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Tsahal aurait frappé des missiles SS-21 (JForum.fr)

Le Hezbollah a essayé d’utiliser le mauvais temps, pour couvrir ses activités de transfert d’armes et a échoué.

Israël a attaqué, en plusieurs passages à basse altitude, des bases du Hezbollah au Liban. Il y a plusieurs (au moins 4) morts dans les rangs du Hezb., dont Hajji Hassan Mansour, commandant-instructeur du mouvement chi’ite.

L’aviation israélienne a bombardé lundi soir une cible du Hezbollah chiite à la frontière libano-syrienne, ont affirmé à l’AFP une source de sécurité libanaise et une ONG syrienne.

Des sources des renseignements militaires occidentaux révèlent que la force aérienne d’Israël a frappé, au Liban et en Syrie, lundi 24 février dans la nuit, à la suite de la première utilisation, au cours de la guerre syrienne depuis 3 ans, d’un missile de surface de fabrication russe Tochka (Point) à capacité nucléaire –dont le nom de code au sein de l’OTAN est le SS-21 Scarab -. Il transporte un ogive de 480 kilos, avec une portée de 70 kms. Ces missiles ont été tirés, durant la journée de lundi, au cours de la bataille de Yabroud, menée par l’armée syrienne et le Hezbollah. On n’a pas encore d’information sur l’impact exact des frappes israéliennes. Elle serait resté plus limitée que ne l’affirment certaines sources libanaises.

Mercredi matin, le Times Magazine citait « une source anonyme », mais officielle, israélienne qui lui aurait confirmé la responsabilité d’Israël, et que les deux camions visés contenaient des missiles à « ogives encore plus puissantes et plus dangereuses » que celles déjà en possession du Hezbollah. Cela accréditerait la thèse des missiles Tochka à tête potentiellement nucléaire, ou de SS-26-Iskander, voire de Scud D particulièrement puissants.

Missiles tochka- SS-21 Scarab.

Selon des sources libanaises , cependant, la cible était un regroupement de cinq bases oupostes de commandement, dans la vallée de la Beqa’a. On mentionne des pertes humaines, pour le Hezbollah, dont Hajji Hassan Mansour, chef-instructeur de la milice terroriste, selon Now Lebanon.

Hajji Hassan Mansour

Le chef-instructeur du Hezbollah, Hajji Hassan Mansour, connu sous le pseudonyme d’Abu Haitam, a été tué dans le secteur de Nabi Chit.

Ses funérailles se sont déroulées dès mardi après-midi, dans sa ville d’Ansar, près de Nabatiyeh, selon le reportage.

La nouvelle de la mort subite de Mansour intervient au beau milieu de reportages contradictoiressur les objectifs de ce bombardement israélien.

En l’absence de confirmation indépendante, plusieurs sources offrent une variété de cibles alternatives possibles.

Certaines sources les désignent comme étant des lanceurs de missiles tirés depuis le Liban, en appui, dans la bataille menée par le Hezbollah et l’armée syrienne, contre la ville stratégique deYabroud , le dernier bastion rebelle dans les monts Qalamoun, juste à la frontière syrienne. Cette ville, à 80 kms au nord de Damas, résiste, après deux mois de combat cruel. Mais l’étau se resserre, après une progression prudente, notamment, du Hezbollah, qui cache ses pertes humaines, moins visibles que durant l’assaut de Qusayr, il y a quelques mois [*voir dernières précisions sur Yabroud, en bas d’article] .

Une quatrième version parle plutôt d’un convoi transportant des armes depuis les entrepôts du Hezbollah au Liban vers la Syrie ou, alternativement, de convois transportant des missiles dans la direction opposée, depuis la Syrie vers les bases du Hezbollah.

Quoi qu’il en soit, la force aérienne est entrée en action, le lendemain de la déclaration du Chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Benny Gantz, au cours de sa visite dans le Golan, disant que lesmouvements d’armes et de munitions iraniennes font l’objet d’une surveillance étroite et qu’elles sont présentes dans tous les secteurs agités de la région.

D’après la quantité et le niveau d’exactitude des différents reportages libanais, on peut en déduire qu’il y a bien eu une frappe contre des cibles au sol, dans la nuit de lundi, probablement des deux côtés de la frontière libano-syrienne. Il est également clair, comme par une nuit de pleine lune, que l’activité des forces aériennes d’Israël a été intensive, durant ces quelques heures.

On peut envisager, avec une quasi-certitude, que le Hezbollah a, sans doute, tenté, par mauvais temps et donc, identification brouillée, de transférer clandestinement de l’armement avancé de Syrie au Liban (ou l’inverse ?).

Israël suppose que la plupart des systèmes d’armements disponibles en Syrie, sont aussi tombées entre les mains du Hezbollah. L’armée du pays se trouve donc en état d’alerte constante, selon ce qu’a déclaré le Général de Brigade de la MarineElie Sharvit, Commandant de labase d’Haïfa, mardi après-midi. Il a mentionné, notamment les missiles avancés Yakhont sol-mer, autant que d’autres produits de haut vol des industrie iraniennes et syriennes. Il s’agissait de la première admission officielle, de la part d’un officier supérieur des opérations de Tsahal, que dumatériel lourd et avancé avait été transféré de Syrie au Liban.

Brigadier Général Eli Sharvit (Photo : IDF Spokesperson’s Unit)

Les sources du renseignement militaires de Debkafile estiment que l’action israélienne laisse, au moins, deux grandes questions en suspens :

1. Etait-ce une frappe isolée ou le début d’une série ?

2.Le Hezbollah ou la Syrie vont-ils répliquer ?

Jusqu’à présent, toutes les actions militaires qu’Israël a entrepris en Syrie et au Liban sont restéessous le sceau du secret et Tsahal ne les a jamais reconnues, même lorsque des images étaient publiées sur l’ampleur des dommages subis. Cette fois, il n’y a aucune image et même les sources de sécurité libanaises ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le type d’équipements exactement pris pour cibles.

C’est parce que la situation s’est inversée. Le Chef des Brigades iraniennes al Qods, le Général Qassem Souleimani a ordonné que l’annonce et le détail des frappes israéliennes restent dissimulés et hors de portée du public. Pour cette fois, en tout cas, c’est raté.

Au début du mois, Souleimani a été chargé officiellement des interventions militaires de l’Iran, sur les champs de bataille de Syrie, d’Irak, du Liban et en ce qui concerne la « résistance » palestinienne.

Cela fait partie de la distribution et du cloisonnement des tâches ordonnés par le Guide Suprême Ali Khamenei, afin de satisfaire les Gardiens de la Révolution iranienne, pour qu’ils ne sabotent pas le cadre des négociations nucléaires de l’Iran avec les six puissances mondiales. On a abandonné les prérogatives diplomatiques au Président Hassan Rouhani, mais, en contrepartie, son gouvernement a l’interdiction de s’ingérer dans les opérations militaires extérieures de l’Iran.

La solution adoptée par Khamenei, afin de départager les deux camps rivaux, place Israël et ses forces armées, en face à face, pour la première fois, avec le centre de commandement iranien qui orchestre la bataille contre ses adversaires arabes.

C’est un principe de l’impitoyable Général Souleimani de ne jamais laisser sans réponse aucune attaque contre l’Iran et ses intérêts. Israël doit, par conséquent, s’attendre à des représailles pour ses frappes aériennes – mais pas nécessairement de la part de la Syrie ni du Liban.

D’autre part, toute cette zone de la vieille frontière libano-syrienne a été transformée en une ruche suractive pour le développement international d’une légion étrangère de mercenaires, arrivant en nombre. Le Hezbollah a ouvert des centres de recrutement européens, pour contribuer à l’effort de guerre syrien, en Bulgarie, Hongrie, Albanie et au Kosovo. Plus de 1.000 mercenairesentreprennent déjà des stages courts d’instruction militaire dans les camps d’entraînement de laVallée de la Beqa’a. Dès qu’ils sont familiarisés avec les armes en usage dans l’armée syrienne et au Hezbollah, ils sont jetés dans la bataille.

[Précisions sur Yabroud : des sources multiples au sein des brigades syriennes rebelles font état, par exemple, de plus de 70 morts du Hezbollah et de l’armée syrienne en une seule opération de nuit. Selon ces sources, les forces pro-régime ont été « liquidées dans leurs tentes, au cours d’une attaque-surprise qui a tourné au carnage, ne laissant aucune chance à aucun de sortir de son lit de camp et de se défendre”

Ces sources rebelles ont insisté auprès de Now Lebanon, sur le fait que le Hezbollah était en train de perdre la bataille de Yabroud. La pression militaire s’accroît contre lui. Il a battu en retraite sur le front de Sahl et est incapable de réaliser des percées sur le front de Rima. Des nouvelles surviennent pour dire que le Hezbollah a perdu plus de 300 combattants et des centaines de blessés, au cours d’affrontements avec l’armée rebelle. Ces propos, sont, à cette heure, invérifiables]

debka.com


Autres versions disponibles à cette heure, en l’absence de confirmation, avec quelques concordances :

Cette zone montagneuse est traversée de wadis (canyons, vallées) avec de larges routes poussiéreuses, que même de gros camions semi-remorques peuvent franchir.

Configuration de la zone de Nabi Chit.

Il y a déjà eu des tentatives pour transférer clandestinement de tels armements, aussi doit-on supposer que le Hezbollah a réussi à obtenir une petite quantité de missiles balistiques Scud-Dfabriqués en Syrie, ayant une portée de 700 kms.

Il est assez facile de repérer et de frapper ces convois, dotés de charges aussi importantes que des missiles balistiques, même dans des conditions climatiques problématiques.

La base logistique où sont stockées ces armes se situe près de Damas et est désormais, gardée par des membres du Hezbollah, chargés d’en assurer la défense contre les rebelles syriens. Des convois tentent de passer par la zone de Nabi Chit, pour entrer au Liban.

C’est ce qui s’est, probablement, passé lundi soir, où le Hezbollah a essayé de tirer parti du brouillard et de la tempête, censés paralyser la surveillance des renseignements et rendre des frappes éventuelles moins précises. Ces derniers jours, le temps était clair et une fenêtre d’opportunité s’est ouverte, le Hezbollah pensant pouvoir plus aisément s’y engouffrer.

La chaîne d’information Al Arabiya, citant des sources de sécurité, a rapporté que plusieurs membres du Hezbollah ont été tués dans les bombardement dans région de la Bekaa au Liban.

Deux raids israéliens ont frappé une cible du Hezbollah à la frontière libano-syrienne, a indiqué la source de l’AFP, sans être en mesure de dire si cette cible se trouvait à l’intérieur du territoire syrien ou libanais.

Citant des rapports non-confirmés, Al Arabiya affirme que ces raids ont frappé un convoi en mouvement , transportant des missiles balistiques de Syrie au Liban, pour être utilisés par le Hezbollah.

Des témoins oculaires ont affirmé à Al Arabiya que ces avions israéliens ont frappé près des villes de Janta, Brital et Nabil Sheet, en deux frappes distinctes.

Janta se trouve proche d’une route réputée pour le trafic d’armes entre la Syrie et le Liban, selon leDaily Star, qui cite une « source sécuritaire » (libanaise). D’après un reportage d’enquête datant de 2012, le Hezbollah a bâti une installation d’entraînement à Janta , « qui comprend ce qu’on soupçonne être une piste de formation pour des chauffeurs de matériel sensible, un champ de tir d’une centaine de mètres, des dépôts suspects d’entreposer des armes de pointe et un probable terrain d’assaut en condition de combat urbain« .

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) indiquait de son côté que l’objectif était unebase de missiles appartenant au parti chiite qui combat les rebelles de Syrie auprès de l’armée du régime de Bachar al-Assad.

La télévision du Hezbollah, Al Manar, a affirmé qu’aucun raid israélien n’a eu lieu sur le territoire libanais, rapportant uniquement un intense survol de l’aviation de l’ennemi sur la région nord de la Békaa, dans l’est du Liban. En effet, si ces frappes sont confirmées, le Hezbollah aura à expliquer à son opposition intérieure, au Liban, pourquoi il ne réplique pas, alors qu’il subit des pertes humaines et de matériel crucial, éventuellement, quel type d’armes il fait entrer illégalement sur un territoire souverain.

Ces dénégations, tant d’Al Manar, que d’Al-Mayadeen, tous deux inféodés au Hezbollah sont contredites par toutes les autres sources indépendantes libanaises ou autres. Le « parti de Dieu ou du Diable » accumule les coups durs auxquels il n’est pas en mesure de répliquer, ce qui accroît son impopularité intérieure, alors qu’il s’est joint à un gouvernement d’unité nationale, il y a, à peine, quelques semaines.

Néanmoins, les attentats de types Burgas, en Bulgarie, en 2012, sont là pour rappeler que les cibles juives ou israéliennes à l’étranger, restent dans sa ligne de mire, chaque fois qu’il en décèle l’opportunité.

Par contre, la chaîne de télévision libanaise LBC a rapporté que la région aurait été attaquée à plusieurs passages entre le Liban et la Syrie, région à travers laquelle des armes et du matériel font l’objet de trafics de façon non officielle. Un autre rapport, de la chaîne libanaise MTV, a affirmé que les attaques ciblaient une livraison d’armes de la Syrie vers le Liban.

Des habitants de la localité libanaise de Nabi Chit, proche de la frontière, ont affirmé à l’AFP avoir vu des bombes éclairantes dans le ciel avant les raids, qui ont fait trembler leurs maisons.

Des habitants dans d’autres localités voisines ont également entendu un survol à très basse altitude avant les raids.

La localité de Nabi Chit, un bastion du Hezbollah, se situe dans une région où le parti chiite dispose d’une base supposée d’armes et d’entraînement.

Israël n’a pas confirmé ou démenti dans l’immédiat avoir mené des raids.

Si on impute, au moins, 6 à 7 frappes avant celle-ci à Heyl Ha’avir (force aérienne israélienne) au cours de l’année passée, la vaste majorité l’aurait été, jusqu’à présent, du côté syrien de la frontière, sauf représailles pour tirs de roquettes avérés sur le nord d’Israël (attribués aux Jihadistes proches du FPLP).

Dès ce moment, des membres du Hezbollah ont été mis en état d’alerte tout le long de la côte sud du Liban, autour d’Al-Zahrani, par crainte d’opérations commando israéliennes, selon les correspondants de Now Lebanon, dans le Sud.

Sources : i24news.tv dailystar.com.lb now.mmedia.me/lb Ron Ben-Yichaïynetnews.comdebka.com

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