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UNE FEMME PARLE AUX FEMMES d’Elishéva Goël / Extrait N°5 : Savoir garder sa paix

By 2 avril 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

5 – Savoir garder sa paix :

 

Nous allons maintenant voir un autre aspect qui est très important et que je rattache à la notion de  Shabbat : c’est la paix. Le mot « Shabbat » a la même racine que le mot « lachévet », « s’asseoir ». Vivre dans le Shabbat, c’est donc vivre profondément dans le repos, en s’arrêtant, en cessant d’agir par nos propres forces et en recevant la paix du Seigneur qui nous a entièrement comblés par Sa grâce. Ici, le merveilleux passage d’Ephésiens 2 v.6 prend tout son sens : « Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ».

Beaucoup de nos comportements sont issus du fait que nous n’avons pas une vraie paix intérieure. Perdre notre paix, c’est le piège dans lequel nous tombons très facilement en tant que femmes, pour plusieurs raisons :

 

  • Nous ne sommes pas rassurées par un mari qui est irrégulier dans ses comportements, imprévisible, dépressif ou égoïste… Les situations ne sont pas toujours faciles, les hommes aussi doivent changer, grandir et ils ont besoin de guérison ; il faut donc qu’on grandisse et qu’on marche en parallèle avec compassion.

On doit apprendre à ne pas perdre notre paix quand notre conjoint est ainsi, mais avoir la foi qu’il va grandir et changer car le Seigneur s’en occupe. Nous devons veiller surtout d’abord à notre paix. N’oublions pas que tout concourt au bien de ceux qui aiment D.ieu. Les circonstances difficiles sont là pour nous pousser à grandir et agir dans la foi. En hébreu, le mot « foi » se dit « émouna ». Il existe un autre mot qui vient de la même racine, c’est le mot « imoun » qui signifie « exercice », « pratique ». D.ieu veut donc que nous nous exercions à dépendre de Lui totalement. C’est un art qui s’apprend au fil du temps. Ainsi notre foi grandit et nous pouvons vivre et produire de plus grandes choses quand nous sommes passés par l’épreuve de la foi.

  • Si on n’a pas de mari, on peut perdre sa paix car le fardeau de la vie est trop lourd, et la solitude n’arrange rien car c’est difficile à gérer. Demandons à D.ieu de nous accorder une amie ou une personne de la famille qui pourra nous aider au niveau pratique, qui pourra nous décharger de certaines charges matérielles auxquelles nous arrivons pas à faire face, et avec qui nous pourrons partager et prier. C’est précieux. Si nous sommes en mesure d’aider une sœur qui est seule et que D.ieu nous demande d’aller vers elle pour la soulager, ne résistons pas à l’appel du Seigneur… Nous sommes un corps et nous devons prendre soin les uns des autres.
  • Si on est débordée ou épuisée par un surcroît de travail, une vie de femme avec des petits enfants, un travail à l’extérieur, etc., ce n’est pas toujours facile. La fatigue, le fait d’être obligée d’être toujours disponible pour les enfants, font qu’on peut perdre sa paix. Alors, il faut se ménager des temps de repos ou de méditation et de prière à tout prix. Je sais ce que c’est puisque j’ai eu quatre enfants, qui étaient à la maison, donc il fallait les enseigner ; on était toujours pris par le ministère, il y avait toujours beaucoup de monde à la maison pendant des années, alors je peux vous dire que je sais ce que c’est que d’être occupée. Je faisais parfois des triples journées, mais j’ai toujours essayé de prendre le plus possible de temps avec D.ieu. Et à Jérusalem pendant longtemps, parce que les combats étaient très rudes, je me levais très tôt le matin avant tout le monde. J’entendais au loin le muezzin à 5 heures, je me levais et commençais à prier, à lire ma Bible, à prier en langues, pendant une heure au moins chaque jour. Et cela m’a fortifiée et m’a aidée à tenir le coup. Sinon, cela ne se fait pas tout seul, c’est impossible !
  • Une femme peut aussi être sensible physiquement. Elle a des problèmes menstruels, la ménopause à un certain âge qui entraîne une fluctuation dans les émotions, etc. Mais là aussi, nous devons apprendre à gérer, même si nous souffrons dans notre corps. Apprenons à garder notre paix dans le Seigneur. Il faut accepter d’être mal physiquement à certains moments et garder malgré tout sa paix. C’est possible ! Mon mari souffrant d’une grippe l’autre jour me faisait remarquer que dans les moments de souffrance physique entraînant une faiblesse extrême, on est obligé de se décharger sur le Seigneur de tous fardeaux et c’est une bonne école, une occasion d’apprendre à vivre vraiment dans la paix et la confiance en Lui. C’est d’ailleurs ce qu’Il veut de nous en priorité, car Il nous aime et désire répondre à nos besoins.
  • On peut perdre sa paix parce qu’on est dans une situation difficile qui est vécue par la famille ou par le couple et qu’on ne réussit pas à confier à D.ieu ou à son mari. Cela peut arriver, et là aussi, il faut vraiment veiller à notre paix. On porte le fardeau et on se tourmente. Mais Jésus ne nous a pas dit de porter le fardeau ! C’est lui qui l’a porté ! Le fardeau qu’Il nous confie est léger, il est doux ! On pense pouvoir tout résoudre par soi-même. C’est encore de l’orgueil ! On ne peut rien résoudre. C’est D.ieu qui va nous aider, donc déchargeons-nous au maximum sur Lui selon 1 Pierre 5 v.7 : « …et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous »!
  • Un autre point sur lequel j’attire votre attention, c’est l’apitoiement sur soi. L’apitoiement sur soi provient de l’égocentrisme et d’une méconnaissance de l’amour de D.ieu le Père. Comment pouvons-nous recevoir la réponse de D.ieu, la consolation de D.ieu, l’encouragement de D.ieu, voir son intervention, si nous nous plaignons sans arrêt ? Nous lui faisons ainsi offense ! Nous ne croyons pas dans Son amour. Nous ne croyons pas qu’Il peut nous répondre. L’apitoiement sur soi est un sentiment typiquement féminin. C’est un péché ! Et à terme, cela peut vraiment devenir un lien démoniaque. Je veux prendre l’exemple d’une femme que je connais, qui n’est pas encore convertie, qui a été une femme très gâtée dans son enfance, une fille unique.  Elle a eu ensuite certaines difficultés dans la vie, et depuis longtemps elle accuse l’univers entier de ses problèmes et se plaint sans cesse. Elle fait une psychanalyse depuis dix ans. Mais elle n’a pas encore compris l’amour du Père. Cette psychanalyse n’a fait que la recentrer sur elle-même ; cela ne lui a rien apporté. L’apitoiement sur soi devient réellement à terme un lien démoniaque et j’ai connu des personnes qui avaient besoin de délivrance de cet esprit qu’elles entretiennent volontairement. Et cela nous empêche de vivre dans le vrai Shabbat, dans le repos.
  • Une autre raison qui fait qu’on perd sa paix, c’est le manque de relation avec D.ieu, dans la prière ou la lecture de la Parole. Quand nous lisons la Bible, demandons toujours à D.ieu une révélation jusqu’à ce qu’Il nous parle. Il a toujours quelque chose à nous dire, tous les jours. Et cela va nous fortifier, nous nourrir, nous construire, nous édifier.
  • Un manque de combativité dans la foi : quand on a reçu une parole de D.ieu, un rhéma, apprenons à les proclamer, et à tenir sur nos positions. Ne laissons pas nos sentiments nous dominer, tenons fermes sur nos positions. « Seigneur, Tu m’as dit telle chose, et je la proclame jusqu’à ce que cela se produise. Je ne perdrai pas ma paix ! » Apprenons à combattre ! Ce n’est pas être violent, mais c’est une position ferme à tenir dans la foi jusqu’à l’exaucement. C’est une foi en action qui nous conduit au repos. Il n’y a plus de tourments, nous sommes dans le repos.
  • Le manque de communication peut également nous faire perdre notre paix. Il faut parler avec notre conjoint lorsqu’on en a un, ou avec une partenaire de prière si nous avons une sœur avec qui nous pouvons prier, ou avec un membre de notre famille auprès de qui on peut se décharger de nos soucis et demander la prière. Si nous avons quelqu’un avec qui partager nos soucis, cela va nous aider à garder notre paix.
  • La culpabilité d’un péché qui n’est pas confessé et qui peut quelquefois remonter loin en arrière peut nous faire perdre notre paix. Nous sommes alors sous un joug de culpabilité. Cela peut également être une pensée négative qu’on entretient et qui n’a pas été évacuée. Et je pense que ce n’est pas une des moindres raisons de perdre sa paix pour les femmes, parce que souvent nous ruminons. On va ruminer parfois pendant des mois ou des années. Cela nous fait perdre complètement notre paix et cela nous jette dans la confusion. Les conséquences en sont multiples : pour soi-même d’abord, pour le couple, pour la famille, pour l’assemblée. On peut en arriver à tomber dans l’amertume et rendre les autres responsables de notre mal-être intérieur, jusqu’à créer le conflit et la division. Combien de sœurs sont tombées dans la division dans l’Eglise et en ont entraîné d’autres avec elles parce qu’elles étaient mal intérieurement ; elles n’avaient plus de paix.

 

Reprenez bien tous ces points-là et n’oubliez pas que notre paix vient du Seigneur. Quelquefois, nous voulons compenser ce mal-être en faisant des bonnes œuvres, ou en nous impliquant charnellement dans l’assemblée, là où personne ne nous a rien demandé ; et de même, dans la famille, en prenant des décisions intempestives, dangereuses et déstabilisantes pour l’équilibre familial, en prenant la place du mari, et le résultat est catastrophique pour tous. On perd encore plus sa paix, et c’est un cercle vicieux : on va influencer négativement nos enfants en leur enlevant les repères bibliques nécessaires à leur croissance spirituelle, et on amène la confusion partout où l’on est, y compris dans l’assemblée.

La seule solution à cela c’est la Téshouva : le retour à D.ieu et la réponse. Retour à D.ieu dans la repentance, réparation auprès de l’autre si nécessaire,… et l’on retrouve sa paix.

 

6 – Le péché d’Eve : l’indépendance.

L’indépendance : nous sommes atteintes de ce mal dans notre état naturel, non régénéré.

Sommes-nous conscientes du combat spirituel qui se joue ? Marchons-nous dans l’unité réelle avec notre époux (ou avec un responsable spirituel, avec l’Eglise) , ou marchons-nous plutôt parallèlement comme Satan veut nous y pousser ? Cela ne se fait pas toujours dans une rébellion ouverte, mais sans en avoir l’air…

Nous savons très bien au fond de nous-mêmes si nous sommes vraiment une seule chair avec notre époux, ou bien si nous faisons notre petit commerce à côté de lui, en donnant l’impression que nous sommes un. Cela peut aller jusqu’à la manipulation de notre époux ! Et c’est très grave ! Je parle pour les femmes mariées, mais les femmes seules devraient aussi faire un bilan, et se demander quel est leur état d’esprit réel, comment elles réagiraient si elles étaient mariées ?

Un bon test : quelle est notre attitude à l’égard du Seigneur, notre fiancé ? Sommes-nous indépendantes à Son égard ? Agissons-nous sans Le consulter ? Ou notre désir le plus grand est-il d’adhérer à 100 % à Sa volonté et à Son cœur ? Pouvons-nous vivre sans relation réelle avec le Seigneur, avec notre futur époux céleste, nous contentant d’une simple présence à Ses côtés ? Ou bien sommes-nous malades à l’idée de Lui déplaire et de vivre des choses sans Lui, de Lui cacher quoi que se soit ? Avons-nous un jardin secret ? Est-ce que nous en avons besoin ? Ce sont autant de questions que nous devrions nous poser.

Je crains que malheureusement, certains hommes également ne vivent dans cette attitude d’indépendance à l’égard de D.ieu, ou à l’égard de leur épouse. Mais c’est fondamentalement un péché –  je dois le reconnaître – qui est typiquement féminin.

 

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Quel beau texte, Élishéva. Merci pour tous ces conseils pour ne pas sombrer dans
    un mal être intérieur.

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