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Ziad Abu Ein, ou comment une manipulation éhontée fait de la mort d’un homme souffrant de cardiopathie ischémique un crime, par Hélène Keller-Lind

By 12 décembre 2014Etz Be Tzion

Ziad Abu Ein, ou comment une manipulation éhontée fait de la mort d’un homme souffrant de cardiopathie ischémique un crime, par Hélène Keller-Lind

En ce 10 décembre 2014 Ziad Abu Ein, ministre d’un gouvernement d’union nationale auquel appartient le mouvement terroriste du Hamas, passait de vie à trépas. Aussitôt, divers témoins ou sources relayés par les médias accusaient un garde-frontière israélien avec qui il y avait eu une altercation. Abbas, Président sans mandat de ce gouvernement fonctionnant sans élections depuis des lustres, le Fatah, les salariés à vie de « l’Autorité palestinienne », tels Ashrawi ou Erekat, les terroristes du FPLP, la Ligue arabe, condamnaient Israël en chœur. Union Européenne et Nations unies exigeaient une enquête. L’autopsie montre dès le 11 décembre le mauvais état du cœur Abu Ein, victime de plusieurs infarctus auparavant…

Manifestation, accrochage et un Ziad Abu Ein très agressif

Un ministre palestinien participe avec des dizaines de Palestiniens et quelques étrangers à une manifestation anti-israélienne. Avec un accrochage à un barrage, des forces de l’ordre les arrêtant. Il y a confrontations, arrestations, rien qui ne sort de l’ordinaire dans ces manifestations organisées en toute connaissance de cause par les activistes palestiniens.

Le ministre, Ziad Abu Ein, s’emporte et vocifère. Ce qui n’a rien de nouveau pour lui. On le voit ici, en 2009, argumenter avec véhémence contre son interlocuteur sur Al-Jazzera pour affirmer la supériorité de l’Autorité palestinienne en matière de « résistance » – comprendre terrorisme – http://www.memritv.org/clip/en/2186.htm.

Quelques années plus tôt, en 2006, il se félicite avec passion des Accords d’Oslo qui, dit-il, ont permis aux Palestiniens de s’armer et de lancer l’Intifada.

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Cet homme véhément s’est toujours impliqué sans réserve. Allant jusqu’à assassiner deux adolescents israéliens, Boaz Lahav et David Lankri à Tibériade et à blesser des dizaines d’autres personnes en mai 1979 à Tibériade où il avait placé une bombe dans une poubelle d’un marché.

Ziad Abu Ein se réfugia aux États-Unis d’où il fut extradé en 1981, puis condamné en Israël en 1982, mais ne servit que trois ans de sa peine de perpétuité, car libéré dans un échange de prisonniers…

Pour devenir haut responsable et ministre palestinien, agitateur notoire, par ailleurs. On voit là quel type de références ouvrent les portes des plus hautes fonctions au sein de l’Autorité palestinienne, dont les fonctionnaires sont rétribués par les contribuables des pays donateurs, dont la France et l’Union européenne.

Bref, lors de la manifestation du 10 décembre, Ziad Abu Ein s’emporte, vocifère, s’en prenant à un garde-frontière qu’il pousse avec force. La scène a été filmée.

Le garde-frontière le repousse, le maintenant par l’épaule et le côté gauche du cou pour éviter une nouvelle charge.

Les manifestants refusent l’aide du personnel médical israélien, choisissant de transporter Abu Ein, victime d’un malaise dans un hôpital de Ramallah

Peu de temps après le responsable palestinien fera un malaise. Du personnel médical israélien qui est sur place tente de lui porter secours, demandant à la foule palestinienne de s’écarter, mais il est repoussé par des arabes-palestiniens qui choisissent de le faire transporter en ambulance dans un hôpital de Ramallah. Il mourut en cours de route, semble-t-il.

Mais les versions données par différents témoins, journalistes, responsables, varient quant à ce qui s’est réellement passé.

Ziad Abu Ein aurait succombé à l’inhalation de gaz lacrymogènes, ou à des coups de casque dans la poitrine, ou à des coups de crosses de fusil – sans qu’aucune photo ne confirme ces hypothèses – ou encore un Israélien lui aurait serré le cou. Etc. On a le choix. Ou plutôt, ces « témoignages » contradictoires se démentent les uns les autres.

Pourtant, on dispose aussi des images que Skynews analyse avec lucidité et impartialité, posant la question de savoir si Ein n’aurait pu être sauvé si les Palestiniens présents avaient laissé le personnel israélien le traiter comme il voulait le faire. Ces images montrent également clairement que Ziad Abu Ein avait agressé le garde-frontière verbalement et physiquement en premier, ce dernier le stoppant.

En dépit d’images montrant le déroulé de l’affaire et la violence d’Abu Zein, les accusations pleuvent

Bien évidemment les autorités arabo-palestiniennes sont promptes à lancer des accusations tous azimuts : « Meurtre de sang-froid », « acte barbare », « crime abominable », surenchérissent Abbas, « Président » non élu d’un gouvernement d’union nationale conclu avec le mouvement terroriste du Hamas.

Il déclare un deuil national de trois jours, Jibril Rajoub, Secrétaire-adjoint du Comité Central du Fatah, Anan Ashrawi, s’exprimant au nom de l’OLP ou Saeb Erekat, négociateur en chef à vie accusent.

Le FPLP dénonce les « Accords d’Oslo » et demande l’application de la résolution 194 et exige « le retour des réfugiés ».

Maniant l’ironie sans le vouloir sans doute, « le Comité Central du Fatah » a ce commentaire : « Abu Ein dont la vie a fini là, et comme le veut tout Palestinien patriotique ».

La Ligue arabe s’en mêle et son Secrétaire général dénonce ce qu’il appelle « une nouvelle preuve du terrorisme d’État que pratique le gouvernement raciste israélien contre le peuple palestinien sans armes ».

L’UE et l’UN réclament une enquête…

Autopsie tri-partite : Abu Zein souffrait de cardiopathie ischémique et avait fait plusieurs infarctus

Israël tente de désamorcer la situation en proposant une enquête conjointe aux Palestiniens ou la Jordanie et divers interlocuteurs, dont Tsahal dialoguent avec des homologues palestiniens.

Une autopsie est pratiquée avec les pathologistes israéliens, le Dr. Chen Kugel et le Dr. Maya Furman, des pathologistes palestiniens et des médecins jordaniens.

Les résultats préliminaires communiqués le 11 décembre montrent que l’état du cœur du responsable palestinien était tel qu’il était très fragile. Il souffrait de cardiopathie ischémique, avait dans les vaisseaux cardiaques des obstructions à 80% par des plaques d’athérosclérose et sa mort a été causée par une obstruction dans une artère coronaire. Le saignement ayant pu être causé par le stress.

D’anciennes cicatrices indiquent qu’il a fait plusieurs infarctus du myocarde auparavant. Avec des traces de réanimations cardio-pulmonaires antérieures.

Bref un patient qui n’aurait pas dû s’exposer au stress, conclue le rapport préliminaire, indiquant qu’un rapport plus complet sera publié, une fois le dossier médical du patient fourni et son traitement connu. Des résultats d’analyses sont attendus également.

Par ailleurs des indications d’hémorragie légère, avec pression ont été trouvées sur son cou. Là où le garde-frontière l’a maintenu, apparemment. Mais ceci n’a pu provoquer la mort.

Pourtant, dès le 10 décembre le nom et la photo du garde-frontière étaient publiés par des instances palestiniennes, comme ce fut le cas pour le site officiel de Ramallah City. Une incitation claire à une vengeance n’ayant pas lieu d’être. En aucun cas.

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Bien que la cause de la mort soit parfaitement claire, reste à savoir si les déclarations incendiaires des dirigeants palestiniens resteront sans effet…

Source : Des Infos.com, par Hélène Keller-Lind

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