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Rabbin Militaire Général : Pessah est la délivrance du peuple d’Israël (Tsahal).

By 14 avril 2014Etz Be Tzion

Passover Blessing FR

“Cette semaine, nous nous assiérons tous autour de la table du Seder, certains d’entre nous à la maison avec nos familles, certains dans les bases de Tsahal et d’autres sur le terrain, protégeant le peuple d’Israël pour que nous puissions célébrer la fête de la Liberté en paix”. Voici les mots du général de brigade Rafi Peretz, Rabbin Militaire Général de Tsahal, qui a souhaité partager ses pensées pour la fête de Pessah.

Il y a 3326 ans, notre nation célébrait sa miraculeuse délivrance de l’esclavage d’Égypte, un événement qui a marqué le début de l’exode vers la terre d’Israël. Le voyage a été long et difficile, composé de hauts et de bas, mais au final, une nation toute entière marchait vers la liberté.

Il y a ceux qui voient l’exode d’Égypte comme beaucoup plus que le salut d’un peuple des mains de cruels oppresseurs. Cet événement est un message d’espoir dont les échos ont traversé le monde car pour la première fois dans l’histoire, l’idée de vivre en tant que peuple libre sur notre terre était devenue possible.

Rabbin Militaire Général, Rafi Peretz

Rabbin Militaire Général, Rafi Peretz

L’Égypte n’a pas accepté notre légitime revendication pour la liberté puisque l’économie égyptienne, basée sur l’esclavage, se serait effondrée. Pour de nombreuses générations, l’esclavage a été perpétué par les régimes et les cultures du monde entier. Mais le cri du peuple d’Israël a continué de se faire entendre aux quatre coins du monde et a transformé le monde en un monde meilleur. Ce n’est pas pour rien que les dirigeants du mouvement contre l’esclavage aux États-Unis ont choisi les paroles éternelles de Moïse comme cri de ralliement : “laisse aller mon peuple” (exode, chapitre 5). Le flambeau de la liberté qui a été porté par le peuple d’Israël est à ce jour encore une source d’inspiration pour les nations asservies qui aspirent à la liberté et à la délivrance.

Le cadeau de la liberté et de l’indépendance ne nous a pas été donné sur un plateau d’argent. L’exode d’Égypte nous a obligé à nous libérer de la mentalité de l’esclavage et d’adopter la conscience d’un peuple libre. La poursuite du voyage, dans le désert et même sur la terre d’Israël, a nécessité un sacrifice naturel et personnel. Se battre contre les ennemis de l’État d’Israël exige un sacrifice de soi. Respecter les valeurs morales et de justice exige une force intérieure.

Malgré ces difficultés, ceci est la signification de la vraie liberté : une personne, une nation même, peut vivre sa vie en harmonie avec sa vraie nature. Maïmonide explique et affirme que la difficulté essentielle dans la transition entre l’esclavage et la liberté est la volonté de prendre les armes et de lutter pour la délivrance. Rien n’a changé. Natan Sharansky, qui était un prisonnier de Sion dans l’ancienne Union soviétique, est resté en prison pendant 9 ans. Quelle personne était réellement libre ? Le juge, obligé par le régime de trouver en quoi Sharansky était coupable ? Ou Sharansky lui-même, dont le corps était emprisonné mais dont les valeurs et les convictions lui sont restées fidèles ? Sharansky a donné la réponse lors de son procès : “je suis la seule personne libre dans ce tribunal.”

Soldats lors d'un seder de Pessah

Soldats lors d’un seder de Pessah

Pour nos soldats, c’est la même chose. Un soldat peut garder à un poste militaire loin de sa maison tout en restant une personne libre, puisqu’il est fidèle à ses valeurs et qu’il protège la liberté de sa nation. Nous, soldats de Tsahal, qui veillons sur le peuple et la terre, perpétuons l’espoir de millions de Juifs de toutes générations qui aspirent à la liberté. Ils se sont cachés dans des caves pendant l’horreur de l’Inquisition et ils se sont cachés dans la crainte de la cruauté des Cosaques. Malgré tout cela, ils se sont assis et ont mangé comme des princes la simple “matza”, faite d’eau et de farine qui n’a pas gonflé, “matza” qui symbolise la nature pure de l’homme. À l’époque où la liberté surmontera l’esclavage, ils ont prié pour que l’année prochaine soit à Jérusalem.

Lors de l’exil égyptien, nous apprenons une autre forme de liberté : la liberté de croire que le bien l’emportera. C’est exactement ce qui s’est passé lorsque le peuple d’Israël a décidé de retourné sur sa terre contre toute attente. Trois ans après la Shoah, le peuple juif en exil s’est réuni et a vaincu les armées d’invasion arabes année après année. Les nations du monde ont reconnu l’indépendance du petit mais courageux État d’Israël. Nous avons asséché les marais, nous avons fait fleurir le désert et nous avons bétonné les routes. Nous avons construit un pays magnifique et prospère qui concrétise la vision des prophètes d’Israël vieille de 2500 ans : le rassemblement des exilés. Le phare de la liberté de notre peuple, dont la lumière a été éteinte et cruellement assombrie pendant 2000 ans, brille de nouveau fièrement dans notre pays.

À nos chers soldats et commandants : vous êtes ceux qui font que ce phare reste allumé et que cette lumière brille à travers notre pays et dans les sombres parties du monde.

Pessah Sameah !

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  • Dan Peled dit :

    Comment ne pas dire Amen ve Amen à une telle déclaration de foi!
    Trente-trois siècles se sont écoulés, Eretz et Am-Israël reprennent vie sous nos yeux, nous sommes encore dans les prémices de cette miraculeuse restauration bien qu’annoncée par les prophètes. Nous prions afin que les routes de l’ Ahlia soient déblayées telles ce passage ouvert dans la Mer Rouge.

    Version Z.K.:1Ro 8:48 s’ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme dans le pays où leurs ennemis les détiennent, et qu’ils t’adressent leur prière dans la direction de leur pays que tu as donné à leurs pères, de la ville que tu as élue et de la maison que j’ai bâtie en ton honneur,
    1Ro 8:49 du haut du ciel, ton auguste demeure, tu entendras, tu écouteras leur prière suppliante, et tu leur feras justice.
    1Ro 8:50 Tu pardonneras à ton peuple ses péchés, ses offenses à ton égard, et tu inspireras compassion pour lui à ses vainqueurs, afin qu’ils aient pitié de lui.
    1Ro 8:51 Car il est ton peuple et ton héritage, que tu as fait sortir de l’Egypte, du milieu de ce creuset de fer.
    1Ro 8:52 Que tes yeux restent ouverts aux supplications de ton serviteur et à celles de ton peuple Israël, pour les exaucer toutes les fois qu’ils t’invoqueront.
    1Ro 8:53 Car toi-même tu te les es réservés comme ton héritage entre tous les peuples de la terre, comme tu l’as déclaré par l’organe de Moïse, ton serviteur, alors que tu fis sortir nos pères de l’Egypte, ô Seigneur — Elohim! »

  • Rivka dit :

    Belle réflexion sur ce qu’est la vraie liberté, celle qui s’acquiert dans la dignité , le courage, et la persévérance, et pour le peuple juif en particulier, la foi dans les paroles annoncées par les prophètes

  • Samuel dit :

    DE HAIM GOEL
    Les (vraies) voies de D.ieu sont impénétrables et ce ne sont que les fruits qui nous permettent un jour ou l’autre de les contempler… Israël en est un exemple. Un jour prochain, je donnerai le témoignage de la façon tout aussi « impénétrable » par la sagesse humaine dont D.ieu ressuscita dans mon homme intérieur le juif qu’étaient mes ancêtres devenus catholiques du fait de circonstances non élucidées. D.ieu veillait et lors de mes 15 ans j’abandonnai avec soulagement cette voie de garage babylonienne et devenant par là même ce que j’étais en fait, une espèce de mystique sauvage en quête du D.ieu qui m’obsédait comme une trace profonde. Oui, la trace d’une « alliance », d’une appartenance aussi mystérieuse que non effaçable tout au fond du coeur et de la conscience et le fait de devoir assumer cela « coûte que coûte », sans le comprendre nullement avec les moyens de la sagesse humaine. Tellement étrange… Je vous le disais, les voies de D.ieu sont insondables, il faut souvent attendre les fruits …
    Le fait en soi est déjà extraordinaire, mais lorsque je considère les chemins pris par mon Adonaï pour me le révéler et me ramener « chez moi », je suis encore à ce jour en extase intérieure. Une extase d’une étrange et profonde jubilation. Faut-il ajouter qu’avec l’entrée majestueuse et salutaire de Yeshoua dans mes jours si difficiles d’alors (à 33 ans), le processus s’accéléra, s’accomplit jusqu’au final, se radicalisa ? Il le fallait et D.ieu lutta deux ans avec moi à ce sujet lorsque je priais. Que de courage me fallut-il alors pour affronter bobards dégoûtants, calomnies jalouses et haines gratuites parmi cet univers chrétien (et messianique aussi parfois) de toujours fait de bon grain et d’ivraie, de théologie du remplacement et autres cruautés. Rien ne me fut épargné. Mais pourquoi et comment s’en étonner?

    La chose est encore plus troublante lorsque des païens ignorant tout de ce que le Seigneur avait pratiqué en moi durant tant d’années se mirent à me manifester une hostilité antisémite. Ils « sentaient » quelque chose… Disons le simplement, l’ennemi de nos âmes « sait » aussi et agit sur les esprits troubles, « chrétiens » ou non… Prenons courage, la délivrance vient pour les Juifs, ceux des tribus perdues et les non israélites avec le retour de Yeshoua!
    Haim Goel
    NB: je raconterai aussi un jour comment je fus « obligé » par une « force mystérieuse » alors que je ne connaissais pas encore mon sauveur Yeshoua (j’avais 29 ans) de demander en mariage une jeune fille qui ne m’attirait nullement mais me troublait par une forme de cousinage moral, une présence gracieuse si digne, sans apprêts superflus et le mystère d’une âme vraie. Je sus instantanément qu’elle serait ma femme. Plus tard, bien plus tard, nous découvrîmes ensemble les travaux généalogiques d’un de ses cousins. Une branche de cet arbre généalogique rattache mon épouse aux plus grandes familles du Gotha européen, de l’Espagne à la Russie en passant par tout le reste (ce qui nous dérangea); une autre branche révéla plus de trois cent noms juifs et nous fit découvrir que mon épouse était membre de « tout » Israël, Cohen, Lévi y compris. Mieux, mon épouse a deux soeurs qui épousèrent « accidentellement », nous le découvrîmes il y a quelques années, deux hommes venus eux aussi de familles juives aux racines tenues dans le silence (Horn et Weiss).
    Oui, les voies de D.ieu sont mystérieuses entre toutes et surclassent tous les calculs et raisonnements humains. D.ieu veille sur Israël de mille façons singulières. Réjouissons-nous! Le meilleur est devant nous concernant les voies de D.ieu. Cela « explosera » devant nos yeux ébahis lorsque le MAÎTRE VIENDRA.
    Meilleur shalom !

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