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VOUS AVEZ DIT DELIVRANCE / Extrait N°9 :Il est assez remarquable de constater qu’après cette mémorable séance de délivrance, Satan me déclara la guerre de manière impitoyable et rusée, à travers une tactique de calomnies et un commando de calomniatrices aidé d’un faux pasteur, calomniateur particulièrement pervers, au point d’en convaincre beaucoup en diffusant notamment de formidables mensonges.

By 16 décembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

Il est assez remarquable de constater qu’après cette mémorable séance de délivrance, Satan me déclara la guerre de manière impitoyable et rusée, à travers une tactique de calomnies et un commando de calomniatrices aidé d’un faux pasteur, calomniateur particulièrement pervers, au point d’en convaincre beaucoup en diffusant notamment de formidables mensonges. Cette  » équipe  »  se leva en divers points de l’Europe pour finalement, quoique inconnus les uns des autres au départ, coordonner d’une façon stupéfiante leurs activités. Manifestement, des puissances démoniaques furent à l’œuvre durant des années derrière ces personnes qui se liguèrent pour tenter de me détruire en amenant le doute sur mon honneur, ma réputation.

A partir de ce moment, je fus remis peu à peu en question par le Saint-Esprit quant à cet épisode de mon apprentissage en matière de délivrance. Je ne comprenais pas où j’avais commis une erreur, puisqu’en fait nous avions obtenu un résultat, et qu’en conclusion de tout ce que nous avions fait, j’avais conduit cet homme devant le trône de D.ieu pour une grande guérison.

Où était l’erreur ? En fait, D.ieu avait sans aucun doute permis cette situation car Il désirait m’apprendre quelque chose.

Le problème était que le travail de contrition chez cet homme n’était pas fini. La souffrance de cet homme devait aller jusqu’à son terme ; les forteresses de son âme devaient être brisées et ne l’étaient pas. A ce moment-là seulement, il aurait été prêt pour être délivré; la délivrance aurait été opérée en quelques instants. Si vous devez chasser les démons de quelqu’un, s’ils résistent, il y a un problème, c’est sans doute que la personne n’est pas prête. Bien peu le savent. C’est pour cela que les délivrances hâtives ou pire, provoquées, travaillent à fin contraire. Elles reviennent à lutter contre Dieu.

Il n’y a pas d’influence démoniaque qui ne soit due à une porte ouverte et la porte ouverte, c’est le péché. Cela ne sert à rien de chasser des démons s’il n’y a pas de repentance, de contrition et une résolution profonde à sortir des ténèbres ; que cette contrition soit visible ou non, elle a toujours le cœur comme siège.

 

C’est ce que j’ai vérifié en fin d’une pastorale à Grenoble (que je ne fréquente plus depuis des années, D.ieu m’ayant clairement attiré loin du système pyramidal de l’Eglise pour me diriger vers un tout autre concept, biblique quant à lui, le Corps), il y a des années, où j’ai dû stopper de jeunes ministères dont Ch. Pellone qui commençaient à exorciser à grands cris vains une femme visiblement démonisée. Je lui ai demandé, parce que j’en avais eu la révélation, ce qu’il y avait entre elle et son père. Elle le haïssait. Je lui ai demandé de lui pardonner. Et il y a eu un vrai combat dans le cœur de cette femme, une Algérienne. Mais elle l’a fait. Elle devait régler la question de son ressentiment d’abord. Après qu’elle eut choisi d’exprimer son pardon, je perçus clairement qu’une force démoniaque abandonnait le terrain de son âme sans que nous ayons à dire un seul mot. Elle devint extraordinairement paisible. Le monde spirituel est logique. Dieu a établi un univers avec des lois et Satan use de ses droits sans coup férir quand il le peut. Inutile de se leurrer. Usons de la sagesse d’En Haut et d’une saine connaissance équilibrée et de l’expérience de ministères bibliques et non de « spécialistes » le plus souvent auto-proclamés.

 

Il est vrai qu’il existe des manifestations démoniaques soudaines et spontanées qui exigent réaction (c’est le cas de figure N°1) mais sur claire conviction d’En Haut et non humaine. J’y ai moi-même été confronté à de multiples reprises. En Centre-Afrique, par exemple, j’avais reçu un jour, avant une réunion, une claire parole de connaissance que j’exprimai avant de prêcher. Le démon qui liait une femme se manifesta et, quoique confessant le nom de Jésus, elle voulut m’attaquer alors que je prêchais, à moins qu’elle ne se soit précipitée du fond de la salle vers l’estrade (où elle s’effondra, incapable d’avancer plus avant vers moi) pour venir recevoir sa délivrance. Je ne sais. Des frères l’encadrèrent tout de suite en criant des paroles de délivrance confuses. Moi, au contraire, je les priai de cesser et, comme le Seigneur me l’avait demandé, je m’approchai d’elle le plus calmement du monde et fis juste un geste de la main pour indiquer au(x) démon(s) qu’il(s) avai(en)t à partir. La femme était prête… ils partirent dans un grand silence solennel. A cette époque j’avais terminé de méditer sur les conséquences de ma précipitation avec le sataniste décrit plus haut et D.ieu me rendait une occasion de pratiquer la délivrance de terrain dans des conditions bibliques, sans rien d’humainement recherché mais avec une autorité exemplaire car venue d’En Haut.

Une autre fois, c’était à la frontière ukrainohongroise, après des années de communisme où les gens s’étaient tournés vers les sciences occultes. Cinq ou six femmes ont commencé à hurler et, jetées au sol, à renverser des chaises. Là à nouveau, j’ai suivi la voie du Seigneur et j’ai tout de suite chassé les démons. Le tout dura deux ou trois minutes en tout. Pas plus ! (voyez plus loin ce témoignage détaillé).

 

Voici donc deux exemples qui relèvent de manière flagrante du cas de figure N°1.

 

Mais il est important de n’agir que sur conviction. Si Dieu ne vous confronte pas à ces choses, ne les cherchez pas. Vous risquez de vous souiller au contact des puissances en luttant de surcroît contre D.ieu. Aussi, en règle générale, je lie simplement les esprits méchants pour les empêcher de se manifester.

 

Hors ces dérangements publics, j’exerce la délivrance (cas de figure N°2) uniquement dans le cadre pastoral biblique évoqué plus haut et développé dans la suite de ce livre (donc dans des temps d’entretiens privés) et non pour provoquer quelque chose en public. Je commence par lier avec autorité les puissances démoniaques, leur interdisant toute manifestation. Elles obéissent d’ailleurs toujours au nom de Jésus, car il est absolument inutile de permettre leur manifestation impure puisque le Saint-Esprit se chargera très bien au cours de l’entretien de les dénoncer par le discernement des esprits ou la parole de connaissance donnée au pasteur (pasteur biblique s’entend). Ensuite nous «nettoyons la maison» par la confession des péchés. Lorsque les gens ignorent les portes d’entrée ou qu’ils les nient (les deux sont fréquents et j’ai observé que plus il y a de péchés, plus la conscience est occultée et inversement), l’Esprit de D.ieu vient généralement à notre aide et nous les révèle. La fierté humaine et Satan sont alors confondus.

 

Conclusion :

 

Certes, l’importante victoire remportée contre les puissances des ténèbres en arrachant ce sataniste à ses démons explique en grande partie la raison pour laquelle le monde démoniaque me prit particulièrement en grippe en me promettant la mort et en déployant via des chrétiens apostats une terrible et durable (plus de dix années) stratégie visant à me détruire.

 

Mais il y a plus à comprendre. Vous avez peut-être saisi comme moi la leçon que D.ieu chercha à m’enseigner durant les années qui séparèrent ces deux expériences, celle du sataniste délivré et celle de la femme de Bangui : pas de contact prolongé et inutile avec des puissances des ténèbres. Pas de travail forcé dans ce domaine, ni de délivrance à tout prix, ni de professionnalisme », mais une action menée dans un esprit de disponibilité au Saint-Esprit. C’est pourquoi je ne crois pas à ce qu’on appelle des « ministères de délivrance ».

 

Je ne crois pas en des ministères de délivrance, car de tels ministères n’ont pas de fondement biblique. Éphésiens 4 : 11 nous parle de cinq ministères, et il n’y a pas trace de ministère de délivrance dans cette nomenclature.

 

Je me suis toujours questionné sur ces étranges cloisonnements, cette espèce de professionnalisation de certains secteurs de l’activité ministérielle en dehors de toute justification biblique. J’y vois plus un élément de la vaste crise identitaire et donc du fonctionnement bancal que vit l’Église aujourd’hui sans même en prendre conscience, la plupart du temps.

 

En bref, lorsque le Saint-Esprit me commande de chasser des démons directement, Il sait pourquoi Il me demande de le faire, et je m’exécute. Mais ce n’est finalement pas aussi fréquent que cela. La majeure partie de mon travail dans ce domaine relève plutôt de la méthode relevant du cas de figure N°2 déjà évoquée plus haut et décrite dans le chapitre suivant, et je dois signaler qu’utilisant cette méthode, à mon sens – et pardon si je me répète éminemment pastorale, il m’est arrivé de voir des puissances des ténèbres chercher à se manifester au départ d’un entretien. Je les ai alors toujours fermement liées en leur interdisant toute manifestation, en leur interdisant au nom de Yeshoua de faire souffrir physiquement ou psychiquement qui que se soit, et en leur déclarant ne rien vouloir entendre d’elles. Elles se sont toujours soumises, car le monde démoniaque est avant tout un monde spirituel, et, comme tout le monde spirituel, il est régi par des lois, des règles, des limites infranchissables une fois posées.

 

Pour un enfant de D.ieu, refuser d’être souillé par le contact avec les puissances des ténèbres est une règle importante. Utiliser le nom de Jésus-Christ pour manifester de l’autorité devient alors légitime et efficace. Chaque fois que j’ai appliqué, lorsque cela était nécessaire, ces règles d’autorité pour lier les puissances qui cherchaient à se manifester, j’ai pu alors paisiblement et efficacement commencer un travail de cure d’âme qui a toujours conduit les personnes à travers la repentance à être déliées de ces influences démoniaques.

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