchées, voire franchement perverses et cruelles,
que d’hommes ! Si on s’en tient au discours d’Eriollah sur la femme demeure
de la sagesse de D.ieu, autant dire qu’Eve ne fit pas du tout preuve de folie
en discutant avec LE séducteur en Eden des principes donné par D.ieu à
l’homme en premier, mais qu’elle fit donc là preuve de sagesse et de pureté
!!! Mon épouse me rapporte qu’enfant elle préférait la compagnie des garçons
à celle des filles qu’elles trouvait expertes en folies de toutes sortes,
méchanceté, jalousie et cruauté, bien plus que les garçons. C’est une femme
qui le dit… Faty Eriollah et vous, Michelle d’Astier de la Vigerie qui
recommandez si chaudement ce livre, ignorez-vous qu’au moment de la
chute l’esprit femme élevé en rébellion par Satan en système spirituel face au
régime spirituel du D.ieu Père fut perpétué dans nombre de traditions
ésotériques essentielles comme matrice des sagesses de l’humanité ?
Nous sommes ici en plein contexte d’occultisme naissant. De plus où est-il
écrit que D.ieu ait déclaré : « que sa sagesse demeure en la femme » ? Je
connais pour ma part nombre d’hommes sages et de femmes peu sages
(comme l’auteur de ce livre) et inversement.
En fait, partant de l’affirmation de l’auteur, on est en droit, et c’est flagrant, de
se demander de quelle sagesse elle parle ? Selon moi, il s’agit d’une sagesse
étrange, ancienne, de source toute charnelle, d’âme et non d’Esprit et de
Bible, et donc diabolique dont on trouve la trace évidente dans le catholicisme
mariolâtre comme dans le féminisme
post soixante-huitard. Même combat. Catholicisme (aux racines
babyloniennes) dont est issue selon sa biographie Faty Eriollah. De par cette
fausse sagesse séductrice, occulte et redoutable, Satan a perdu des millions
de couples, et des millions d’êtres humains, voire des empires entiers. Mon
livre (EHAD) en atteste d’abondance.
Là encore nous sommes par affirmation abusive dans un processus
d’exaltation de la femme présentée comme hyper-spirituelle selon un
processus menteur et qui vise en fait à la présenter plus proche de D.ieu que
l’homme auquel elle doit pourtant bibliquement respect et soumission. De
même que l’homme se doit de l’aimer comme le Mashia’h a aimé l’Eglise
selon Ephésiens 5 : 25 (« maris, aimez vos femmes, comme aussi Christ a
aimé l’Eglise, et s’est livré Lui-même pour elle. »).
Faty Eriollah écrit plus loin en parlant de D.ieu :
« J’ai ouvert ton ventre à la Vie (note : Vie écrit avec un grand V donc pas vie
ordinaire, ce qui n‘est évidemment pas innocent et en soi déjà
blasphématoire, Songez-y !), afin que par toi les êtres viennent au monde ; en
ceci tu es encore plus remarquable ! S’il s’agit de la Vie avec un grand V on
peut songer à la mère de Yeshoua qui mit au monde le deuxième Adam,
l’être de la vie avec un grand V. Mais Etiollah applique cela à toutes les
femmes. Toutes les femmes auraient-elles le pouvoir de mettre au monde des
messies ? Ne rions pas, il y a là l’expression d’un orgueil spirituel à peine
sous-jacent et qui doit déteindre fâcheusement sur le service de cette femme
dont il nous est dit au dos de son livre qu’elle a fondé un ministère.
Au risque d’être brutal mais l’auteur m’y oblige, c’est à l’homme que D.ieu a
donné d’ouvrir le ventre de la femme pour y déposer sur canevas divin la
semence de vie. Faut-il rappeler que sans semence d’homme, pas de vie ?!?.
Passer au-dessus de cette réalité en faisant par décision féminine (niste)
D.ieu pourvoyeur direct, c’est faire exactement ce que fit Eve avec Caïn et
c’est pourquoi il est écrit en Genèse 4 : 1 : « Ani caniti, j’ai acquis… » On
connaît la suite… Si l’on songe aussi à la résonnance de ce grand V utilisé
pour Vie par l’auteur, on sait tout de suite dans quel schéma particulièrement
non biblique on se trouve ici !

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