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Vous avez dit délivrance ? / Extrait N°7 : Les deux cas de figures essentiels dans le domaine de la délivrance

By 14 décembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

CHAPITRE 2

Les deux cas de figures essentiels dans le domaine de la délivrance

Revenons à la délivrance. Je fais ici allusion à la délivrance, directe, immédiate, voulue de D.ieu lorsque cela s’impose par les circonstances : manifestations démoniaques publiques, le plus souvent violentes, d’ailleurs toujours permises et au fond contrôlées par D.ieu. C’est ici le premier contexte où la délivrance se pratique.

C’est le cas de figure que je nomme : cas de figure N°1.

La délivrance pratiquée par Yeshoua dans les Ecritures est une référence absolue.

Toute séance de délivrance communautaire prolongée où les personnes sont fatalement dégradées, humiliées, se roulant à terre, crachant, toussant pendant de longs moments (sans jamais de résultat définitif, selon leur témoignage) m’apparaît comme très suspecte et contraire à la volonté profonde de D.ieu qui nous a créés dignes et qui veut que nous le redevenions en Christ. Ces choses ressemblent bien plus à des pratiques du Nouvel Age qu’à d’authentiques délivrances et nul n’est sensé ignorer que le Nouvel Age en bien des lieux faibles du Corps a largement et subtilement envahi le terrain.

 

Les manifestations démoniaques inévitables, cas de figure N°1, (et qu’il ne faut ni craindre, ni fuir) doivent trouver une conclusion rapide et ne jamais être provoquées ni faire l’objet d’une recherche malsaine, ce qui est de toute évidence le cas aujourd’hui dans certains milieux et de la part de certain(e)s « spécialistes ». Je vois plutôt en cela l’œuvre des démons qui aiment à se donner en spectacle… et a fortiori lorsque le specta-cle est attendu. Je ne vois pas dans l’Ecriture d’exemple de Jésus chassant des démons en engageant un dialogue prolongé avec eux, car Il sait qu’ils sont par nature menteurs et source de souillure (ce n’est pas un détail !!!). Ils sont chassés sur-le-champ et au maximum après un contact ou un échange bref. Il en fut également ainsi chaque fois dans mon ministère lorsque cela se présenta.

 

Il est clair que toute délivrance de terrain, en direct (cas de figure N° 1), qui prend trop de temps, est une délivrance qui survient en dehors du temps où D.ieu la veut. Les démoniaques que Jésus a délivrés ou leur parenté se sont retrouvés devant Lui alors qu’ils étaient réellement à bout de forces, sachant très bien que leur vie n’était pas en ordre ou que celle de leur parent appelait une délivrance à corps et à cris. Ils étaient prêts à être délivrés car en fait intérieurement contrits. Or beaucoup de délivrances échouent aujourd’hui, n’aboutissent pas parce que les gens ne sont pas prêts à la repentance, pas convaincus de péché et faute de ministères oints et aptes au discernement (la disponibilité pour ce genre de service requiert un esprit de sacrifice et de disponibilité loin des préoccupations de succès spectaculaire qui en habitent beaucoup aujourd’hui).

 

Délivrances effectuées par Jésus :

 

Matth. 8 : 31 à 33 (aucun dialogue prolongé avec les démons) : Les démons priaient Jésus, disant : Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux. Il leur dit : Allez ! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Ceux qui les faisaient paître s’enfuirent, et allèrent dans la ville raconter tout ce qui s’était passé et ce qui était arrivé aux démoniaques. »

 

Luc 8 : 26 à 33 (Une unique question, une réponse ! Seul exemple biblique. Un échange des plus sobre) :

 

  • Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est vis-à-vis de la Galilée. Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons. Depuis longtemps il ne portait point de vêtements, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres. Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du D.ieu Très Haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas. Car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps ; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts. Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui. Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme. Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit. Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya. »

 

Matth 15 : 22 à 28 (notez qu’ici Jésus ne fut même pas en contact avec le démon) :

 

«Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec insis-tance : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Il répondit : Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Mais elle vint se prosterner devant lui, disant : Seigneur, secours-moi ! Il répondit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. »

 

Matth 17 : 14 à 21, Luc 9 : 37 à 43 et Marc 7 : 24 à 30 (un exor-ciste contemporain aurait sans doute utilisé de longues heures de forcing, là où le Seigneur donne, Lui, les clés pour une autorité immédiate : consécration et foi) : Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Ame-nez-le moi ici. Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier : Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon ? C’est à cause de votre in-crédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien de vous serait impossible. Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et le jeûne. »

 

  • Le lendemain, lorsqu’ils furent descendus de la montagne, une grande foule vint au-devant de Jésus. Et voici, du milieu de la foule un homme s’écria : Maître, je t’en prie, porte les regards sur mon fils, car c’est mon fils unique. Un esprit le saisit, et aus-sitôt il pousse des cris ; et l’esprit l’agite avec violence, le fait écumer, et a de la peine à se retirer de lui, après l’avoir tout brisé. J’ai prié tes disciples de le chasser, et ils n’ont pas pu. Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand se-rai-je avec vous, et vous supporterai-je ? Amène ici ton fils. Comme il approchait, le démon le jeta par terre, et l’agita avec violence. Mais Jésus menaça l’esprit impur, guérit l’enfant, et le rendit à son père. Et tous furent frappés de la grandeur de D.ieu… » Jésus, étant parti de là, s’en alla dans le territoire de Tyr et Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût ; mais il ne put rester caché. Car une femme, dont la fille était possédée d’un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne d’origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit : Laisse d’abord les enfants se rassasier ; car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants. Alors il lui dit : à cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. Et quand elle rentra dans sa maison, elle trouva l’enfant couchée sur le lit, le démon étant sorti. »

 

Luc 4 : 31 à 37 (notez ici l’ordre qu’intime Yeshoua au démon : « tais-toi ! ». Pas de contact vain, et de dialogue prolongé encore moins).

 

  • Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du Shabbat. On était frappé de sa doctrine ; car il enseignait avec autorité. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de D.ieu. Jésus le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour. »

 

De même en Luc 4 : 41, où Yeshoua ordonne le silence aux démons : «Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant : Tu es le Fils de D.ieu. Mais Il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils sa-vaient qu’Il était le Christ ».

 

Il m’est nécessaire de faire remarquer ici, en refusant toute fausse humilité, que dans ma pratique, bien avant de remarquer cela dans l’Ecriture, j’ai été conduit par D.ieu à imposer le si-lence aux démons, sauf dans ma première expérience de déli-vrance qui fut partiellement erronée (voyez l’expérience de déli-vrance d’un sataniste rapportée plus loin dans ce livre, à titre d’exemple de ce qu’il faut à mon avis éviter).

 

Voici encore deux exemples, le premier concernant l’évangéliste Philippe dans les Actes (Actes 8 : 5 à 7) : « Philippe, étant des-cendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ. Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lors-qu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait. Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris. ».

 

Le second concerne Paul et la pythonisse (Actes 16 ; 16 à 18) :

 

  • Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand pro-fit à ses maîtres, vint au-devant de nous, et se mit à nous suivre Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs du D.ieu Très Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l’esprit : Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même ».

 

Les délivrances sont immédiates et évidemment en relation avec l’onction reposant sur le serviteur. C’est donc un ren-dezvous organisé par le St-Esprit entre l’homme de D.ieu et certaines personnes prêtes pour la délivrance.

 

Notez que dans le cas de Simon le Magicien, certainement démonisé, aucune délivrance ne survint et ne fut même pré-conisée par les apôtres (Actes 8 : 22 à 24) : « Repents-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton cœur te soit pardonnée, s’il est possible ; car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. Simon répondit 

 

Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous avez dit. »

 

Si quelqu’un est démonisé, il souffre et s’il souffre, c’est qu’il y a eu des fautes dans sa vie ( et, ou dans la vie de ses pères) qui ont ouvert des portes aux puissances des ténèbres (voyez Exode 20 : 5 et 6 qui représente un avertissement majeur : «…car Moi, l’Eternel, Ton D.ieu, je suis un D.ieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. »

 

Dieu est un Dieu de miséricorde. Mais pour amener les gens à la repentance, il faut que la souffrance et le tourment amènent la conviction de péché et produisent la repentance. C’est évidemment regrettable et ce n’est pas le cas pour tous, mais ainsi va l’âme humaine qu’il lui faut souvent payer cher les conséquences de ses actes pour enfin adopter la repentance comme un pas essentiel devant D.ieu et sa conscience.

 

Le roi babylonien Nebucadnetsar a été aliéné pendant sept ans. Ce roi a été placé sous le contrôle d’une puissance démoniaque à cause de son orgueil. La Bible raconte qu’au bout de sept ans, temps fixé par Dieu, il a regardé vers le Ciel et a été délivré. (Daniel 4 : 29 à 37)

 

Le roi Saül aussi était pris par un esprit mauvais. Il était calmé par la musique de David. Or il y avait un dessein divin dans cette situation : Dieu voulait toucher le cœur de Saül, l’amener à la repentance. Mais Saül, cerné par les Philistins, s’est jeté sur son épée et a péri, puis a fini décapité et suspendu sur les remparts de Beth Shean sans être délivré, sans avoir surmonté son orgueil et sa convoitise par une repentance réelle, profonde. (1 Samuel 31 : 3 à 13).

 

Dieu permet l’oppression démoniaque, car c’est l’homme libre en conscience qui l’amène, la permet par la faute sur sa propre existence. Mais il y a toujours dans le cœur de l’Eternel un temps pour la délivrance et elle dépend toujours de l’état du cœur de la personne concernée.

 

Fonctionner artificiellement dans une ignorance ou un mépris de ces vérités par désir de « faire de la délivrance » est s’exposer à lutter contre D.ieu Lui-même qui tire aussi profit des conséquences du péché (la démonisation par exemple) pour ramener à lui le pécheur. MAIS SEUL D.IEU est souverain connaisseur de l’âme et à même de décider du temps favorable et donc du temps de la délivrance. La souveraineté de D.ieu s’attache aussi, plane aussi sur l’outil que D.ieu saura qualifier et placer là au bon moment. Il n’y a donc pas lieu de chercher, vouloir faire de la délivrance mais de se tenir prêt, disponible dans une réelle « innocence » de cœur (on me comprendra) pour être utilisé par D.ieu. Il en est de même pour l’appel au ministère. L’acharnement mis par certains à vouloir à tout prix entrer dans un ministère prouve tout simplement… qu’ils n’ont peut-être et sans doute… aucun appel. En ces choses tout est inversement proportionnel aux moyens et à l’énergie de la sagesse et des forces charnelles de l’âme humaine.

 

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