Skip to main content

UNE FEMME PARLE AUX FEMMES d’Elishéva Goël / Extrait N° 4 : Faire Téshouva : Il existe deux étapes essentielles, aussi importantes l’une que l’autre et liées d’ailleurs : A- La première étape est la prise de conscience de notre péché puis notre repentance devant D.ieu. B- La deuxième étape est la demande de pardon auprès de celui qu’on a offensé, puis la réparation.

By 1 avril 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

3 – Faire Téshouva :

 

Il existe deux étapes essentielles, aussi importantes l’une que l’autre et liées d’ailleurs :

 

A- La première étape est la prise de conscience de notre péché puis notre repentance devant D.ieu.

B- La deuxième étape est la demande de pardon auprès de celui qu’on a offensé, puis la réparation.

Demander pardon n’est pas tout, il faut réparer, c’est-à-dire renouer la relation. Il ne faut pas laisser passer trois mois avant de faire un geste, que ce soit sauter au cou de la personne, ou lui offrir un gâteau ou un bouquet de fleurs ou autre chose. Il y a toujours moyen de réparer. Il faut apprendre à détendre l’atmosphère. Quand on a blessé quelqu’un, il ne faut pas dramatiser, il faut réparer.

Il y a donc ces deux étapes : la prise de conscience et la repentance, puis la demande de pardon et la réparation.

Dans le judaïsme, on parle de Téshouva. La Téshouva, c’est le retour à D.ieu et en même temps une réponse. Ce mot veut dire « retour » et « réponse ». Tout est là : il y a un retour nécessaire dans la repentance et il y a une réponse à fournir. Il faut donner, il faut réparer ce qui a été volé, et c’est très important.

Lors de Rosh Hashana et Kippour (ce sont les fêtes juives en début d’année juive, en septembre – octobre : Rosh Hashana = la nouvelle année et la fête des trompettes,  et Kippour = le Grand Pardon), on se remet en question, en ce qui concerne nos fautes envers D.ieu, mais aussi envers les autres, et c’est très important : il y a les fautes envers D.ieu, mais aussi les fautes envers les autres. Il importe de régler ce qu’il faut régler si nous voulons que nos noms restent inscrits dans le Livre de Vie.

Même si nous savons que nous sommes sauvés, il faut quand même se remettre en question régulièrement, il faut donc faire Téshouva le plus souvent possible, au moins à chaque shabbat, et au mieux chaque jour. Le but ultime de ce temps de Téshouva est d’accéder à l’unité. C’est très important dans le judaïsme. L’unité du peuple ! Le peuple qui n’est pas uni ne peut être entendu de D.ieu et va même à la destruction. Relisons la Bible et nous y verrons plusieurs exemples dans l’histoire du peuple d’Israël. Ce sont peut-être des choses qui paraissent négligeables à beaucoup, mais réparer, c’est très important ! L’autre a autant, sinon plus d’importance que nous.

Cette unité,  qui est dans le Ehad (= unité) du Père, du Fils et de l’Esprit, est génératrice de vie, parce qu’elle est basée sur l’amour et l’amour ce n’est pas seulement des mots mais aussi des actes.

Quand on ne prend pas la peine de s’excuser, de réparer un tort, on rompt la relation avec l’autre, on ne l’aime plus, tout simplement. On ne peut alors pas dire qu’on aime D.ieu non plus, comme il est écrit dans 1 Jean 3 v. 18 et 4 v. 7 et 8 :

 

1 Jean 3 v. 18:

 

« Petits enfants, n’aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité. »

 

1 Jean 4 v. 7 et 8 :

 

« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l’amour est de D.ieu, et quiconque aime est né de D.ieu et connaît D.ieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu D.ieu, car D.ieu est amour. »

 

Généralement, 1 + 1 = 2. Mais pour D.ieu : 1 + 1 = 1. C’est très important de s’en souvenir. Il faut refuser au Nom de Jésus tout ce qui nous divise, que ce soit dans le couple, l’église, avec les enfants, au travail… Il faut faire tout ce qui est  en notre pouvoir pour qu’il y ait cette unité, cet amour qui puisse continuer à couler les uns envers les autres, et pour cela on a toujours quelque chose à faire. Les maris aussi ont des choses à faire : ils doivent peut-être être moins durs parfois, un peu plus compatissants. L’homme doit aussi savoir quand il doit cesser cette sévérité à notre égard et consoler. On doit apprendre à restaurer nos relations.

 

Si nous ne savons pas nous excuser, cela peut aussi vouloir dire que nous sommes habitées par la crainte. Mais là encore, c’est une mauvaise réaction qui nous paralyse et  nous empêche de réparer. C’est charnel. Il faut absolument que nous apprenions à grandir avec l’aide du Saint-Esprit ; il faut avoir des victoires ; la crainte est une mauvaise réaction qui prouve que nous ne comprenons pas que D.ieu est amour et que la correction ne signifie pas châtiment et rejet, comme nous l’avons lu dans l’Epître aux Hébreux.

 

1 Jean 4 v. 18 :

 

« Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui craint n’est point parfait dans l’amour. »

 

4 – Corrigeons notre attitude ;

 

Nous allons maintenant parler de diverses choses qui concernent les femmes : quelle est la position qu’elles doivent adopter dans leur foyer, par exemple ?

En ce qui concerne les décisions à prendre, il faut savoir que l’homme est le chef de la femme, c’est écrit, et c’est bon pour nous de savoir que nous avons un chef qui peut décider. L’homme est le chef de la femme donc la décision revient au mari. Même si nous croyons que notre mari à tort, s’il faut prendre une décision, il faut le laisser décider et prier pour que D.ieu incline son cœur et lui donne les bonnes paroles et les bonnes décisions.

J’ai appris cela au début de ma conversion. Mon mari et moi étions deux artistes, et nous avions une vie vraiment peu structurée, surtout en ce qui me concernait. Il m’a fallu tout apprendre, et lorsque j’ai commencé à lire la Bible, j’ai réalisé tout ce qu’il fallait changer ! Que ce soit au niveau des finances, ou autres, nous faisions selon notre fantaisie ! Nous avons eu quelques leçons d’ailleurs. Ainsi, au début de notre conversion, nous habitions dans les Ardennes belges. C’était l’hiver, la neige n’était pas encore tombée, et mon mari me dit : « Je vais te faire un cadeau pour ton anniversaire. »

Nous n’avions pas beaucoup d’argent car mon mari avait arrêté le théâtre et moi, j’avais arrêté de peindre, donc nous étions dans une période de transition. Par la suite mon mari a trouvé un très bon travail, mais à cette époque-là c’était difficile. Et je sentais confusément que nos finances ne nous permettaient pas de dépenser de l’argent pour un cadeau. Je me demandais ce qu’il fallait faire, et je pensais que peut-être nous faisions une bêtise en dépensant pour ce cadeau. Nous avons fait cent kilomètres pour aller en ville, et nous avons acheté une superbe lampe. En rentrant, la neige a commencé à tomber. Nous venions juste d’acheter notre première voiture neuve, une R4. Lorsque nous sommes parvenus sur les hauteurs avant d’arriver à la maison, nous avons dérapé, et nous avons foncé dans la forêt droit sur un arbre. La voiture était irrécupérable. Et là, nous avons découvert qu’il aurait mieux valu demander au Seigneur avant de faire une telle chose. C’était notre première leçon, nous ne l’avons pas oubliée parce qu’il a fallu racheter une voiture d’occasion ; quant à la lampe,… elle n’a plus eu tellement d’attrait à partir de là, vous pouvez l’imaginer ! Mais elle devenue un objet nous rappelant quotidiennement que l’obéissance est vraiment précieuse.

Donc, demandons toujours au Seigneur avant de faire quoi que ce soit. Aujourd’hui, depuis longtemps d’ailleurs, mon mari me dit toujours lorsque nous avons l’opportunité de faire un achat ou un voyage, ou quoi que ce soit d’autre du même type : « Prions ! Demandons à D.ieu ce qu’Il en pense ». Je crois que c’est là la sagesse. Cela nous a d’ailleurs épargné bien des déboires…

Par contre, si vous devez prendre une décision en tant que couple et que vous pensez que votre mari a tort, il vaut mieux le laisser décider et prier pour que D.ieu incline son cœur, l’oriente vers les bons choix, et lui donne les bonnes paroles. Je ne dis pas qu’il ne doit pas y avoir discussion sur le sujet avant que l’homme prenne la décision finale. La femme a été créée pour être une aide pour son mari. Et un mari qui aime sa femme et lui fait confiance lui demandera toujours son avis dans une telle situation. Mais nous, en tant que femmes, nous ne devons jamais chercher à imposer nos vues à notre époux ni à prendre autorité sur lui ou en arriver à agir à sa place, sans même le consulter comme font certaines quelquefois. Cette attitude n’encouragera d’ailleurs pas un mari démissionnaire, par exemple, à prendre sa place… Et un mari disposé à être un homme responsable sera profondément blessé de cette façon de prendre autorité sur lui. Cette attitude féminine est plus fréquente qu’on ne le pense. Je l’ai remarquée de nombreuses fois au cours des années dans l’exercice du ministère, lorsque j’aide mon mari.

Il y a quelque chose que j’ai voulu faire dès ma conversion : je n’ai jamais voulu prendre les rênes de la situation, et je pense que nous devrions toutes faire ainsi. Il nous faut la foi, tout simplement, et la confiance en D.ieu qui, si nous prenons notre place, amènera aussi à terme notre mari à prendre la sienne, si ce n’est pas déjà le cas. C’est certainement pour lui un grand encouragement de voir que nous lui faisons confiance.

Si nous avons fait cette erreur de faire le contraire, demandons pardon au Seigneur et acceptons de laisser notre mari – si nous sommes mariées – prendre les décisions.

Il ne faut donc pas prendre autorité sur l’homme, ni lui dire ce qu’il doit faire, ou décider à sa place, car ainsi nous transgressons la loi de D.ieu, nous oublions que nous avons été créées pour être une aide à ses côtés, pas pour lui dicter sa conduite. Nous avons été créées en second aussi pour être protégées dans notre émotivité et dans notre vision des choses qui est souvent plus sentimentale et qui peut être partielle.

Un homme a une vision beaucoup plus globale d’une situation ; nous, nous voyons surtout les détails. Moi, par exemple, je ne conduis pas, et c’est tant mieux, ça pourrait être dangereux car je suis plutôt distraite, et quand je dois guider mon mari avec une carte, je me fixe sur les détails de la carte, et je ne vois pas les grandes directions. Je fais des efforts, mais souvent je rate car je n’ai pas une vision globale. C’est quelque chose de typique chez les femmes, bien qu’elles ne soient pas toutes ainsi. Cette vision peut nous entraîner à fausser les choses, à commettre des erreurs de jugement, et par conséquent, ce n’est pas l’Eternel qui passera par nous si nous avons un mari. Je dis bien : si nous en avons un.

Si nous n’en avons pas, nous devons être soumises à D.ieu et aux frères aussi ; demander conseil et prier avant d’agir si nous avons des décisions à prendre. Nous ne sommes pas seules, nous faisons partie d’un corps. Si nous sommes dans une assemblée où il y a vraiment cet amour qui vient de D.ieu, et bien nous avons des conseillers, nous avons l’amour des frères, des sœurs et nous aurons toutes les réponses de D.ieu, nous n’aurons pas de problème pour prendre des décisions importantes.

Si nous avons des batailles à mener et des victoires à prendre, ce n’est pas tant pour obtenir une place, une position que D.ieu ne nous donnera de toute façon pas, mais c’est plutôt par rapport à nous-mêmes, à notre chair, à notre égocentrisme, à notre indépendance, à notre rébellion, à notre insoumission, notre côté manipulateur et menteur pour arriver à nos fins. Il faut être honnête, nous pouvons avoir ce côté manipulateur et menteur pour arriver à nos fins. C’est justement à cause de notre côté sensible et sentimental que nous pouvons déformer la loi de D.ieu, voir les choses de manière déformée. Nous avons parlé tout à l’heure du fait d’être reprises, et nous ne le supportons pas. Pourquoi ? Parce que nous ne comprenons pas que la correction est bonne, mais aussi parce que nous pensons peut-être que nous n’avons pas tort !

Penser avoir toujours raison, c’est de la présomption. Donc, à partir de là, on va mentir, on va tordre les choses pour pouvoir se faire entendre et c’est vraiment une chose pour laquelle il faut demander pardon au Seigneur et se repentir en profondeur. La loi de D.ieu doit être respectée et il nous faut être courageuses. Quand il est écrit dans la Bible : « Soyez des hommes », ce n’est pas adressé seulement aux hommes ; c’est aussi pour nous. Nous devons avoir du courage, nous devons grandir, prendre des victoires avec l’aide de D.ieu et refuser toute forme de manipulation et de mensonge.

Beaucoup parmi nous ont besoin d’agir, de faire. On croit que c’est en faisant quelque chose qu’on est quelqu’un, mais c’est faux ! C’est aussi souvent par sentiment qu’on va imposer aux autres ce qu’ils ne nous demandent pas (car on pense leur faire plaisir) et on empêche D.ieu ou notre mari, si nous en avons un, de faire ce qui doit être fait. Certaines femmes ont toujours besoin de faire quelque chose, mais D.ieu ne le leur demande pas nécessairement. Il faut toujours que nous ayons le courage de nous placer devant D.ieu pour voir ce qu’Il veut de nous.

 

Join the discussion 2 Comments

  • Shoshana dit :

    Merci pour ce nouveau chapitre. La dernière phrase résume bien le programme de chaque journée pour moi :
     » Il faut toujours que nous ayons le courage de nous placer devant D.ieu pour voir ce qu’il veut de nous »
    Oui du courage! et faire taire mes sentiments qui me troublent si souvent et ne pas me laisser entrainer par ce monde qui court si vite . . .

    • Haïm Goël dit :

      Puisque tu en as le désir si fort, le Seigneur te donnera le pouvoir d’accomplir cela par Sa grâce et par Sa seule force ! Sois bénie ! Fais confiance à D.ieu, loue-le et tu verras l’emprise de ton âme, de tes sentiments devenir « fluides », dissoute dans la présence de D.ieu qu’on nomme la grâce!

Leave a Reply

Translate »