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VOUS AVEZ DIT « DELIVRANCE ? » / extrait N°3 : Le « ministère de délivrance » Il n’y a pas de ministère de délivrance mais la nécessité urgente d’une délivrance des ministères. Une, « à peine » boutade, d’entrée de jeu)

By 9 décembre 2021Enseignement

CHAPITRE 1

Le « ministère de délivrance »

Il n’y a pas de ministère de délivrance mais la nécessité urgente d’une délivrance des ministères.

 

Et Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pas-teurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du Corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de D.ieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » Ephésiens 4 : 11 à 15.

 

Clarifions d’emblée, à aucun moment dans l’Ecriture nous ne trouvons mention de « ministère » de délivrance et encore moins de « ministère de délivrance féminin » ou même de simple disciple femme chassant des démons.

 

Nous aurions tort de prendre à la légère cette remarque fondamentale, car cela nous exposerait à prendre à la légère les raisons profondes de cette absence qui n’ont rien à voir avec un esprit de domination masculine et machique mais LA PAROLE DE D.IEU qui a ses raisons. Et si le coeur a, selon le dicton, des raisons que la raison ne connaît pas, la Raison biblique n’a rien à voir avec des sentiments humains. Mais la sagesse, l’intelligence et la bienveillance profonde de D.ieu connaît profondément et éternellement les identités de chacun, homme ou femme, avec leurs richesses diverses et respectives. Gare aux ruses subtiles de l’ennemi qui s’introduit avec de faux concepts dans le Corps, l’air de rien », voire de manière douçâtre, dans les moments d’eaux basses de l’esprit « sympathique » mais avec à terme un redoutable équipement pour dérober, égorger et détruire… Ne l’oublions pas non plus, Jézabel reste un concept biblique très réel et redoutablement destructeur hier comme aujourd’hui. Bien plus qu’hier, alors que nous approchons du dénouement de tout en coïncidence avec le retour du Seigneur.

Cet état d’esprit exigeant que je pose là, est fils d’authenticité, et il est à postuler si réellement nous acceptons de (re)voir tout à l’aune biblique et non à celle de l’interprétation humaine en dérapages de plus en plus incontrôlés. Je sais, ce faisant, que je vais choquer plusieurs ; mais j’invite les gens de courage et de virilité, ceux qui ne fléchissent pas le genoux devant les Baals de ce temps à venir avec moi dans notre recherche de vérité. Quant aux autres, je leur demande d’avoir le courage de lire ce qu’ils sentent ne pas accepter facilement de l’intérieur du fait de l’inconfort que cela leur procure car, après tout, que craindre à confronter son point de vue à celui d’autrui, sinon à en changer de manière profitable ou à sortir renforcé dans ses convictions qui auront résisté à l’épreuve du débat et de la Parole ?

Ephésiens 4 : 11 à 15 nous donne une liste des ministères établis par l’Eternel pour mener chacun à la mesure de la stature du Mashiah Yeshouah (le Messie Jésus, en hébreu).

Yeshoua Lui-même fut apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur, mais non pas « ministère de délivrance », ni « ministère de louange », ni « ministère de compassion » ou de je ne sais quoi d’autre. Lorsque Yeshoua délivra, c’était en tant que serviteur et du fait de circonstances et conditions précises qu’Il le fit (nous verrons cela plus loin). En bref, Il le fit au temps de D.ieu indiqué par son Père lorsqu’un démoniaque se présentait à Lui (Yeshoua priait chaque jour pour connaître la volonté du Père et il déclarera : « … En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de Lui-même, Il ne fait que ce qu’Il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareille-ment. » Jean 5 : 19.

Pour le reste, nous devons imaginer que la présence parfaite de Yeshoua devait agir parfaitement sur Son entourage, les disciples qui le suivaient, rendant Son ministère de pasteur biblique automatique. Par ailleurs, nous ne savons pas tout des relations de Yeshoua avec ses disciples mais nous pouvons penser qu’Il pria pour eux et les conseilla comme un bon berger, leur apportant des soins spirituels là où il le fallait.

Ce que l’on appelle le ministère de délivrance est donc un concept (assez récent à mon avis) purement et simplement inventé pour les besoins d’une cause…

 

Quelle cause?

 

Une cause à la fois facile à discerner comme menteuse, manipulatrice mais plus difficile à cerner dans ses moyens et surtout ses buts.

J’appellerai cette cause : la grande duperie au service de l’église apostate ou en voie de l’être presque complètement. Cette grande duperie nous a déjà présenté quelques-unes de ses facettes au cours des dernières décennies.

Ce fut le déferlement de l’évangile de la prospérité avec les dégâts terribles causés : un peuple chrétien centré sur Mammon bien plus que sur D.ieu. Il y eut ensuite la grande duperie de l’œcuménisme à vitesse accélérée au nom d’une hypothétique unité et d’un amour menteur et lâche. Cette duperie, comme la première citée, continue à faire florès tous azimuts en ces jours. Puis vint Toronto et son cortège de manifestations carnavalesques. Les signes prétendument exceptionnels : l’or dans les cheveux d’une femme sud-américaine visiblement impure et aux mains de puissances autres que celle du Saint-Esprit, fit l’extase de beaucoup. Puis ce furent les diamants et plumes d’anges venues du ciel, les extravagances les plus inouïes dans des réunions dites de réveil, la danse pseudo inspirée qui devint en bien des lieux l’occasion d’un exhibitionnisme plus qu’irritant, proprement charnel et diabolique.

De façon évidente j’ai, et ce n’est pas anodin croyez-moi, observé à la sortie de ces années d’illusion dont tout le capital menteur n’est pas éteint, loin s’en faut (le pire est sans doute à venir), une chose tragique :

la disposition du peuple chrétien à vivre les authentiques dons du St-Esprit a dramatiquement été édulcorée. Les chré-tiens se sont fait voler la disposition de foi virile et sanctifiée nécessaire à la réception et à l’utilisation des vrais dons de l’Esprit, à travers toute une période où ils furent subjugués par un spirituel qui frappe les sens mais qui est vide de sens. Beaucoup furent et demeurent aussi persuadés d’avoir eu accès à travers ces choses à un spirituel de rang supérieur (quoique lamentable en réalité) et donc convaincus d’un appel et d’une qualification de la part de D.ieu. Dans leur éga-rement ils sont à présent prêts à payer n’importe quel prix pour justifier leur route illusoire et tombent d’ailleurs ainsi dans les mains d’êtres abusifs qui les encouragent implicitement et les utilisent au passage comme manne financière.

Dois-je rapporter ici la remarque désolée que me fit un pasteur français il y a quelques années, lorsqu’au terme d’un immense et fructueux week-end d’enseignement sur le couple biblique avec de nombreux entretiens harassants, il ne put me remettre qu’une petite offrande (qui me satisfit comme venant de D.ieu. Une attitude que je cultive depuis toujours pour les besoins de ma personne) ? Alors qu’au cours du week-end précédent un « ministère » champion des signes et prodiges vint prêcher durant 35 minutes sur… ses besoins d’argent, et durant 25 minutes sur les signes du type plumes et diamants, sans que l’Ecriture soit ouverte ou lue (établissant au passage un lien subtil entre les deux, l’argent et les faux signes). Cet homme repartit avec une offrande scandaleuse de 20.000 francs français (il y avait une vingtaine de participants) pour une non-prestation de 60 minutes de séduction et d’exaltation creuse.

Il en est de même de bien des outils et équipements bibliques dévoyés en ces jours : Que n’a-t-on pas fait et dit avec l’outil de la louange ? Mais qui a trouvé une voix pure, ointe (sait-on d’ailleurs encore faire la différence entre une authentique onction d’En Haut et une « onction » purement psychique ?), et des instruments sobres pour louer l’Eternel, en ces jours ?

 

Que n’a-t-on pas fait au nom du combat spirituel ou de tel ou tel don retiré du contexte de l’Eglise pour le hisser au niveau de l’événementiel, qui se révèle à terme douteux ? L’épouse d’un serviteur de D.ieu suisse n’a-t-elle pas dû, suite à des combats spirituels menés de façon charnelle sur toutes sortes de hauts lieux, dans la foulée de certains séminaires en vogue, être hospitalisée en hôpital psychiatrique ?

 

N’en fut-il pas de même pour certains adeptes de Toronto ? J’ai connu jadis une magnifique jeune chrétienne qui subit un jour dans le cadre d’une œuvre bien connue un exorcisme public mené par une personnalité d’une rare impétuosité. La jeune fille entra quelques jours après en hôpital psychiatrique et s’y trouverait toujours en tant que schizophrène selon les médecins. Certes, ces cas sont exceptionnels, mais doivent être considérés comme aboutissements ultimes d’errances dangereuses.

 

Mais que l’on ne se méprenne pas, je ne condamne ni la délivrance ni la cure d’âme, au contraire… Que n’a-t-on pas fait et que ne fait-on pas en matière de guérison physique, de guérison psychique et de délivrance démoniaque en ces jours ?

 

Mais que l’on ne se méprenne pas, je me répète, je reste profondément attaché aux neuf dons spirituels répertoriés dans l’Ecriture (1 Cor. 11 : 8 à 10) et viens encore de prier il y a quelques heures pour un de mes fils effectuant son service militaire en Israël. De ce fait je l’ai vu peu ces douze derniers mois alors qu’il souffrait de quelque chose de sérieux et d’apparemment inguérissable. Après imposition des mains il fut guéri.

 

Notons que toutes ces choses ont des points communs : elle mettent en valeur de faux ministères non répertoriés bibliquement (voir Ephésiens 4 : 11), elles jouent sur le spectaculaire et aiment le spectacle, elles ont toutes un arrière-plan occulte camouflé derrière un christianisme de façade quelquefois très séduisant. Elles attirent l’attention bien plus hors du Corps que d’y fixer harmonieusement les croyants, elles attirent l’attention sur un « ministère vedette » bien plus que sur le chef éternel du peu-ple des rachetés : Yeshoua.

 

Enfin, elles font souvent l’objet de pratiques douteuses au niveau de l’argent.

 

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